Bon, OK, c'est bon, j'ai compris. L'entretien que j'ai pu avoir avec
les RH la semaine dernière, ne me laisse pas beaucoup d'espoirs. Ce que
je considère comme ma régularisation salariale de janvier (que
j'attends depuis mars 2006 pour mémoire) correspond pour eux à une
"méga augmentation exceptionnelle qui ne s'est jamais produite dans
touuuuuute l'histoire du groupe". Ce à quoi, je leur ai répondu que 18%
d'augmentation de pas grand chose, ca ne faisait pas grand chose et
certainement moins en net que les 4% d'augmentation de certains autres
dont les salaires sont déjà confortables. Elle n'a rien su répondre là,
la petite dame. A part un pitoyable "Dans le groupe, on ne paie pas
avant d'avoir vu. On paie après". Mouais. N'empêche, si on me donne des
responsabilités, c'est bien qu'on reconnait mes compétences, non ?.
Bref.
Toujours est-il que, si je comprends bien, malgré mes nouvelles
responsabilités, je ne peux pas espérer grand chose de plus. Rien de
plus que les 1, 2, 3 ou 4% maximum d'augmentation en janvier prochain,
comme pour tous les autres salariés. Et le pire, c'est que, comme rien
n'officialise ces nouvelles responsabilités (ni le salaire, ni la
fameuse assistante que j'étais censée avoir à Paris qui, si un poste
est bien ouvert en effet, ne sera "certainement pas" pas mon
assistante, dixit la dame des RH), cela veut dire qu'on risque fort
d'ici quelques mois, sous prétexte d'une énième réorganisation,
m'enlever ces responsabilités qui me tiennent à coeur (parce que malgré
tout, j'adore ce que je fais et j'ai bien essayé de lui faire
comprendre ça à la petite dame) pour les confier à la nouvelle qui
arrivera probablement d'ici quelques mois, que je vais former et qui
finira pas faire mon job. Bon, il est vrai que de toute façon, il y a
besoin d'une autre personne. Je ne peux pas tout faire puisque je
cumule quand même une double casquette locale et nationale. Mais tout
ce flou artistique laisse comme un malaise.
"Vous attendez quoi de cet entretien ?". Qu'on entende ma frustration,
qu'on la comprenne et qu'on clarifie la situation, le périmètre de mon
poste et de mes responsabilités".
Tout ça confirme ce sentiment que j'ai eu il y a un mois. Qui m'a
d'ailleurs étrangement poussé à arrêter la pilule. Parce que je ne vis
que si j'avance. Et si la voie professionnelle semble vouloir faire du
sur place, alors c'est qu'il est certainement temps de revoir mes
priorités.