Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Elle

"I am alone, falling free, trying my best not to forget"

Thèmes

Un Regard en Arrière ? ..

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Last Trip. | 08 décembre 2006

Et hier était presque une bonne journée. J'ai ri, j'ai attendu (in)lassablement la fin de 3h et demi de cours, j'ai mangé sans avoir véritablement faim, j'ai détaillé sans avoir pris la peine de m'observer, antérieurement, j'ai causé cinéma sans avoir vu les films cités et j'ai tenté de travailler, sans le faire, réellement.

Je n'ai pas la prétention d'être, plus que tout, juste celle de désirer, plus que les autres. Pour convoiter il est indispensable d'être, je suis donc conditionnée pour posséder. Par extension.

L'angoisse de lui adresser la parole est féroce et inéluctable. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été intimidée par la seule présence d'un inconnu qui semble, aux yeux de tous, transparent et nébuleux. Je me morfonds en attendant le jour où je ne serais plus tiraillée par l'appréhension.

Un jour de mai opaque, A. lui avait confié que la notion qui la représentait le mieux était celle du doute. Elle avait alors cru intéréssant d'utiliser cet adjectif au cours d'un entretien d'embauche durant lequel on lui posa une question -profondément idiote, parmi d'autres-  " Quels sont vos défauts ? ". Elle n'avait pas été embauchée.

Les deux jours suivants seront comme les autres. Je resterai assise, me coulant à l'intérieur d'un fauteuil inconfortable me remémorant des sujets qui n'ont que peu ou pas d'interêt. J'adulerai Marc-Edouard Nabe pour son aptitude à l'écriture et non seulement à la provocation. J'attendrai, quelque chose. Je regarderai les aiguilles tourner, perdrai mon temps, car, au fond, cela me plait. Je ressasserai des événements qui n'auront jamais eu lieu, je l'entendrai, visualiserai ses membres graciles par le bout des doigts.

J'observerai par la fenêtre des feuilles mortes, trouées par le temps.

Publié par LaRousse à 22:38:37 dans | Commentaires (0) |

Notes éparses ? | 06 décembre 2006

La seule pensée, actuelle, est celle de la raison pour laquelle j'avais effacé cet espace. Elle ne parait que trop claire, trop nette. Futile aussi. Raisons obscures qui m'avaient poussé à tout supprimer, d'un coup, un éclat lumineux. Comme à chaque fois, une poussé d'adrénaline furtive. Mai, avril peut-être. Là où tout se nouait, le commencement de quelque chose. Ou la fin d'un vide indéterminé. D'où l'arrêt de la rédaction de ces notes qui me tenaient tant à cœur. Et qui me tenaient aussi, tout court.
Aujourd'hui je ne sais plus grand chose. Cette phrase est absurde, car je ne me rends compte que trop tard que je n'ai jamais rien su. Si seulement. Comme souvent.
Il y a deux ans et quelques, ici même, je narrais ma peur, de l'avenir, des autres, ma peur d'être, d'être seule et le désir inexplicable de tenir les mains d'autrui, d'un double masculin, d'un corps fluide et profondément lasse. J'ai alors cru avoir décelé ce miroir vain, celui là même que l'on aimerait se tendre, et où l'on désirerai ardemment se retrouver, ailleurs.
Je me suis blotti dans ces cheveux sentant le shampooing bon marché, me suis protégé, de moi-même, toujours. Persuadée de la véracité de mes sentiments, y croire, trop. Les calculs savants, quelle date choisir, comment mais surtout pourquoi ? La peur de la solitude antérieure n'était que trop présente, elle était nouée aux cœur des entrailles, là où devait être niché l'amour que j'éprouvais pour lui. Ce n'était pas un autre que j'espérais tant, en lui-même, juste une présence domptable qui puisse déguiser l'angoisse.
Je ne sais pas pourquoi je narre tout cela, ici, je ne regrette pas le début, ni la fin, ni ma situation présente.
Juste d'observer que tout me rattache à ce blog, que je le veuille ou non. Tout me raccroche à une époque qui semble lointaine mais qui apparaît parallèlement si proche. C'est déconcertant. Je ne sais s'il faudrait m'en réjouir ou en pleurer, ce n'est pas la question. Du moins pas la bonne.
La peur de l'avenir est toujours là, ne pas savoir. Deux ans auparavant, je croyais que mon entrée à l'université serait idyllique, j'attendais, le jour où je pourrais avoir une liberté feinte. Un faux désir de pseudo-indépendance, celui que l'on désire tous, à l'aube de nos 17 ans. Je n'ai compris que trop tard que tout serait faussé, pire même. Je suis trop naïve, je le serai encore demain. Cela ne m'embête pas mais me dégoûte, seulement.
Je rêve d'autre chose, l'année prochaine, tiraillée entre l'idée que mon départ se réalise vraiment ou justement qu'il soit mutilé, que l'on m'arrache, ça. Voir l'ailleurs, savoir que tout est similaire là-bas et puis voir l'ici. Non, réellement. Je n'espère pas, j'aspire.

Publié par LaRousse à 22:23:39 dans | Commentaires (2) |

1|

Tous les derniers titres