"Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tarad seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens."
Extrait de Risibles Amours de Milan KUNDERA
Publié par camomille à 14:30:40 dans C'est pas bête les livres... | Commentaires (7) | Permaliens
rentrée de vacances.. toute bronzée... et ce qui devait arriver arriva... je fais un mauvais mouvement sur le quai de la gare et le clash.. (je connais ça déjà) puis 3h10 de train dont les secousses aussi minimes soient-elles cognent mes disques du bas de dos.. aïe aïe... je suis bloquée, pliée en deux penchée légèrement vers la gauche... super.. de la chance comme on dit..
je suis toute seule chez moi comme une conne, y a bien amik bien gentille qui vient me voir quelques heures mais le reste du temps je suis toute toute seule comme une pôve camomille.. :-(
Publié par camomille à 20:18:14 dans contre-temps en tout genre | Commentaires (4) | Permaliens
En Egypte, sur l'île de Pharaos, face à la ville d'Alexandrie.
Il fut commencé sous Ptolémée II Philadelphe et terminé par Sostrate de Cnide. Il fut peut-être détruit par un séisme vers le XIV s.
Publié par camomille à 21:03:26 dans UN PEU DE CULTUUUUUUUURE (ça fait bien dans les diners..!) | Commentaires (2) | Permaliens
Mardi 23 Décembre. Gare Montparnasse, Train 2467 à destination de Jean-de-Luz partira voie 2 à 7h32. Le moment est enfin venu de me glisser dans le train. Je paye mon café, éteins ma cigarette et me dirige voie 2, comme la dame le demande. Les gares ont ceci de particulier qu'elles offrent un spectacle incroyable. Toutes ces personnes qui partent, pour aller où? Pourquoi? Pour rejoindre qui? La question qui ne manque pas de naître en mon esprit à chaque fois est de savoir si elles partent, ou si elles reviennent de l'endroit qu'elles ont quitté. A savoir quels sentiments ressentent-elles lorsqu'elles se trouvent comme moi prise dans ce flot humain veres les wagons, vers la destination choisie. La hall immense et ce mouvement perpetuel me donne à sentir la sensation exacerbée du départ. C'est l'angoisse qui monte, de trouver mon wagon, à temps, qu'ils ne partent pas sans moi, me laissant seule sur le quai. Sur le carreau. (...) En face de moi une femme assez grosse. Son visage rond lui donne la figure d'un personnage de dessin animé, sa peau est claire, envahie par des tâches de rousseur, des yeux vert foncé, sont visiblement fatigués, mais ils sont gais, alors je vois que cette fatigue dessinée là, autour de ses yeux, est celle d'une vie bien remplie, mais plus de joie que d'autre chose. Elle porte un chignon roux porté par de longues tiges qui se cognent aux manches de ses lunettes. C'est une vrai grand-mère qui fait des confitures et qui cache dans son armoire vieille d'un siècle une boite à bonbons.
Mais voilà deux jeunes personnes (...) un garçn, une fille, 17 ans tous les deux. Ils se regarent comme deux tourtereaux qu'ils sont, et ça fait mal à mon coeur. Lui, contemple son visage comme s'il était la huitième merveille du monde, elle se laisse contempler avec délectation. Et ça fait mal à mon coeur. Je cherche dans mes souvenirs si une fois seulement j'ai pu sentir ce souffle léger que l'on sent sur son visage quand le regard que l'on choisit se pose enfin sur soi. En vain. Ainsi les histoires que l'on vit ne restent pas, quand elles ne comptent pas. C'est peut-être pour cela, me dis-je, que l'impression d'être vierge me colle à la peau, quand bien même des aventures sont passées dans ma vie. Ma vie de 23 ans.
(Extrait promis du premier livre de Camomille.)
Publié par camomille à 18:50:15 dans C'est pas bête les livres... | Commentaires (2) | Permaliens
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" Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne. "
A. Pope
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