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BLABLABLA

On essaie

Mes premières Lignes comme promis | 01 mai 2005

Mardi 23 Décembre. Gare Montparnasse, Train 2467 à destination de Jean-de-Luz partira voie 2 à 7h32. Le moment est enfin venu de me glisser dans le train. Je paye mon café, éteins ma cigarette et me dirige voie 2, comme la dame le demande. Les gares ont ceci de particulier qu'elles offrent un spectacle incroyable. Toutes ces personnes qui partent, pour aller où? Pourquoi? Pour rejoindre qui? La question qui ne manque pas de naître en mon esprit à chaque fois est de savoir si elles partent, ou si elles reviennent de l'endroit qu'elles ont quitté. A savoir quels sentiments ressentent-elles lorsqu'elles se trouvent comme moi prise dans ce flot humain veres les wagons, vers la destination choisie. La hall immense et ce mouvement perpetuel me donne à sentir la sensation exacerbée du départ. C'est l'angoisse qui monte, de trouver mon wagon, à temps, qu'ils ne partent pas sans moi, me laissant seule sur le quai. Sur le carreau. (...) En face de moi une femme assez grosse. Son visage rond lui donne la figure d'un personnage de dessin animé, sa peau est claire, envahie par des tâches de rousseur, des yeux vert foncé, sont visiblement fatigués, mais ils sont gais, alors je vois que cette fatigue dessinée là, autour de ses yeux, est celle d'une vie bien remplie, mais plus de joie que d'autre chose. Elle porte un chignon roux porté par de longues tiges qui se cognent aux manches de ses lunettes. C'est une vrai grand-mère qui fait des confitures et qui cache dans son armoire vieille d'un siècle une boite à bonbons.

Mais voilà deux jeunes personnes (...) un garçn, une fille, 17 ans tous les deux. Ils se regarent comme deux tourtereaux  qu'ils sont, et ça fait mal à mon coeur. Lui, contemple son visage comme s'il était la huitième merveille du monde, elle se laisse contempler avec délectation. Et ça fait mal à mon coeur. Je cherche dans mes souvenirs si une fois seulement j'ai pu sentir ce souffle léger que l'on sent sur son visage quand le regard que l'on choisit se pose enfin sur soi. En vain. Ainsi les histoires que l'on vit ne restent pas, quand elles ne comptent pas. C'est peut-être pour cela, me dis-je, que l'impression d'être vierge me colle à la peau, quand bien même des aventures sont passées dans ma vie. Ma vie de 23 ans.

(Extrait promis du premier livre de Camomille.)

Publié par camomille à 18:50:15 dans C'est pas bête les livres... | Commentaires (2) |

Je vis je meurs | 29 avril 2005

LOUISE LABE                              " JE VIS JE MEURS"

Je vis, je meurs; je brûle et me noie.
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure;
Tout en un coup , je sèche et je verdoie.

Ainsi l'amour inconstamment me mène.
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis quand je crois ma joie certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

Publié par camomille à 13:54:22 dans Poêmes.. c'est comme ça que ça s'appelle | Commentaires (2) |

Prétention.... | 19 avril 2005

Hé oui comme je vous aime bien et que vous me laissez des posts vraiment gentils et très réconfortant j'ai l'idée de glisser dans cette rubrique une pointe de prétention puisque je vais y mettre des extraits du livre que j'écris... Rubrique qui, à l'ordinaire, ne recevait que des extraits d'éminents écrivains.. mais enfin, il faut bien que la première personne qui me pense brillante soit d'abord moi !!!

Je tiens à préciser donc, en toute désinvolture que vous avez le privilège de lire ces PREMIERES lignes fraîches d'hier tard dans la nuit quand l'inspiration m'a prise.. en avant première..

" Il est des êtres qui respirent comme nous autres. Il inspire un air que nous connaissons bien pour l'inspirer aussi, mais il expire et donne à ce moment précis une toute autre dimension que nous ne pourrions jmais espérer de donner un jour à ce souffle.
Le moindre de ses mouvements, ses regards, Le moindre rayonnement de sa vie ou  bien au contraire le moindre déchaînement de vie, rend là aussi une dimension tout à fait extraordinaire.
Il est maître d'un monde dans lequel lui seul peut exister.
Celui de la très haute vérité, celui de la pureté, celui de l'absolu."

Publié par camomille à 20:23:37 dans C'est pas bête les livres... | Commentaires (5) |

Crispation | 06 avril 2005

C'est les poings qui se serrent et le coup qui se tort
C'est les muscles crispés et le coeur abusé

C'est la peur d'avancer encore encore les yeux fermés
Sensation du précipice et moi ... tout cru mangée

Pitié pitié peur de me tromper ... ma seule vie
Peur de solitude ... assez assez ... cela suffit

Apprivoisez moi, aimez moi, ne m'laissez pas..

Publié par camomille à 12:04:38 dans Poêmes.. c'est comme ça que ça s'appelle | Commentaires (5) |

adresse blog ... ??? | 05 avril 2005

Quelle forme peut avoir mon adresse de blog si je veux la personnaliser ???
Amis bloggueurs.. je suis toute ouïe..

Publié par camomille à 10:16:58 dans contre-temps en tout genre | Commentaires (1) |

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