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Pandemonium Inc.

ou la fin programmée de la démocratie

Les crânes de cristal | 31 janvier 2005

 

Les crânes de cristal


Crâne de Mitchell-Hedges vue de face Crâne de Mitchell-Hedges vue de profil


En 1924, Anna Le Guillon Mitchell-Hedges a 17 ans lorsque avec son père adoptif, l'explorateur anglais Frederick Albert Mitchell-Hedges, ils découvrent un crâne en cristal de roche dans les ruines d'un temple de la cité Maya "des pierres tombées" à Lubaantùn, au Belize. (  1 )

En dehors de l'absence des sutures crâniennes, c'est une reproduction quasi parfaite d'un crâne humain féminin. (  2 )
Il pèse 5 kg . Il est composé de deux morceaux, la mâchoire inférieure s'ajustant exactement à la partie supérieure.

Mâchoire

Les propriétés optiques du crâne sont étonnantes :

  • éclairé par le dessous, la lumière jaillit par les orbites.
  • Frappé à l'arrière par les rayons du soleil, un faisceau lumineux intense ( susceptible de mettre le feu ) jaillit des orbites, du nez et de la bouche.
Certaine de son authenticité, Anna accepte de confier le crâne à une équipe de scientifiques spécialisés dans la cristallographie de la société Hewlet-Packard.
Après 6 mois de tests, les conclusions tombent :
  • Il est constitué d'un quartz naturel extrêmement pur, du dioxyde de silicium "piézo-électrique" anisotrope(  3 ).
  • Les deux morceaux sont taillés dans le même bloc de cristal de roche.( 4 )
  • Aucune trace d'instrument, ni marque microscopique quelconque.5 )
  • Sans trace d'usinage, il est impossible de dater sa fabrication ( le cristal ne vieillit pas ).
  • Avec une technologie moderne au diamant il faudrait un an de travail pour obtenir l'aspect extérieur ( avec des traces d'usinage, ce que ce crâne n'a pas ! ), quant aux effets prismatiques, leur reproductibilité est encore plus difficile.
    La fabrication manuelle aurait requis 300 années de labeur continu !

Un chercheur de l'équipe aurait déclaré :
Ce sacré truc ne devrait même pas exister ! "

Il existe d'autres crânes de cristal, dont la découverte ou l'acquisition ne sont également jamais clairement établies.

Nick Nocerino, propriétaire d'un crâne de cristal baptisé "Sha-Na-Ra" a fondé un institut de recherche parapsychologique afin d'étudier leurs propriétés "psy".

Jo Ann Parks est détentrice de "Max" et Norma Redo est la propriétaire du crâne à la croix reliquaire.

En 1996, tous les trois ont accepté de prêter leur crâne au British Muséum à fin d'expertise.

Cinq crânes ont été étudiés, les trois précédemment cités, ainsi que celui du British Muséum et celui du Smithonian Institute.

Un gobelet de cristal daté d'au moins 500 ans av. J.C., et un crâne moderne fabriqué en 1993 en Allemagne par Hans-Jürgen Henn ont servi de témoins.

Le crâne du British Muséum et celui du Smithonian Institute portent des traces d'usinage.

Quant au crâne à la croix reliquaire, les dents ont été retouchées ainsi qu'évidemment le trou que les espagnols ont percé pour y introduire la croix.

Et... silence ! Pour "Max" et "Sha-Na-Ra" : "No Comment" !!!

Depuis, les autorités du British Muséum refusent obstinément non seulement de livrer leurs conclusions mais également de dire pourquoi !!!

Nous avons là un nouvel exemple de la démission des scientifiques devant un objet impossible.

Une légende Maya est attachée à ces crânes de cristal : lorsque les treize crânes seront réunis, ils révèleront le secret de la vie.
Selon leur tradition, ces crânes leur ont été transmis par les Atlantes qui les tenaient des Initiateurs venus du ciel !!!

  • Ces crânes seraient-ils les ancêtres des boules de cristal ?
  • Une espèce de support d'information, venu du fond des âges, pouvant se mettre en résonance avec le cerveau humain ?
  • Un briquet sophistiqué ?
  • Ou bien un simple objet décoratif pour honorer les ancêtres ?...

Publié par thefoxazel à 14:43:41 dans Le calendrier Aztèque/Maya | Commentaires (3) |

Les Bolas Grandes ou Stone Balls du Costa Rica | 31 janvier 2005

Les mystérieuses sphères du Costa Rica

Dans les années 30, la « United Fruit Company » défriche de grandes étendues de terre, dans le delta du Diquis sur la côte pacifique du Costa Rica. A cette occasion, de nombreuses sphères de granite parfaitement sphériques et apparemment artificielles furent découvertes.

De cette curiosité archéologique, il n’en fallait pas moins pour voir la preuve de l’intervention de races créatrices extraterrestres ou du monde d’Atlantide.

Les véritables connaissances archéologiques de ce phénomène permettent d’avoir un éclairage légèrement différent quant aux mystérieuses sphères précolombiennes du Costa Rica.

George Erickson, coauteur de « Atlantis in America : Navigators of the Ancient World » (1) présente les sphères en pierre du Costa Rica comme un grand mystère inexplicable : […] certaines mesurent 3m de diamètre et pèsent 30 tonnes. Beaucoup sont des sphères presque parfaites, et se sont avérées à moins de 2 millimètres d’une perfection sphérique absolue - un exploit technologique impossible jusqu'à l'invention du laser.

Trois grandes sphères sont alignées en direction de l'île de Pâques - qui a sa propre collection de pierres sculptées - ce qui indique à l'évidence que ces objets sont de vieilles reliques, façonnées il y a plus de 12.000 ans, d'une culture antique, techniquement avancée, peut-être l’Atlantide…

Il existe de par le Monde, un nombre étonnant de faits anciens, qui dans l'état actuel des connaissances, ne s'expliquent pas, comme par exemple, les murs cyclopéens de Bimini, découverts en 1969 dans les Bahamas, les fabuleuses cartes du monde de Piri Reis de 1513 et 1528, découvertes lors d'un inventaire le 9 novembre 1929 au musée de Topkapi à Istambul en Turquie, les surprenants tracés de la plaine de Nazca dans les Andes péruviennes, dont certains font près de 15 km de long. Mais les boules parfaites de granit d'une moyenne de 12 tonnes, découvertes dans les forêts du Costa Rica, représentent aussi jusqu'à, nouvel ordre, une fantastique énigme dont la science officielle aura bien du mal à trouver la solution.

De par le monde, on découvre souvent disséminés au hasard et plutôt dans des régions inhospitalières des objets de formes géométriques parfaites comme des oeufs, des cercles ou des sphères. On en a, par exemple, découvert des sphères aux USA dans le Tennessee, l'Arizona , la Californie et l' Ohio et le professeur Marcel Homet archéologue et auteur du livre " Les fils du soleil " a découvert en 1940 dans la partie supérieure du Rio Branco au nord de l'Amazonie, un gigantesque œuf de pierre de 100 m de long et 30 m de haut , couvert de symboles solaires et qui n'est pas, a dit cet archéologue, un "caprice de la nature", mais qui a nécessité un travail de sculpture s' étendant sur des dizaines d'années et exécuté par un nombre incalculable d'artistes. Mais la véritable sensation archéologique, qui nous interpelle maintenant, nous dit le célèbre l'explorateur suisse Erich von DÄNIKEN dans son remarquable ouvrage "Retour aux étoiles" publié chez R. Laffont en 1971 ou plus récemment chez J'ai Lu (numéro A 322) , attend toujours d'être déchiffrée, dans le petit État du Costa Rica, en Amérique Centrale.

En effet au milieu de la jungle, sur de hautes montagnes, dans les deltas des fleuves et sur des collines, on découvre dispersées çà et là, des centaines de boules artificielles de granit ou de lave. Leur diamètre va de quelques centimètres à près de 3 mètres. Actuellement la boule la plus lourde qu'on ait déterrée parait-il (nous aimerions bien en voir une photo) pèse environ 30 tonnes.

De par le monde, on découvre souvent disséminés au hasard et plutôt dans des régions inhospitalières des objets de formes géométriques parfaites comme des oeufs, des cercles ou des sphères. On en a, par exemple, découvert des sphères aux USA dans le Tennessee, l'Arizona , la Californie et l' Ohio et le professeur Marcel Homet archéologue et auteur du livre " Les fils du soleil " a découvert en 1940 dans la partie supérieure du Rio Branco au nord de l'Amazonie, un gigantesque œuf de pierre de 100 m de long et 30 m de haut , couvert de symboles solaires et qui n'est pas, a dit cet archéologue, un "caprice de la nature", mais qui a nécessité un travail de sculpture s' étendant sur des dizaines d'années et exécuté par un nombre incalculable d'artistes. Mais la véritable sensation archéologique, qui nous interpelle maintenant, nous dit le célèbre l'explorateur suisse Erich von DÄNIKEN dans son remarquable ouvrage "Retour aux étoiles" publié chez R. Laffont en 1971 ou plus récemment chez J'ai Lu (numéro A 322) , attend toujours d'être déchiffrée, dans le petit État du Costa Rica, en Amérique Centrale.

Publié par thefoxazel à 14:12:34 dans Pandemonium Inc. | Commentaires (0) |

Le temple de Jupiter à Baalbek | 31 janvier 2005

 

Il y a 2000 ans, le temple de Jupiter, de 88 mètres par 48, fut érigé sur un podium de 13 mètres qui s'élèvait à 7 mètres au-dessus de la grande cour. Ces six colonnes hautes de 22 mètres sont tout ce qui en reste aujourd'hui.

La première rangée de cette plateforme contient quelques-uns des plus gros blocs de pierre jamais transportés au monde. Chacun des trois premiers blocs sur cette photo a un poids estimé à 800 tonnes. Ils proviennent d'une carrière locale où se trouve encore le plus gros bloc de pierre jamais taillé mesurant 21,5 x 4,8 x 4,2 mètres et pesant environ 1 000 tonnes. 

Seules six colonnes sont restées debout, les tremblements de terre et les destructions humaines, ayant bouleversé le site. On peut ainsi observer au sol la qualité sculpturale de ces ouvrages. En avant du temple, une immense cour de 135 m de long sur 113 de large, (au-dessus de souterrains) domine à 7 m de hauteur au dessus des environs ; deux grandes vasques rectangulaires faisaient office d'étang sacré ; tout autour de la cour, un péristyle richement ouvragé abritait des bancs de pierre face à des corniches sculptées. Plus à l'Est, une autre cour plus petite, hexagonale, au porche monumental de 60 mètres. En avant de cette cour, un propylée avec 12 colonnes, auquel on accède par un escalier monumental.

Le second temple, faussement dit "de Bacchus" était sans doute consacré à Vénus, la déesse de l’Amour (Aphrodite, Astarté). Légèrement plus petit que celui de Jupiter (70 m de long sur 35 de large) est bien mieux conservé. Il est entouré d'un péristyle de 48 colonnes de 20 m de haut portant un entablement à frise de lions, taureaux, acanthes, richement sculptés.
La porte d'entrée monumentale, 13 m de haut sur 7,5 de large, est finement ouvragée ; la nef aux colonnes cannelées engagées dans le mur ; la cella, le chœur, 27 m de long sur 22 de large ; l'adyton ou autel de la divinité, surélevé, en font un remarquable témoin archéologique de l’art religieux antique.

Le troisième temple, plus petit, dit aujourd'hui "de Vénus" plus à l'Est est une merveille de goût et de finesse, une porte de 6 m de haut sur 3 de large, précédée d'un portique à double colonnade ; un chœur admirablement sculpté de guirlandes …

On a perdu le savoir nécessaire à la construction de tels édifices !

"Finalement, voici l'intérieur du temple de Bacchus où les Romains et leurs sujets tenaient l'équivalent de ce que nous appelons maintenant "des rave Party's".

"Il est important de ne pas oublier que les distinctions entre le Liban, la Syrie, l'Irak et la Palestine n'ont été crées qu'au siecle dernier par des puissances coloniales étrangères.

Tous ces peuples partagent entre eux une bien plus ancienne culture et d'histoire. En dépit de leurs différences superficielles, les Libanais, les Syriens et les Iraquiens savent bien que les Palestiniens sont leurs cousins..."

Pour en savoir plus :

Entre les deux chaînes de montagnes du Liban et de l'Anti-Liban, orientées nord-sud et parallèles à la côte orientale de la Méditérranée, s'est creusée une haute vallé d'effondrement, riche et fertile : la Békaa, devenue passage immémorial des caravanes nord-sud du Croissant fertile. Et en son centre géodésique le plus élevé, à 1200 m. d'altitude, lieu de partage des eaux de deux fleuves : le Nahr el Assi ou Oronte qui coule vers le nord et le Léontès ou Litani vers le sud, s'est constituée, autour d'une énorme source vauclusienne ; Ras el Aïn, une ville aux jardins prospères et abondamment arrosés, centre plurimillénaire de relais et d'échanges caravaniers, que son site particulièrement ensoleillé, a fait appeler Héliopolis (Hélios = soleil; polis = ville) au temps des grecs et que les habitants de la vallée appelaient, eux, Baalbek ("au Dieu de la Vallée")

Ses peuples anciens, ici les Cananéens, étaient très religieux : cf. le prophète Malakiyah 1/10-14. Des temples avaient été édifiés là au Dieu El, appelé par la suite : Baal, c'est à dire : "le Maître" de la Terre et des Cieux (ef. Genèse 14/18-20). Lorsque les Grecs (Alexandre en 332 av. J.C.), puis les Romains (Pompée en 66 av. J.C.), eurent conquis "tout l'Orient" (le Mashrek), ils firent élever en ces lieux, au long des 1er, 2ème et 3ème siècle après J.C., un ensemble religieux grandiose, le plus grand de toute la Méditérranée, aux dieux de la triade sémitique : le Dieu El (devenu Baal, puis Jupiter), sa parèdre Ishtar ou Atargatis (devenue Vénus) et leur "enfant" Adoun (adonis en grec, devenu Mercure chez les Romains).

Le temple le plus impressionnant, celui de Jupiter, 88 m de long sur 48 de large, était juché sur un immense soubassement de pierres et de terre à 13 m au dessus des sols ambiants et ceinturé d'un mur cyclopéen gigantesque de blocs de pierre de 10 m de long sur 4 et 5 d'équarrement. La cella ou choeur adossée à un trilithon, de trois énormes pierres barlongues de 20 m de long sur 4 et 5 d'équarrement (chacune environ 750 tonnes). Une quatrième, taillée de même, 20 m sur 4 et 5, se voit restée dans la carrière originelle. Le péristyle autour de la nef était de 54 colonnes dont 10 frontales, de 20 m de haut et 2.2 m de diamètre, en trois tambours ; elles portaient un entablement de 5 m de haut, corniche et frise de lions, de taureaux, d'acanthes, et modillons de perles (raisins) et d'oves (olives). Sauf 6 colonnes restées debout, les tremblements de terre et les destructions intéressées, ont tout renversé pêle-mêle, laissant voir le luxe sculptural inouï dont ces artistes religieux ou fins politiques avaient paré cet ouvrage.

En avant du temple, une immense cour de 135 m de long sur 113 de large, au-dessus de souterrains la portant à 7 m de hauteur au dessus des sols ambiants ; deux grandes vasques rectangulaires faisaient état d'étang sacré ; tout autour de la cour, un péristyle richement ouvragé abritait des exèdres ou bancs de pierre face à des corniches sculptés. Précédant cette cour, plus à l'Est, une autre cour plus petite, hexagonale, manière de porche monumental, 60 m d'axe! Egalement entourée d'un portique et d'exèdres. Et en avant de cette cour, une galerie = les propylées, de 12 colonnes, auxquelles on accéde de par un escalier monumental.

Le second temple, dit aujourd'hui "de Bacchus" à cause des sculptures à motifs bachiques par endroits, était plutôt celui de la parèdre de Baal, la Baalate, Ischtar ou Atargatis. Il est très bien conservé et fait l'admiration des connaisseurs et des touristes: 70 m de long sur 35 de large, entouré d'un péristyle de 48 colonnes de 20 m de haut portant un entablement à frise de lions, taureaux, acanthes, richement sculptés.
La porte d'entrée monumentale, 13 m de haut sur 7,5 de large, finement ouvragé ; la nef aux colonnes cannelées engagées dans le mur ; la cella, le choeur, 27 m de long sur 22 de large ; l'adyton ou autel de la divinité, surélevé, en font un monument religieux de premier ordre.

Le troisième temple, plus petit, dit aujourd'hui "de Vénus" plus à l'Est est une merveille de goût et de finesse, une porte de 6 m de haut sur 3 de large, précédée d'un portique à double colonnade ; un cella ou choeur admirablement sculpté de guirlandes …

Cet ensemble grandiose de temples offre chaque année le cadre de festivals sans rivaux dans tout le Moyen Orient : théâtre, musique, folklore, … son et lumière, qui en font un haut lieu de mémoire, de culture et d'émotions de haute valeur.

Publié par thefoxazel à 12:12:20 dans Pandemonium Inc. | Commentaires (0) |

Le cosmonaute de Palenque | 31 janvier 2005


    Palenque est une remarquable cité maya de l'État de Chiapas au Yucatan (Mexique). Elle abrite les vestiges d'une civilisation qui atteignit son épanouissement entre 600 et 980 après Jésus-Christ.
    Lors d'une campagne de fouilles entre 1949 et 1952, l'archéologue Alberto Ruiz Lhuillier découvrit, sur la plate-forme du temple principal, un puits lui permettant d'accéder par un escalier, au coeur de la pyramide. Là, il se trouva en présence d'un extraordinaire ensemble de bas-reliefs sculptés, ornant un énorme et magnifique sarcophage qui abritait la dépouille d'un grand dignitaire maya, entouré de riches bijoux et de nombreuses offrandes.
    La dalle sculptée placée sur le tombeau, lourde de plusieurs tonnes mesure environ 3,80 m sur 2,20. A première vue, elle offre à la curiosité du visiteur, la représentation saisissante d'un cosmonaute aux commendes d'un vaisseau cosmique? Ce bas-relief aujourd'hui célèbre dans le monde entier est l'un des arguments les plus sollicités en faveur de la thèse de la venue sur terre de voyageurs cosmiques.

Publié par thefoxazel à 11:06:18 dans Le calendrier Aztèque/Maya | Commentaires (0) |

Les leçons de l'Ile de Pâques | 31 janvier 2005

 L’île de Pâques est l’un des endroits les plus perdus et les plus inhabités de la terre. Cent soixante kilomètres carrés qui s’étendent en plein océan Pacifique, à trois mille sept cents kilo­mètres de la côte chilienne et à deux mille trois cents kilomètres de la terre habitée la plus proche, l’île Pitcairn. À son apogée, elle ne comptait que sept mille habitants. Pourtant, malgré son appa­rente insignifiance, l’histoire de cette île est un sévère avertisse­ment au monde.

L’amiral hollandais Roggeveen fut le premier Européen à y poser le pied le dimanche de Pâques 1722. Il découvrit une société primitive de quelque trois mille individus qui vivaient dans de misérables huttes de roseau ou dans des grottes, en état de guerre quasi permanent et contraints de pratiquer le cannibalisme pour améliorer les maigres ressources alimentaires disponibles. Lorsque en 1770 les Espagnols annexèrent officiellement l’île, ils la trou­vèrent dans un tel état d’isolement, de pauvreté et de sous-­peuplement qu’aucune occupation coloniale réelle ne se développa jamais. La population continua de décliner et les conditions de vie sur l’île d’empirer : en 1877, les Péruviens emmenèrent et rédui‑sirent en esclavage tous les habitants, à l’exception de cent dix vieillards et enfants. Pour finir, le Chili fit main basse sur l’île et la transforma en un ranch géant pour quarante mille moutons géré par une compagnie britannique, tandis que l’on confinait dans un unique petit village les quelques indigènes encore présents.

Et pourtant, au milieu de cette misère et de cette barbarie, les premiers explorateurs européens trouvèrent les preuves d’une société autrefois florissante et développée : tout le long de l’île gisaient plus de six cents statues de pierre hautes d’au moins six mètres. Lorsque, au début du XXe siècle, les anthropologues commencèrent à étudier l’histoire et la culture de l’île de Pâques. ils tombèrent d’accord sur un point : en aucun cas ces sculptures ne pouvaient être l’œuvre de la population primitive, attardée et miséreuse que les colons du XVIIIe siècle avaient découverte. Le fameux « mystère » de l’île de Pâques était né...

On avança bientôt tout un éventail de théories pour expliquer son histoire. Les plus fantaisistes évoquaient la visite d’extraterrestres ou l’existence de civilisations perdues sur des continents ayant sombré dans le Pacifique, ne laissant pour toute trace que cet îlot perdu. La moins extravagante, celle de l’archéologue norvégien Thor Heyerdhal, soutient que, très anciennement colonisée par des peuples d’Amérique du Sud, l’île aurait hérité d’une tradition de sculpture monumentale et de travail de la pierre similaire aux grandes réalisations des Incas, puis aurait décliné à une époque ultérieure, sous les assauts répétés d’autres colons venus de l’ouest pour provoquer une série de guerres entre « les longues oreilles » et « les courtes oreilles ». Mais cette thèse n’a jamais fait l’unanimité.

L’histoire de l’île de Pâques n’a rien à voir avec des civilisations perdues ou des explications ésotériques. Elle constitue en revanche un exemple frappant de la façon dont les sociétés humaines sont dépendantes de leur environnement et des conséquences qu’entraînent les dégâts irréversibles qu’elles lui causent. Voilà l’histoire d’un peuple qui, dans un contexte peu favorable, a su édifier une des sociétés les plus avancées du monde, en imposant aux ressources naturelles dont il disposait des exigences considérables. Lorsqu’elles n’ont plus été capables de les supporter, la civilisation qui s’était péniblement constituée au cours des millénaires précédents s’est écroulée avec elles.

La colonisation de l’île de Pâques appartient à la dernière phase du long mouvement d’expansion des hommes à travers le globe au cours du v’ siècle de notre ère. L’Empire romain amorçait sa décadence, la Chine était encore plongée dans le chaos qui avait suivi la chute de l’empire Han deux cents ans plus tôt, l’Inde voyait la fin de l’éphémère empire Gupta et la grande ville de Teothihuacàn dominait la quasi‑totalité de la Méso‑Amérique.

Les Polynésiens, eux, achevaient alors de s’attaquer aux immensités de l’océan Pacifique. Venus du Sud‑Est asiatique, les premiers d’entre eux avaient atteint les îles Tonga et Samoa vers l’an 1000 av. J.‑C. De là. ils s’étaient déployés plus à l’est jusqu’aux îles Marquises vers l’an 300 de notre ère, puis, du v’ au ix’ siècle, vers l’île de Pâques au sud‑est, Hawaï au nord, les îles de la Société et enfin la Nouvelle‑Zélande. Cette colonisation terminée, les Polynésiens constituaient le peuple le plus largement répandu sur la Terre, occupant un immense triangle allant de Hawaï au nord à la NouvelleZélande au sud‑ouest et à l’île de Pâques au sud‑est : le double de la superficie des États‑Unis d’aujourd’hui.

Les découvreurs de l’île de Pâques débarquèrent sur une terre aux faibles ressources. D’origine volcanique, ses trois volcans étaient éteints depuis au moins quatre cents ans à leur arrivée. La température comme le degré d’humidité étaient élevés et, même si le sol convenait à la culture, l’écoulement des eaux était très mauvais, d’autant que l’unique source d’eau potable provenait des lacs situés dans les cratères des volcans éteints. Très isolée, l’île abritait peu de plantes et d’animaux : trente espèces de flore indigène, quelques insectes, deux types de petits lézards et pas un mammifère. La mer entourant l’île était pauvre en poisson.

L’arrivée des premiers hommes ne contribua guère à améliorer la situation. Les animaux (porc, chien et rat polynésien) et les récoltes (yam, taro, arbre à pain, banane et noix de coco) qui composaient la subsistance de leurs terres natales s’adaptant mal au rude climat de leur nouveau pays, force leur fut de se contenter d’un régime essentiellement composé de patates douces et de poulets. Seul avantage de cette alimentation monotone, la culture de la patate douce ne demandait pas beaucoup d’efforts et laissait largement le temps pour d’autres activités.

On ne connaît pas le nombre exact de ces premiers colons, mais il ne devait guère dépasser la trentaine. La population augmenta lentement, adoptant peu à peu l’organisation sociale familière au reste de la Polynésie : un large groupement familial, dont les membres possédaient et cultivaient la terre en commun. Ces familles étroitement liées formaient des lignées et des clans, chacune ayant son lieu de culte. À la tête de chaque clan, un chef organisait et dirigeait les activités, et supervisait la distribution de la nourriture et autres produits vitaux. Ce mode de fonctionnement, la compétition et sans doute les conflits entre les clans qu’il engendrait expliquent les grandes réalisations de la civilisation de l’île de Pâques aussi bien que son effondrement final.

Les villages s’élevaient sur toute la surface de l’île en petits groupes de huttes entourés de champs cultivés. Les activités sociales se déroulaient dans des centres cérémoniels séparés occupés une partie de l’année. Les principaux monuments étaient les ahu, ces vastes plates‑formes de pierre semblables à celles qu’on trouve dans d’autres régions de Polynésie. Ils servaient aux enterrements, au culte des ancêtres et aux commémorations en l’honneur des chefs disparus. La production agricole mobilisant peu d’énergie, les chefs de clans avaient le temps de s’intéresser de près à ces rites religieux. Cette particularité aboutit au développe­ment de la société polynésienne la plus avancée de toutes, l’une des plus complexes du monde compte tenu des ressources limitées dont elle disposait. Les Pascuans partageaient le plus clair de leur temps entre les rituels élaborés et la construction de monuments religieux.

Plus de trois cents de ces plates‑formes furent ainsi construites sur l’île, principalement près de la côte. Beaucoup d’entre elles, bâties selon des alignements astronomiques sophistiqués, orientées vers un des solstices ou vers l’équinoxe, témoignent d’un haut niveau d’accomplissement intellectuel. Sur chaque site se dressaient entre une et quinze des monumentales statues de pierre qui survivent aujourd’hui comme seul vestige de la société pascuane disparue. Sculptées au moyen d’instruments en obsidienne dans la carrière de Rano Raraku, elles étaient conçues pour représenter de façon haute­ment stylisée une tête et un torse masculins. La tête était couronnée d’un « chignon » de pierre rouge pesant environ dix tonnes et pro­venant d’une autre carrière. La taille de la pierre était une tâche simple mais de longue haleine. La plus grosse difficulté consistait dans le transport de ces oeuvres monumentales à travers l’île, puis leur érection au sommet de l’ahu.

La solution trouvée par les Pascuans à ce problème fournit la clé du sort que connut par la suite leur société. Faute de bêtes de trait, ils durent employer une très importante main‑d’oeuvre humaine pour haler les statues en utilisant comme rouleaux des troncs d’arbres. Du premier petit groupe arrivé au v’ siècle, la population de l’île s’accrut donc régulièrement pour atteindre à son apogée, en 1550, le chiffre de 7 000 habitants. L’île comptait alors des centaines d’ahu sur lesquels on avait dressé plus de six cents énormes statues de pierre.

Puis, brutalement, cette civilisa­tion s’effonda,r laissant derrière elle plus de la moitié des sculptures inachevées autour de la carrière de Rano Raraku.

Que s’était‑il passé ? Une dégradation massive de l’environnement pro­voquée par la déforestation de l’île. Lorsque les premiers Euro­péens y débarquèrent au XVIIIe siècle, ils la trouvèrent totalement déboisée à l’exception d’une poignée d’arbres isolés au fond du plus profond cratère du volcan éteint de Rano Kao. Or de récents travaux scientifiques, dont l’analyse des types de pollen, ont mon­tré qu’au v’ siècle l’île de Pâques possédait une épaisse couverture végétale incluant des bois touffus. À mesure que la population se développait, il a fallu abattre de plus en plus d’arbres afin de four­nir des clairières à l’agriculture, du carburant pour le chauffage et la cuisine, du matériau de construction pour les habitations, des canoës pour la pêche, et des troncs pour transporter les statues sur des sortes de pistes flexibles le long desquelles les faisaient glisser des centaines d’ouvriers. Autrement dit on utilisa de prodigieuses quantités de bois. Et, un jour, il n’y en eut plus assez...

La déforestation de l’île ne sonna pas seulement le glas de toute vie sociale ou religieuse un peu élaborée : elle eut également des effets spectaculaires sur la vie quotidienne de la population. En 1500, la pénurie d’arbres contraignit bien des gens à ne plus construire des maisons en planches mais à vivre dans des grottes et, quand environ un siècle plus tard le bois finit par manquer tota­lement, tout le monde dut se rabattre sur des habitations troglo­dytes creusées au flanc des collines ou de frêles huttes en roseaux taillés dans la végétation qui poussait en bordure des lacs de cra­tère. Plus question de bâtir des canoës : les embarcations en roseau ne permettaient pas d’entreprendre de longs voyages.

La pêche devint aussi plus difficile car le bois de mûrier avec lequel on fabriquait les filets n’existait plus. La disparition de la couverture boisée appauvrit encore le sol de l’île qui souffrait déjà d’un manque d’engrais animaux convenables pour remplacer les élé­ments nutritifs absorbés par les cultures. L’exposition accrue aux intempéries aggrava l’érosion et fit rapidement chuter le rende­ment des cultures. Les poulets devinrent la principale source de ravitaillement. À mesure que leur nombre augmentait, il fallut les protéger du vol. Mais ils ne pouvaient suffire à faire vivre sept mille habitants, et la population déclina rapidement.

À partir de 1600, la société décadente de l’île de Pâques régressa vers un niveau de vie toujours plus primitif. Privés d’arbres et donc de canoës, les insulaires se retrouvaient prison­niers à des milliers de kilomètres de leur patrie natale, incapables d’échapper aux conséquences de la débâcle de leur environnement dont ils étaient eux-mêmes responsables. L’impact social et cultu­rel du déboisement fut tout aussi important. L’impossibilité d’éri­ger de nouvelles statues dut avoir un effet dévastateur sur les systèmes de croyances et d’organisation sociale et remettre en question les fondations mêmes sur lesquelles s’était édifiée cette société complexe.

Les conflits se multiplièrent, provoquant un état de guerre quasi permanent. L’esclavage devint pratique courante et, à mesure que se raréfiait la quantité de protéines disponibles, les habitants se livrèrent au cannibalisme. L’un des principaux objectifs de ces guerres était de détruire les ahu des clans adverses. La plupart des magnifiques statues de pierre furent ainsi peu à peu abattues. Face à ce paysage désolé, face à l’ignorance des insulaires qui avaient perdu au fil des siècles la mémoire de leur culture, les premiers Européens ne comprirent pas quelle étrange civilisation avait pu un jour fleurir sur l’île. Mille ans durant, les Pascuans surent conserver un mode de vie correspon­dant à un ensemble raffiné de coutumes sociales et religieuses qui leur permit non seulement de subsister, mais de s’épanouir.

Il s’agit à bien des égards d’un triomphe de l’ingéniosité humaine et d’une apparente victoire sur un environnement hostile. Or, au bout du compte, la croissance de la population et les ambitions cultu­relles des insulaires se révélèrent trop pesantes pour les ressources limitées mises à leur disposition. Celles‑ci épuisées, la société ne tarda pas à s’effondrer, entraînant les habitants à un niveau proche de la barbarie. Il suffisait à ces hommes, totalement isolés du reste du monde, d’une journée pour faire le tour de leur petite île et comprendre la nécessité vitale de créer un bon équilibre avec leur environnement.

Au lieu de cela, ils l’exploitèrent comme si les possibilités qu’il leur offrait étaient illimitées. Pis, alors même que les lacunes de l’île devenaient cruellement évidentes, la lutte entre les clans semble s’être intensifiée : on sculptait de plus en plus de statues qu’on transportait à travers l’île dans un ultime effort pour assurer son prestige, quitte à en laisser un grand nombre inache­vées et abandonnées à proximité de la carrière, sans tenir aucun compte de l’inquiétante pénurie d’arbres qu’une telle escalade entraînait.

Publié par thefoxazel à 10:43:46 dans L'île de Pâques ou Rapa Nui | Commentaires (0) |

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