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Pandemonium Inc.

ou la fin programmée de la démocratie

Lettre à Mr Finkelcrotte | 01 avril 2005


A l'attention de M. Finkielkraut,


J'ai écouté récemment vos propos
infamants au sujet des antillais sur radio RCJ, où vous souteniez sans
rire que les antillais étaient des assistés. Et que s'agissant du
spectacle de Dieudonné à l'atrium de Fort de France,
vous décriviez des foules d'antillais surexcités sous influence du
maléfique gourou-sorcier Mbala.


Je vous inciterai M. Finkielkraut à
manifester plus de respect pour cette Communauté sans laquelle la
France ne serait pas. En effet vos préjugés ou votre mauvaise foi vous
ont fait faire l'économie de l'histoire de cette
communauté qui durant quatre siècles a fourni par le sang, les chaînes
et la mort, les ressources qui firent de la France une grande nation
industrielle.


Je vous inciterai également à vous
rappeler que lorsque la République agonisait sous les bottes de
Napoléon, c'est sabre au clair que les officiers noirs de Guadeloupe
défendaient les principes mêmes de la république contre le despotisme
Bonapartiste.


Je vous inciterai donc à avoir du
respect pour ces jeunes hommes des Antilles-guyane qui donnèrent leur
sang par milliers dans les tranchées froides et boueuses de la première
guerre mondiale si ce n'est pour un idéal, celui de la république !!!


La deuxième guerre mondiale fut
également l'illustration de la bravoure de ces hommes des Antilles que
vous osez par bêtise et/ou par ignorance qualifier d'assistés...En
effet lorsque qu'un bonne partie de la France pactisa avec l'Allemagne
après la défaite française de 39, allant dans leurs excès de zèle pro
germanique, jusqu'à dénoncer leurs voisins juifs ou résistants....Ces
mêmes antillais que vous qualifiez aujourd'hui d'assistés, prenaient
des risques insensées pour quitter leurs îles des caraïbes afin de
rejoindre l'Angleterre via St Lucie ou la Dominique ceci afin de
s'engager au sein des forces françaises libres stationnées en Grande
Bretagne... afin de combattre la barbarie Nazie...


Rappelez vous également
M. Finkielkraut, l'imprécateur anti-antillais, que c'est également un
Guyanais, Felix Eboué qui répondit le 1er à l'appel du 18 juin de De
Gaulle, alors que l'essentiel de la France était bien loin de l'esprit
de résistance...


Je pense que pour toutes ces raisons,
M. Finkielkraut, vous devriez manifestement avoir un peu plus de
décence avant de vous en prendre de manière gratuite aux Antillais,
taxés d'assistés pour cause de salle comble
aux spectacles de Dieudonné....


Comme je vous l'ai déjà dit les
Antillais se sont battus tout au long de leur histoire pour que la
République soit un espace de respect et de tolérance, où l'esclavage
n'aurait plus droit, ou le racisme n'aurait plus droit, ou les
persécutions contre les minorités (dont la vôtre) n'aurait plus
droit...Donc M. Finkielkraut si vous êtes à
court d'arguments contre M. Mbala, de grâce, fermez-la, plutôt que de
nous assommer de votre suffisance boursouflée...


Républicainement.


E. Cabira


Publié par thefoxazel à 19:19:43 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (25) |

Alain Finkielkraut : les antillais vivent de l’assistance de la France | 01 avril 2005

L'enjeu
essentiel dans l'affaire Dieudonné est de ne pas être manichéen : tout
n'est pas tout blanc ou tout noir. N'est pas antisémite celui qui ne
défend pas la cause juive.


Le philosophe a violemment réagi au fait que la
population martiniquaise avait soutenu Dieudonné après l'agression par
trois hommes juifs dont il avait été victime.


Est-ce pour autant un crime de soutenir un artiste
frappé pour ses idées ? Je ne pense pas. Je reste persuadé que sans ce
passage à tabac, il n'y aurait jamais eu un tel tolé médiatique et une
telle mobilisation autour du comique. A qui la faute ? Aux trois
personnes inculpées pour coups et blessures.


Mais le cœur du débat et ce qui nous interpelle est qu'Alain Finkielkraut ait déclaré que "le peuple antillais, victime de l'esclavage, vivait de l'assistance de la Métropole".


Eh bien oui, les Antilles vivent à coup de subventions
européennes et nationales. C'est tout à fait vrai et il n'y a aucune
révélation lumineuse dans les déclarations du philosophe, qui s'est
déjà montré bien plus inspiré que cela dans le passé. Là, il a fait une
"Dieudonné" en mélangeant tout et n'importe quoi.


Mais cette relation d'assistanat qu'entretient la mère
Métropole avec ses enfants adoptifs des Antilles suppose une volonté
ferme des pouvoirs publics de maintenir le peuple antillais sous
perfusion.


Je m'explique : n'est-ce pas intéressant pour la
production nationale d'avoir à disposition une population qui importe
plus qu'elle n'exporte ?


Les Antilles, premiers départements importateurs de
champagne : à qui cela profite-t-il ? A qui profite l'immensité de
notre parc automobile ?


Assistés oui, mais nous n'avons certainement pas
enfoncé la perfusion nous-même dans nos chairs. Avec les Antilles, les
pouvoirs publics se donnent bonne conscience en adoptant une attitude
qu'ils ne peuvent pas appliquer aux territoires africains qui ont, eux,
été réellement spoliés de leurs richesses naturelles et humaines. La
France est, et demeurera, un pays d'histoire colonialiste. Sinon
croyez-vous que nous ne serions pas déjà abandonnés à notre sort comme
le peuple haïtien, si nous ne présentions pas un intérêt politique et
économique.


Les Antilles françaises sont une fenêtre ouverte sur le continent américain dont la France ne souhaite aucunement se priver.


Cette politique d'assistanat dans laquelle s'enfoncent
inexorablement les Antilles bloque tout développement économique, et
freine par-là même toute velléité politique d'indépendance ou même
d'autonomie.


Peut-être que la consultation du 7 décembre 2003 devait
aider à vaincre ce blocage de développement mais la manière dont le
projet de réforme fut présenté à la population guadeloupéenne et
martiniquaise ne laissait présager qu'une réforme imposée par le
Gouvernement sans avis des autorités locales. Une réponse négative
empêche de donner suite à la réforme mais une réponse positive déliait
les mains du Gouvernement et du Parlement afin de décider seuls de la
suite du processus d'évolution. 


Pour en revenir aux inepties du philosophe qui, en
somme, reprochent aux Antillais d'être allés voir le spectacle de
Dieudonné avec des deniers de la République, je souhaiterai lui
demander si nous ne payons pas les mêmes impôts que le reste de la
population française ?


Vous vous êtes trompés de cible, M. Finkielkraut, nous,
Antillais nous savons assistés, et l'éveil culturel que nous sommes en
train de vivre marque irrémédiablement la fin d'une époque, et par
conséquent le début d'une ère nouvelle que nous souhaitons prospère
politiquement et économiquement.


Publié par thefoxazel à 19:08:38 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (0) |

Pas facile d'être noir ou métis à Cuba | 01 avril 2005




À Cuba, les difficultés économiques ravivent les vieux démons du
racisme. Les Noirs et les métis, majoritaires dans l'île, constatent
amèrement que les inégalités sociales recoupent les clivages raciaux.



Dans une ruelle située près du Malecón, la fameuse avenue qui longe le
front de mer à La Havane, un policier interpelle un jeune Afro-Cubain
et exige de voir ses papiers d'identité. Sa faute ? Il se balade avec
deux Européennes de passage dans l'île. «Ce n'est qu'après un long
interrogatoire où nous avons dû lui prouver que nous étions simplement
en train de nous promener entre amis qu'il l'a laissé en paix», raconte
une des jeunes touristes.



Cette scène, devenue quotidienne dans la capitale, n'étonne plus les
Cubains depuis belle lurette. Tous savent que les Noirs -- hommes ou
femmes -- sont systématiquement suspects aux yeux des policiers,
surtout s'ils accompagnent des étrangers. «Lorsqu'une Cubaine parle
avec un étranger dans les lieux touristiques, la police la soupçonne
tout de suite de prostitution, à plus forte raison s'il s'agit d'une
Noire», explique Katerin Hasing, une Sud-Africaine spécialiste des
questions raciales, qui croyait, avant d'y vivre, que «le racisme
n'existait plus à Cuba».



Le pays s'est en effet longtemps targué d'être plus égalitaire que
l'ensemble des sociétés latino-américaines. Les pauvres -- dont
beaucoup des quelque sept millions de Noirs et de métis qui constituent
près des deux tiers de la population -- avaient accès à l'éducation et
aux services de santé, dont profitaient avant la révolution surtout les
classes moyennes, composées majoritairement de Blancs d'ascendance
européenne. Mais la fin abrupte de l'aide soviétique a cassé net le
rêve égalitariste. Aujourd'hui, force est de constater que les
inégalités sociales recoupent en bonne partie les clivages raciaux.







Les dollars pour les Blancs









Une simple balade dans les lieux touristiques, l'un des rares secteurs
de l'économie où les Cubains peuvent espérer gagner un salaire décent
depuis que l'État les autorise à posséder des dollars, suffit pour s'en
convaincre. Dans les stations balnéaires fréquentées par les étrangers,
le personnel est composé presque exclusivement de Blancs. Or qui dit
proximité avec des touristes dit nécessairement dollars. Les Cubains de
Miami, surtout ceux d'ascendance européenne, envoient régulièrement des
dollars aux membres de leur famille restés sur l'île. «Le reste des
Cubains, dont la plupart sont des Noirs ou des métis à la peau très
foncée, doit trouver d'autres moyens de subsistance, explique Katerin
Hasing. Parfois, leur seule option est le marché noir ou la
prostitution.» Certains ne s'en privent pas : 80 % des détenus qui
croupissent dans les geôles de l'État sont des Noirs qui ont vendu de
la marijuana, des cigares ou des CD de contrebande...







La Havane témoigne du fossé qui subsiste entre descendants d'Africains
et descendants d'Européens. Les quartiers pauvres, comme Habana Vieja
(Vieille Ville) et Centro Habana, sont ainsi peuplés quasi
exclusivement de personnes à la peau très foncée. Décrépits et sans eau
courante, leurs immeubles risquent à tout moment de s'écrouler; dans
certains secteurs, des baraques grouillant d'enfants aux cheveux crépus
donnent même à la capitale des airs de bidonville. Sur tout le
territoire national, 90 % des Afro-Cubains habitent des immeubles
délabrés ou des cahutes improvisées, qu'ignorent les occupants des
somptueuses villas de Cubanacan, où vivent la plupart des étrangers, ou
de Reparto Playa, principalement habité par les membres du Parti.



Clichés racistes



Touchés de plein fouet par la crise économique, les Noirs sont la cible
de remarques acerbes : «En ce moment, les Cubains sont très frustrés,
constate Katerin Hasing. On commence à entendre des remarques très
racistes que les gens gardaient auparavant pour eux. C'est troublant.»
Les ombres du passé esclavagiste resurgissent, souvent de manière
subtile. Les héros de la révolution, dont les visages romantiques
ornent les énormes panneaux de propagande, sont tous des descendants
d'Espagnols bon teint. Même la télé ignore les descendants d'Africains
: dans les feuilletons télévisés, les acteurs sont presque tous blancs
ou métis à la peau très claire.



La langue populaire véhicule les préjugés ambiants. Pelo malo,
littéralement «mauvais cheveux», qualifie les cheveux crépus alors que
pelo bueno, «bons cheveux», décrit ceux du Blanc. La journaliste Maria
Eliana sait ce que cachent ces expressions. À l'université, elle a
consacré de longues heures, comme ses rares camarades noires, à lisser
ses cheveux crépus. Jusqu'à ce qu'elle se lasse et décide de les
laisser au naturel. «J'ai vu tout de suite la réaction des gens,
dit-elle. Ils me trouvaient laide. À l'école Lénine -- la plus
prestigieuse de Cuba, où la plupart des élèves sont blancs --, les
professeurs nous disaient qu'il était bien d'épouser un Blanc afin
d'embellir les traits de la famille. Je n'avais que 12 ans et j'étais
convaincue que les Blancs étaient plus intelligents que les Noirs. Plus
tard, j'ai compris qu'ils avaient de meilleurs résultats parce qu'ils
venaient de familles plus instruites.»



En mettant l'accent sur le problème social, la révolution a laissé
l'épineux problème racial sous le tapis. «Le communisme a gardé le
silence sur la question, constate l'anthropologue métis Rafael Robaina.
On a cru qu'en disant qu'on était tous égaux et en offrant les mêmes
chances à tous, le racisme n'existerait plus. La société cubaine
demeure raciste. On ne peut effacer l'histoire du jour au lendemain.»

Par A.S.I.

Publié par thefoxazel à 19:03:08 dans Gouvernement mondial occulte et réseaux du pouvoir : La théorie du complot | Commentaires (3) |

Esclavage en Afrique : | 06 mars 2005



La traite des Noirs existe depuis la
haute Antiquité, fournissant
l'Égypte
pharaonique en main-d'œuvre
servile.

En Crète, en Grèce, à
Rome, à Carthage, les esclaves
africains sont très appréciés.
Dès le VIème siècle,
les colonies arabes de la côte
orientale exportent les habitants de
la côte de l'est, vers Bagdad,
la Perse et la région comprise
entre Tigre et Euphrate où ils
cultivent la canne à sucre.

A partir du Xème siècle
on signale des Noirs vendus en Chine
mais surtout aux Indes. La diffusion
de l'Islam entraîne la création
de nouveaux courants de traite : le
trafic transsaharien s'intensifie, contrôlé
par des habitants de ce que nous nommons
aujourd'hui le Maghreb mais auquel participent
des commerçants soudanais, lesquels
d'ailleurs paient la dîme aux
souverains nègres dans les États
desquels passent leurs caravanes.

Les émirs du golfe Persique font
d'Africains esclaves l'élite
de leurs armées. Les grands chefs
arabes confient à des eunuques
- car les Noirs sont souvent châtrés
avant d'être embarqués
– la garde de leurs harems.

Le trafic est alimenté par les
razzias qu'opèrent les États
les uns sur les autres, par la vente
de prisonniers, ou ceux qui sont gagés
pour dettes.

Les coupables de certains crimes peuvent
être réduits en esclavage,
mais, dans ce cas, on préfère
les éloigner de leur région
d'origine. On voit même des individus
se vendre à un maître pour
éteindre une dette qu'ils ne
peuvent rembourser.

Le continent noir, dans sa quasi-totalité,
est dans un système social esclavagiste.
La sanction d'une guerre perdue est
la fourniture d'une certaine quantité
d'esclaves. On voit ainsi le royaume
de Nubie dispensé de la guerre
sainte par la fourniture annuelle de
360 esclaves, à l'Égypte
musulmane.

Deux catégories peuvent se rencontrer
: les esclaves de case et ceux des champs,
le travail de ces derniers étant
beaucoup plus rude et leur sort beaucoup
moins enviable que ceux des premiers.

L'esclavage n'était pas inconnu
de l'Europe du Xème siècle
: les corsaires barbaresques, faisant
des prisonniers, n'hésitaient
pas à les vendre s'ils ne pouvaient
en obtenir de fortes rançons...
certains des captifs abjurant leur foi
s'engageaient aux côtés
de leurs ravisseurs, on les qualifiait
de "renégats".

Les Européens touchant des côtes
africaines ne sont donc pas étonnés
de découvrir qu'une partie de
leur population est asservie.


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Le commerce triangulaire
:


Avant la découverte des Amériques,
les Portugais furent les premiers européens
à importer des esclaves pour
la main d'œuvre agricole qui
leur manquaient. La technique utilisée
par les Portugais pour acquérir
des esclaves consistait à attaquer
par surprise des villages dont les habitants
étaient conduits au Portugal.
Les Portugais qui inauguraient cette
pratique en 1444, importaient entre
700 et 800 esclaves par an. Ces esclaves
provenaient des comptoirs commerciaux
et des forts établis sur la côte
africaine.

L'exploration côtière
de l'Afrique et l'invasion
des Amériques par les Européens
au XVème siècle conduisirent
au développement du phénomène
de traite des esclaves.

Les plantations des Indes occidentales
(actuelles Antilles) demandant beaucoup
de main-d'œuvre, l'Espagne
de Charles Quint initie les opérations
de déportation ; n'effectuant
pas les opérations de transport,
elle affecte le monopole de la traite
à des compagnies qui s'engagent
à fournir à tel ou tel
territoire un nombre donné d'esclaves
en bonne santé et en état
de travailler.

De 1550 à 1560, 4 500 africains
sont transportés annuellement
outre-Atlantique par les Espagnols mais
ces chiffres augmentent rapidement pour
atteindre 40 700 à la fin du
siècle.

Le Portugal commence ce même trafic,
un peu plus tard, vers 1540, emmenant
400 Noirs au Brésil (à
la fin du XVème siècle
le chiffre passera à 1 500).

Bientôt toutes les nations européennes
se livrent à la traite, Hollande
en tête, puis Angleterre, France
et Danemark.

Dans l'Amérique latine tropicale
du XVIème siècle, les
colons espagnols obligèrent d'abord
les populations indigènes à
travailler la terre. Ces populations
indigènes ne survécurent
pas aux conditions d'esclavage, les
maladies européennes et le travail
harassant les décimèrent.
On commença alors à importer
des Africains dans les colonies espagnoles,
parce qu'ils étaient réputés
mieux supporter le travail forcé
dans le climat éprouvant des
Caraïbes et de l'Amérique
latine.

Les points de prélèvement
les plus fréquents sont le Sénégal
et la Gambie (l'île
de Gorée
garde encore les
traces de cette barbarie ) ; la Côte
de l'Or et sa voisine la Côte
des Esclaves (Ghana
actuel plus Togo
et Dahomey), l'estuaire du Niger, le
Congo
et l'Angola
puis le Mozambique.


La traversée durait plusieurs
mois. Les esclaves étaient enchaînés
au-dessous du pont toute la journée
et toute la nuit à part de brèves
périodes d'exercices. Ils
étaient entassés dans
la saleté, la puanteur et la
mort.

En Amérique du Nord, les premiers
esclaves africains furent débarqués
à Jamestown (Virginie) en 1619.
Emmenés par d'anciens corsaires
britanniques, ils étaient soumis
à l'esclavage limité,
statut légal des Indiens d'Amérique,
c'étaient les domestiques
des blancs, dans pratiquement toutes
les colonies anglaises du Nouveau Monde.

Le nombre d'esclaves importés
n'étant pas très important
au début, il n'apparut pas nécessaire
de définir leur statut légal.
Avec le développement du système
de plantations dans les colonies du
sud au cours de la seconde moitié
du XVIIème siècle, le
nombre d'Africains importés pour
servir d'ouvriers agricoles augmenta
considérablement et plusieurs
villes côtières du Nord
devinrent de grands ports négriers.

Dans l'ensemble, dans les colonies du
Nord, les esclaves étaient utilisés
à des tâches domestiques
et dans le commerce, dans les colonies
du centre ils étaient davantage
utilisés dans l'agriculture,
et dans les colonies du sud où
dominait l'agriculture de plantations,
presque tous les esclaves travaillaient
dans celles-ci.

Lorsque le rôle des esclaves africains
s'accrut dans les colonies anglaises
d'Amérique, en particulier dans
le sud où il était fondamental
pour l'économie et la société,
les lois les concernant furent modifiées.
Dès l'époque de la guerre
de l'Indépendance américaine
(1776-1783), ils n'étaient plus
des serviteurs sous contrat mais des
esclaves au sens propre du terme, des
lois explicites à ce sujet définissant
leur statut légal, politique
et social vis-à-vis de leurs
propriétaires. Officiellement,
les esclaves d'Amérique jouissaient
de certains droits légaux, tels
que le droit à une aide financière
en cas de maladie ou de vieillesse,
le droit à une instruction religieuse,
le droit d'être représenté
légalement et de participer à
certains procès à titre
de témoin. La coutume leur accordait
également certains droits, comme
le droit à la propriété
privée, au mariage, au temps
libre, droits que le propriétaire
n'était cependant pas tenu de
respecter. En réalité,
les droits humains fondamentaux étaient
le plus souvent bafoués. Les
femmes esclaves étaient exposées
en permanence au viol par leurs propriétaires
et les familles étaient souvent
disséminées, leurs membres
étant vendus dans des plantations
séparées. Les mauvais
traitements comme la mutilation, les
brûlures, l'enchaînement
ou le meurtre, en théorie interdits
par la loi, n'étaient pas choses
rares jusqu'au XIXème siècle.
Du XVIIème au XIXème siècle,
on estime de 15 à 30 millions
le nombre d'Africains déportés
dans le Nouveau Monde par les Européens,
avec l'appui des chefs locaux des royaumes
africains. La condition des Noirs aux
États-Unis fut marquée
à jamais par cet épisode.
La mortalité sur les bateaux
atteignant sans doute 15 pour cent de
la cargaison. Les esclaves des Antilles
et de l'Amérique latine
ont eu moins besoins de s'adapter
que ceux du continent Nord américain.

Aux Antilles et en Amérique latine
le nombre des esclaves dépassait
largement celui des blancs. Il y eut
des révoltes d'esclaves.
La révolte la plus grande eu
lieu à Saint Domingue (Haïti)
en 1791. Presque 500 000 esclaves se
sont rebellés contre leurs propriétaires
français et ont repris le pays
fondant ainsi le premier état
noir indépendant.


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Abolition de la traite
:


Le Danemark fut le premier pays européen
à abolir la traite des Noirs
en 1803, suivi par la France (décret
de la Convention en 1794, mais jamais
appliqué), par la Grande-Bretagne
en 1807 et par les États-Unis
en 1808.

Au congrès de Vienne en 1814,
la Grande-Bretagne usa de son influence
pour inciter d'autres puissances étrangères
à imiter cette politique et presque
tous les pays européens votèrent
des lois ou signèrent des traités
abolissant la traite des Noirs, qui
devint en partie clandestine.

Dans les colonies britanniques, l'esclavage
fut aboli en 1833. Le traité
d'Ashburton de 1842, passé entre
la Grande-Bretagne et les États-Unis,
prévoyait le déploiement
par chacun des deux pays d'escadrilles
sur la côte africaine pour faire
respecter l'interdiction de la traite.

En 1845, une coopération entre
les forces navales de France et d'Angleterre
fut remplacée par un droit de
visite réciproque. Les esclaves
français se virent octroyer la
liberté en 1848, et les esclaves
hollandais en 1863. Au moment de leur
création, la plupart des nouvelles
républiques d'Amérique
du sud ordonnèrent l'affranchissement
des esclaves.

Au Brésil, cependant, l'esclavage
ne fut aboli qu'en 1888. Il faudra encore
de longues années pour que cesse
la traite à travers le Sahara
et à partir de la côte
orientale. On compte par exemple que
600 000 esclaves sont vendus dans la
seule ville de Zanzibar entre 1830 et
1873.

On ignorera toujours le nombre de ceux
qui ont été transportés
par voie terrestre, à destination
du Maghreb et de l'Égypte
à partir de Tombouctou,
Gao,
Kano. Les négriers européens
ne s'aventurent pas dans l'intérieur
du continent. Les Arabes guère
davantage. Quand il est question d'eux
en ce qui concerne le trafic en Afrique
orientale, il s'agit en fait d'arabisés
métis ou même noirs mais
vêtus à l'Arabe.


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L'esclavage de nos jours
:


L'adoption de la Convention internationale
sur l'esclavage en 1926 par la Société
des Nations marque une date importante.
Cette convention garantissait la suppression
et l'interdiction de la traite des esclaves
et la complète abolition de l'esclavage
sous toutes ses formes.

Les convictions contenues dans cette
convention furent réaffirmées
par la Déclaration universelle
des droits de l'Homme, adoptée
par les Nations unies en 1948.

En 1951, une commission des Nations
unies sur l'esclavage fit état
d'un rapide déclin de la pratique
de l'esclavage, seuls quelques vestiges
d'esclavage existant encore dans un
petit nombre de pays du monde. De nos
jours, des états pratiquent encore
l'esclavage dans les faits (Mauritanie,
Soudan..).

Dans la guerre civile que se livrent
au Soudan
le Nord musulman et le sud chrétien,
sont réapparus des bandits esclavagistes,
qui enlèvent des enfants et des
femmes du sud qui sont revendus dans
le nord.


Conséquences :


La traite a fait subir à la
société africaine de profonds
bouleversements. La recherche de quelques
esclaves entraînèrent des
guerres tribales et parfois de véritables
chasses à l'homme.

Cependant, il ne faut pas ignorer que
l'esclavage existait avant le commerce
triangulaire ni que des noirs vendaient
d'autres noirs ( l'Europe
armait les bras et soutenait les rois
locaux vassaux des esclavagistes).


Publié par thefoxazel à 10:09:50 dans Le peuple Afro-Américain | Commentaires (0) |

Lettre ouverte de Claude Ribbe à Madame Christiane Taubira | 05 mars 2005



Madame la députée,



Comme vous devez le savoir, Monsieur Michel Barnier, minstre des
Affaires étrangères de la France et membre d'honneur de l'association
catholique "Fraternité universelle", a décidé d'organiser en Guyane,
les 18 et 19 mars prochains, une conférence internationale sur Haïti.
Cette conférence vise à légitimer le gouvernement de facto
désigné par la France et les Etats-Unis après un coup d'Etat accompagné
de l'enlèvement du président légitimement élu, M. Jean-Bertrand
Aristide, dont les seuls torts sont d'avoir exigé de la France la
restitution de la rançon versée par Haïti pour son indépendance et des
réparations pour 150 années d'esclavage et d'avoir voulu affirmer son
indépendance à l'égard de Washington.

Vous ne pouvez ignorer que, sous le couvert d'un "comité indépendant de
réflexion", deux émissaires, prétendant agir au nom de la République
française, se sont présentés au palais présidentiel de Port au Prince
le 17 décembre 2003, jour anniversaire du coup d'Etat manqué, mais
sanglant, du 17 décembre 2002.

Là, au nom de notre pays, qui a déporté des centaines de millions
d'hommes de femmes et d'enfants en Haïti, Monsieur Régis Debray et
Madame Véronique Galouzeau de Villepin-Albanel, responsable de
l'association "Fraternité universelle", ont exigé le départ du
président Aristide en le menaçant de mort. En même temps, une campagne
d'assassinat moral de Jean-Bertrand Aristide a été déclenchée. Une
certaine presse y a docilement joué une partie déjà rédigée dans des
officines spécialisées.

Au matin du 29 février 2004, Monsieur Jean-Bertrand Aristide est monté,
de force, dans un avion blanc non immatriculé qui a fait route vers
Bangui où l'attendaient ses assassins.

Malgré le déchaînement de la propagande raciste qui accompagnait ce
coup de force, des voix se sont alors élevées pour protester contre cet
enlèvement et cette séquestration qui n'étaient pas sans rappeler le
sort fait à Toussaint-Louverture, lui aussi accusé, en 1802, des pires
méfaits, dans le seul but de légitimer son assassinat.

Face à ce crime programme, de mon côté, j'ai fait mon devoir de
Français et de descendant de Guadeloupéens mis en esclavage par
Bonaparte, le héros de M. Dominique Galouzeau de Villepin.

Sous la pression de ceux qui ont dénoncé sa séquestration, le président
Jean-Bertrand Aristide, échappant à ses geoliers et à ses bourreaux, a
pu trouver refuge en Jamaïque où la Caricom lui a accordé soutien et
protection. Cette attitude de la Caricom a été relayée par l'Union
Africaine qui a décidé de recevoir le président d'Haïti en Afrique du
Sud, en attendant la restauration de l'ordre constitutionnel.

Pendant ce temps, la France, pour fêter le bicentenaire de la première
république nègre du monde, a envoyé mille soldats dans son ancienne
colonie. On murmure que l'opération se serait appelée "Rochambeau", du
nom de celui qui, en 1803, faisait dévorer les "nègres" par ses
chiens.

Vous ne pouvez ignorer, Madame la députée, que depuis le départ du
président Jean-Bertrand Aristide, au moins 10 000 Haïtiens ont péri de
mort violente parce qu'ils protestaient contre l'enlèvement, par
d'anciennes puissances coloniales, d'un président qu'ils avaient élu
pour cinq ans. Le premier président élu de toute l'histoire d'Haïti.
Aujourd'hui, là-bas, les prisons sont à ce point bondées que M.
Latortue a profité d'une tentative d'évasion diligentée par des
trafiquants de drogue, le 19 février 2005, pour faire exécuter
sommairement 100 prisonniers politiques, dont les corps pourrissent ça
et là à Port-au-Prince.

L'ancien premier ministre et l'ancien ministre de l'Intérieur du
président Aristide sont, sans raison aucune, confinés dans une geôle
puante, sans eau, sans electricité, au milieu de leurs excréments. Ils
ont entamé une grève de la faim. Voici quelques jours, les Haïtiens
sont descendus dans la rue, un an après l'enlèvement de leur président,
pour une marche pacifique. La police a froidement ouvert le feu sur la
foule désarmée, faisant des dizaines de morts et de blessés.
Aujourd'hui, plus personne, sauf le gouvernement de la France, ne
défend le fantoche Latortue, responsable de ces assassinats. Pendant ce
temps, le dictateur Jean-Claude Duvalier, arrivé en France, le 7
février 1986, avec près d'un milliard de dollars en poche, coule des
jours heureux dans la région parisienne et donne ds interviews, sous la
protection du ministre français de l'Intérieur et dans l'impunité la
plus totale. Officiellement, il est en "transit" depuis dix-neuf ans.

C'est dans ce contexte qu'une conférence a été programmée en Guyane, en
présence de Latortue, les 18 et 19 mars 2005. Dès à présent les 14 pays
de la Caricom et les 53 pays de l'Union africaine ont refusé d'y
participer, malgré les multiples pressions exercées sur eux, depuis un
an, par la France. Ils refusent également de reconnaître le
gouvernement de facto imposé aux Haïtiens par la France et les Etats-Unis.

En 2003, vous avez, Madame la députée, courageusement interpellé M.
Raffarin, en lui demandant de restituer à Haïti la rançon exigée pour
son indépendance. Je vous demande aujourd'hui, en tant que députée de
la Guyane, d'intervenir par tous moyens contre la tentative française
de légitimation, dans le département qui vous a élue, d'un coup d'Etat
ressenti comme un affront insupportable par tous les descendants
d'esclaves de la planète.



Comptant sur votre soutien et vos diligences, je vous prie d'agréer,
Madame la députée, l'expression de mes respectueux hommages.



Claude Ribbe

Publié par thefoxazel à 16:01:21 dans Gouvernement mondial occulte et réseaux du pouvoir : La théorie du complot | Commentaires (0) |

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