LOUISE LABE " JE VIS JE MEURS"
Je vis, je meurs; je brûle et me noie.
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure;
Tout en un coup , je sèche et je verdoie.
Ainsi l'amour inconstamment me mène.
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis quand je crois ma joie certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Publié par camomille à 13:54:22 dans Poêmes.. c'est comme ça que ça s'appelle | Commentaires (2) | Permaliens
Hé oui comme je vous aime bien et que vous me laissez des posts vraiment gentils et très réconfortant j'ai l'idée de glisser dans cette rubrique une pointe de prétention puisque je vais y mettre des extraits du livre que j'écris... Rubrique qui, à l'ordinaire, ne recevait que des extraits d'éminents écrivains.. mais enfin, il faut bien que la première personne qui me pense brillante soit d'abord moi !!!
Je tiens à préciser donc, en toute désinvolture que vous avez le privilège de lire ces PREMIERES lignes fraîches d'hier tard dans la nuit quand l'inspiration m'a prise.. en avant première..
" Il est des êtres qui respirent comme nous autres. Il inspire un air que nous connaissons bien pour l'inspirer aussi, mais il expire et donne à ce moment précis une toute autre dimension que nous ne pourrions jmais espérer de donner un jour à ce souffle.
Le moindre de ses mouvements, ses regards, Le moindre rayonnement de sa vie ou bien au contraire le moindre déchaînement de vie, rend là aussi une dimension tout à fait extraordinaire.
Il est maître d'un monde dans lequel lui seul peut exister.
Celui de la très haute vérité, celui de la pureté, celui de l'absolu."
Publié par camomille à 20:23:37 dans C'est pas bête les livres... | Commentaires (5) | Permaliens
C'est les poings qui se serrent et le coup qui se tort
C'est les muscles crispés et le coeur abusé
C'est la peur d'avancer encore encore les yeux fermés
Sensation du précipice et moi ... tout cru mangée
Pitié pitié peur de me tromper ... ma seule vie
Peur de solitude ... assez assez ... cela suffit
Apprivoisez moi, aimez moi, ne m'laissez pas..
Publié par camomille à 12:04:38 dans Poêmes.. c'est comme ça que ça s'appelle | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par camomille à 10:16:58 dans contre-temps en tout genre | Commentaires (1) | Permaliens
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" Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne. "
A. Pope
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