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"I am alone, falling free, trying my best not to forget"

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Always where I need to be | 23 avril 2008

Ses mains foudroyaient mon visage baigné par les larmes, virevoltant au ralenti, je sentais mes cheveux s'échapper, la brûlure était exquise et je pouvais m'entendre lui souffler, tout en lui déchirant le cou, de me blesser, plus fort. La peau claquait, son mat, et il s'exécutait car, au fond, lui aussi trouvait une satisfaction grandiose à ce jeu dangereux. Et c'est le seul qui ait pu comprendre, réellement, la teneur de mes désirs, le seul qui n'ait pris peur devant mes explications déjà esquissées, des années auparavant, l'unique avec lequel je n'ai eu honte. Le seul qui ait intégré le fait que jouissance rimait avec violence, en acte, et qui ne s'obstine à caresser ma peau précautionneusement, à m'embrasser avec délicatesse. La férocité de ses gestes décuplait la volupté, ses doigts s'emmêlaient sèchement à mes cheveux et ma tête se balançait en arrière, cambrée. Son regard restait impénétrable et je ne sais ce qui régnait derrière ses yeux bruns. Il me fustigeait, toujours, la peau se tendait sous les coups, creant des sillons boursoufflés sous ses dents, maintenant mes mains, de sorte que je ne sois qu'abandonnée à lui-même, matière à délectation, dont il pouvait jouir avec ardeur. Et dans un ultime accord aigü, sa main s'écrasait sauvagement sur ma figure alors que ses lèvres prononçaient en un souffle que je lui appartenais, l'esprit tourbillonnait, et à cet instant, perdant tout contrôle, je n'aurais pu prononcer mon simple nom. Les corps étaient allongés, l'un à côté de l'autre, et seuls nos doigts se touchaient au moment de lui adresser la cigarette que nous partagions. Son autre main suivait une ligne invisible sur ma peau avant de m'enserrer, brusquement, et nous nous possédions l'un l'autre tandis que je me consumais pour lui, et qu'il formulait, sincèrement, qu'il brûlait pour moi.

Publié par LaRousse à 13:22:42 dans | Commentaires (0) |

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