| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 |
En prélude à Espagne-France (1-3), mardi 27 juin, quelques heures avant que les organisateurs de la 18eAndres Herren, le porte-parole de la FIFA, a assuré mercredi que la Fédération
internationale n'avait pas été alertée d'un tel incident. Il a indiqué
que l'organisation demanderait une enquête si une plainte était déposée
par la délégation française.
La veille, sur la Plaza Colon, à Madrid, où le match Espagne-France était projeté sur un écran géant,
des cris semblables avaient été entendus (Le Monde du 29 juin).
Quelques mois plus tôt, Samuel Eto'o, l'attaquant camerounais du FC
Barcelone, avait menacé de quitter un match à Saragosse après avoir
subi des insultes racistes de la part des supporteurs adverses.
Ces faits répétés ne concernent cependant pas que l'Espagne : des incidents
à caractère raciste ont également été relevés ces dernières années en
Italie, en France et ailleurs en Europe. Aussi la FIFA a-t-elle dû
s'intéresser au problème. Dans les jours précédant l'ouverture du
Mondial 2006, le congrès de l'institution qui dirige le football
mondial avait voté un texte visant à sanctionner, ou, dans les cas
extrêmes, à exclure des équipes des compétitions nationales ou
internationales pour punir des actes racistes.
"La première responsabilité revient aux fédérations nationales, a indiqué M. Blatter, et
si elles ne réagissent pas conformément à ce que nous attendons
d'elles, alors le comité exécutif de la FIFA devra intervenir. La
suspension d'une fédération est la sanction définitive à notre
disposition."
En octobre 2004, Luis Aragones, l'entraîneur de
l'équipe nationale d'Espagne, avait utilisé des mots insultants à
l'égard de Thierry Henry ("ce Noir de merde") pour tenter de
motiver l'un de ses joueurs. Enregistré par le micro d'une chaîne de
télévision, le technicien avait écopé d'une simple amende de 3 000
euros, infligée par la Fédération espagnole.
3000 euros, l'équivalent d'une journée de salaire... Voilà le tarif
infligé à Aragones, trois mois après avoir endossé le maillot de
sélectionneur national en juillet 2004. Motif: avoir soufflé à
l'oreille du cheval léger José Antonio Reyes, coéquipier de Thierry
Henry à Arsenal: "Tu vas lui montrer, à ce Noir de merde, qui est le plus fort...". "Je dois bien les motiver", "justifait" Aragones.
3000 euros: "Ils s'en foutent", disait alors le Gunner. Depuis samedi, Henry assure que "l'affaire est close depuis un bail".
Vraiment? Les peaux de bananes lancées sur les stades, les cris de
singe des tribunes (on en parlait il y a peu avec notre correspondant),
les attaques verbales, le racisme prend racine sur les prés...
3000 euros, et puis quoi? Avant: Face à l'Ajax, Jesús Gil, ex président del 'Atletico de Madrid lança: "Ils ont plus de Noirs que dans tout le Congo. D'où
viennent autant de Noirs? Y a-t-il une usine qui en fabrique?". Avant? Ramon Mendoza, ex président du Real Madrid, sur le recrutement jugé manqué de Cafú, et
de celui, réussi, de Victor: "Je voulais un café et on m'a servi un café au lait"...
3000 euros, et plus rien? En novembre 2004, toujours en match amical à Madrid, Ashley Cole et Shaun Wright-Phillips se sont vu pourrir d'injures racistes. La fédé espagnole a écopé de 44750 livres d'amendes.
Publié par thefoxazel à 10:07:25 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (1) | Permaliens
e général Thomas-Alexandre Dumas, père de l'écrivain, a-t-il "écrasé la Savoie sous le poids de l'armée des Alpes" ? L'histoire remonte à 1794. Mais pour la Ligue savoisienne, mouvement indépendantiste créé en 1996, les faits méritent encore d'être défendus.L'occasion lui en est donnée avec trois jours de manifestations autour du bicentenaire de la mort du général, les 22, 23 et 24 juin, le point d'orgue étant le dévoilement d'une plaque, samedi, au col du Petit Saint-Bernard, en Haute-Tarentaise, à la frontière de la Savoie et du Val d'Aoste italien, en présence de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture.
| |
"C'est une honte, une infamie !, lit-on dans la publication Le Savoisien, sortie le 8 juin. C'est à ne pas savoir si Gaymard est devenu fou ou s'il a perdu toute dignité. Dumas commandait l'armée française des Alpes en 1794. Son armée fit régner la terreur avec arrestations, confiscations, déportations (...), elle combattait sauvagement l'armée régulière de Savoie qui, repliée sur les cols, tentait légitimement de chasser l'envahisseur français, mais nullement d'envahir la France. M. Gaymard doit renoncer à célébrer en Savoie le chef d'une armée d'occupation."
LA DYNASTIE DES ALEXANDRE
"Il n'est pas question de céder à l'intimidation, annonce d'emblée M. Gaymard, il s'agit d'honorer un grand homme." La figure du général Dumas (1762-1806) a bien failli être oubliée en cette année de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Fils de Marie-Cessette Dumas, une esclave de Saint-Domingue (aujourd'hui République d'Haïti) et d'un riche planteur, le marquis Davy de La Pailleterie, il est envoyé en France par son père et s'engage dans les dragons de la reine où sa prestance et sa taille herculéenne sont remarquées.
Après la Révolution, il prend vite du galon et combat brillamment, notamment en Italie, au Tyrol et en Egypte. Mais le général républicain se brouille avec Bonaparte, qui le prive d'un poste important. Il achève sa vie, malade, à Villers-Cotterêts (Aisne), où il meurt, à 44 ans (après le rétablissement de l'esclavage par Napoléon) sans ressources, laissant un jeune enfant, lui aussi prénommé Alexandre, le futur père des Trois Mousquetaires. Ce dernier engendrera à son tour un troisième Alexandre, l'auteur de La Dame aux camélias.
Après Villers-Cotterêts, qui lui consacre une exposition, c'est donc au tour de la Savoie de redécouvrir celui qui inspira nombre de personnages romanesques à son illustre fils. Les débats organisés par la Facim en présence d'historiens et de spécialistes de Dumas, dont l'écrivain Claude Ribbe (auteur du livre polémique Le Crime de Napoléon, éd. Privé), ne manqueront pas d'aborder cette période troublée de l'histoire savoyarde, plusieurs fois occupée par la France et deux fois annexée : entre 1792 et 1814, puis, définitivement, après un plébiscite, en 1860.
Sous l'oeil courroucé des "patriotes savoisiens".
Publié par thefoxazel à 12:17:23 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (1) | Permaliens
Alors que nous allons commémorer le 10 mai 2006 la première journée de commémoration de l'esclave, crime contre l'humanité depuis la loi Taubira de 2001, rappelons quel homme sanguinaire fut Napoléon Bonaparte et le rôle actif qu'il joua dans le rétablissement de la traite négrière et la maltraitance des esclaves.
Napoléon passe pour l'un des plus terribles tyrans de l'histoire. Ce point de vue a été émis par l'historien français Claude Ribbe pour qui Napoléon a été l'un des inspirateurs de Hitler: "Mes yeux se sont ouverts, plus jamais je ne m'inclinerai devant sa mémoire. Une sorte d'autocensure existe en France en ce qui concerne cet homme. Il a contribué au rayonnement de toutes les théories racistes et pseudo-scientifiques du XIXe siècle, qui ensuite ont été reprises par les nazis".
L'ouvrage intitulé "Le Crime de Napoléon" recèle des souvenirs de ses officiers, décrivant les méthodes utilisées par l'empereur pour écraser les révoltes d'esclaves à Haïti et à la Guadeloupe, des îles des Caraïbes qui appartenaient alors à la France. Sa stratégie maîtresse était "d'exterminer tout Noir insulaire âgé de plus de 12 ans" et de les remplacer par des esclaves africains dociles. Les insurgés ont été tués tandis que des milliers d'innocents étaient fusillés, noyés, dévorés par des chiens ou asphyxiés dans les cales de navires.
Pour ces atrocités Bonaparte fut exilé dans l'île de Sainte-Hélène où il mourut le 5 mai 1821 à l'âge de 52 ans
Publié par thefoxazel à 04:08:03 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (0) | Permaliens
On voudrait réduire les
émeutes des banlieues à leur dimension sociale, y voir une révolte de jeunes
contre la discrimination et le chômage. Le problème est que la plupart sont
noirs ou arabes, avec une identité musulmane. En France, il y a d'autres émigrants
en situation difficile. Ils ne participent pas aux émeutes. Il est clair que
nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux." Tel est le point de vue du philosophe Alain
Finkielkraut, qu'il développe dans une longue interview au quotidien israélien Haaretz
du 18 novembre.
Le journal le présente comme "une voix très
déviante, d'abord parce que ces propos ne sortent pas de la bouche de
Jean-Marie Le Pen". La crise des cités est-elle une réaction au
racisme dont sont victimes les Arabes et les Noirs ?, lui demande le quotidien.
"Je ne le pense pas, répond le philosophe. (...) On nous dit que
l'équipe de France est admirée parce qu'elle est black-blanc-beur. (...)
En fait, aujourd'hui, elle est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l'Europe."
Voir dans les émeutes "une réponse au racisme français, c'est être
aveugle à une haine plus large : celle de l'Occident" qui anime, selon
lui, les jeunes banlieusards.
"On a peur du langage de vérité. Pour des raisons nobles, on préfère
dire "jeunes" que "noirs" ou "arabes",
dit-il. "Je n'ai pas parlé d'intifada des banlieues. J'ai pourtant
découvert qu'eux aussi envoient en première ligne les plus jeunes. Vous, en
Israël, connaissez cela : on envoie les jeunes devant parce qu'on ne peut pas
les mettre en prison.(...) Il s'agit d'un pogrom antirépublicain : il y a en
France des gens qui haïssent la République."
Pour quelle raison ? "Eux et ceux qui les justifient disent que cela
provient de la fracture coloniale", répond M. Finkielkraut. "Le
principal porte-parole de cette théologie, c'est Dieudonné, qui est le vrai
patron de l'antisémitisme, et non le Front national. Mais au lieu de combattre
son discours, on fait précisément ce qu'il demande : on change l'enseignement
de l'histoire coloniale et de l'esclavage. Désormais, on enseigne qu'ils furent
uniquement négatifs, et non que le projet colonial entendait éduquer et amener
la culture aux sauvages." Rappelant que son père fut déporté de France
à Auschwitz, il ajoute : " Qu'a fait ce pays aux Africains ? Que du
bien. A mon père, il a fait subir cinq ans d'enfer. Pourtant, je n'ai jamais
été éduqué dans la haine. Or celle des Noirs (contre la France) est pire
encore que celle des Arabes."Les journalistes notent que beaucoup
d'enfants d'immigrés ne se sentent pas respectés comme français. Réponse : "Ils
disent : "Je ne suis pas français, je vis en France et en plus ma
situation économique est difficile." Mais personne ne les retient
ici de force." Quant aux motivations des jeunes des cités, elles n'ont
aucun lien avec l'emploi, selon lui. Que veulent-ils ? "C'est simple :
l'argent, les marques et, parfois, les filles." Certes, reconnaît-il, "il
existe des Français racistes, qui n'aiment pas les Arabes et les Noirs".
"Ils les aimeront encore moins en prenant conscience de combien ceux-ci
les haïssent (...) Imaginons que vous gérez un restaurant. Un jeune vous
demande un emploi. Il a l'accent des banlieues. C'est simple : vous ne
l'engagerez pas, c'est impossible." Voilà, se désole-t-il, "des
propos de bon sens", mais, dans la France actuelle, "on leur
préfère le mythe du "racisme français"". Et de conclure : "L'antiracisme
sera au XXIe siècle ce que fut le communisme au XXe."
Publié par thefoxazel à 14:54:45 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par thefoxazel à 22:08:31 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (2) | Permaliens