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Mazigh, Amazigh, Tamaziɣt

Isalan f Tmaziɣt (actualité berbere). Tiɣri n tlelli (la voix de la liberté)

Ansuf yeswen (kwent)

Azul fellawen(kent), 


 


 


 


 


 


 


 


Gloire à MATOUB LWENNAS et les Héros de la cause AMAZIΓ


 


 


 


 


 


 


 


(Tif xir leεbad ur neγri, isεan tamusni, wala w'iγran di tmenqas!) M.L.


 


 


 




 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


NORTH AFRICA IS BERBER!
NORTH AFRICA WON'T BE ARABIC





A consulter http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/bilan_emeutes.htm











Tes propos racistes ne font que m'effleurer, la vérité elle, te transperce le coeur. Les plus virulents sont les berbères arabisés qui ne savent plus qui ils sont!










azul af yal amaziγ si tegzirin tiknariyin ar siwa








 

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L identité kabyle en France | 22 décembre 2009

Par Arezki Boussaid, Président du MAK-France

A l’heure où en France, on s’interroge sur l’identité nationale, notre regard se porte sur la nôtre en tant que Franco-Kabyles. L’identité kabyle, méprisée et menacée de disparition dans son propre pays, est ignorée dans le pays des droits de l’homme. Toutefois, ce qui était impensable en Algérie depuis le printemps berbère de 1980, le débat sur la question identitaire, y revient par ricochet comme une source souterraine jaillissant du sol, et ce, étrangement, à partir de l’actualité Française. Les relations passionnelles, souvent orageuses, entre les deux pays en sont sûrement la cause. Ayant grandi en France mais connaissant un peu l’Algérie, je voudrais apporter ma modeste contribution sur l’identité des Kabyles de France.

Tout le monde s’accorde à dire que l’identité, peu importe ce qui la compose (racines, adhésion à une société et ses valeurs, faciès…) est aujourd’hui vitale à l’épanouissement et à l’équilibre de tout être humain, de toute nation.
Préserver son identité c’est s’assurer de léguer un héritage culturel, historique et civilisationnel aux générations futures. Détruire une identité, c’est détruire un peuple, c’est briser les fondements mêmes de l’humanité. La France qui a déjà une lourde responsabilité dans la destruction des identités des peuples devrait réviser ses axiomes et ses certitudes politiques concernant son environnement quotidien dont le peuple kabyle est, qu’elle le veuille ou non, partie intégrante.

La présence kabyle en France remonte à plus d’un siècle. L’intégration dont elle fait preuve chaque jour depuis la politique du regroupement familial est exemplaire à plus d’un titre. Pourtant, en dépit du fait que les kabyles continuent à donner naturellement à ce pays ce qu’ils ont de meilleur, ils ne sont toujours pas reconnus comme constituant une communauté distincte ayant sa propre identité. Ils sont officiellement rattachés à des communautés et des ensembles dans lesquels ils ne se reconnaissent pas, se sentent étrangers. L’identité kabyle est ainsi ignorée et déformée. Elle est dissoute tantôt dans la communauté « arabe », tantôt dans celle des « maghrébins » ou enfin, dans l’ensemble « musulman ». Le kabyle qu’il soit immigré ou franco-kabyle est renvoyé systématiquement à une identité qui n’est pas la sienne. En agissant de la sorte, en calquant son attitude sur celle de l’Algérie, la France reproduit des réflexes racistes envers les Kabyles et participe, de manière sûrement inconsciente, à une entreprise algérienne génocidaire.

Le constat est saisissant, malgré son ancienneté et son importance démographique de près de deux millions d’âmes, sa visibilité, tant son intégration dans la société française est exemplaire, demeure paradoxalement quasi-inexistante. Comment expliquer cet état de fait et donner enfin à la diaspora kabyle toute la reconnaissance qu’elle mérite ? Retournons vers le passé !

Lorsqu’on évoque le passé colonial de la France en Algérie, seuls deux évènements sont mis en avant. La prise d’Alger en 1830 et la guerre d’Algérie (1954-1962).

La manière violente dont s’est faite la conquête coloniale et la politique qui s’en était suivie sont rarement portées à la connaissance du grand public. Les manuels scolaires parlent très peu de cette période sombre qui a duré 132 ans. Elle se limite seulement à l’image d’Epinal de la résistance « arabe » de l’Emir Abdel Kader présenté comme le chef incontesté et l’unique défenseur du pays. Ce personnage que les Kabyles avaient éconduit dans sa quête de leadership, présente le gros avantage pour la symbolique coloniale d’un ennemi qui avait fini par se rendre et devenir « l’ami fidèle [1] » de la France. En valorisant l’image et le nom de celui qu’on aurait qualifié aujourd’hui de « repenti », voire de traître, la colonisation se donnait l’illusion d’une Algérie pacifiée. C’est entre autres, à cause de la non-allégeance des Kabyles à l’Emir que la France coloniale, puis la France tout court, ont fait que l’identité kabyle est occultée. Elle était le symbole flamboyant de la résistance la plus farouche à la colonisation. Elle était le témoin de cette partie de l’Algérie qui, en son temps, refusait obstinément d’être française, de perdre son identité.

Les cours d’histoire dispensés en France ne présentent jamais la Kabylie en tant qu’entité politique et territoriale indépendante au moment de la conquête coloniale. Ils taisent aussi le fait que celle-ci avait mis plus de 30 ans pour venir à bout du vaillant peuple kabyle, attaché à sa liberté et à sa terre ayant vu naître une héroïne telle Fadma n’Soumer lors du premier choc entre la France et la Kabylie en 1857, et des héros comme les chefs historiques de l’insurrection kabyle de 1871, Amokrane et Cheikh Aheddad. Pour avoir la paix, la France avait alors, après les massacres de villages entiers, contraint des milliers de Kabyles à quitter leur patrie vers les pays d’Orient, et leurs leaders déportés en Nouvelle Calédonie.

Il est même tabou de souligner une autre réalité historique monumentale : La création par la France coloniale d’un pays artificiel, nommé « Algérie », dans lequel plusieurs pays souverains sont engloutis, « intégrés » par la force des baïonnettes. C’est le cas, entre autres, de la Kabylie.
En effet, la date historique de 1871 voit la Kabylie perdre son indépendance face à l’immense machine de guerre coloniale. Les conséquences de la répression de 1871 sont sans précédent, l’élite sociopolitique kabyle, l’économie et les structures étatiques traditionnellement démocratiques de la Kabylie sont dévastées, entraînant avec elles non seulement l’exode et les déportations évoqués plus haut mais aussi l’arabisation des patronymes kabyles et l’émigration vers la France. On ne mesurera jamais assez les traumatismes et les bouleversements causés à notre peuple par cette perte de souveraineté dont nous payons jusqu’à aujourd’hui les conséquences.

Il serait très instructif et bénéfique pour la société française de connaître cette histoire commune partagée dans tous ses aspects avec la Kabylie. Ce ne sera pas là un simple devoir de mémoire, mais une manière de balayer les préjugés discriminants et les idées fausses, tous issus de la pensée coloniale qui étaient empreintes d’orientalisme décadent, datant du XVII siècle. Ce sera enfin la découverte par la France de la véritable identité de l’Afrique du Nord.

Il serait intéressant de s’interroger sur les raisons pour lesquelles un pan de l’histoire de l’empire colonial est ainsi mis sous scellés. Est-ce que le fait d’occulter les génocides, les destructions massives, les famines, les déportations de milliers de kabyles vers la Nouvelle Calédonie et la Guyane…relève d’une volonté délibérée de la France coloniale pour contraindre la Kabylie à perdre sa souveraineté ? Ou est-ce par arrogance et par mépris, une manière pernicieuse d’ignorer qu’il y avait un peuple kabyle indépendant qui n’était pas arabe ? La colonisation française est terminée depuis près de cinquante ans. Mais même remplacée par une autre colonisation, ce peuple est toujours là ! A-t-on peur que cette vérité serait si dérangeante qu’elle remettrait en cause les actuels équilibres géopolitiques régionaux dont la plupart des Etats tirent suffisamment d’avantages du fait du panarabisme et de la politique arabe de la France ?

La réponse à ces interrogations réside pour partie dans les rapports ambigus entre l’Algérie et la France. Elle se trouve aussi dans cette option stratégique française qui, depuis Napoléon III et son rêve de Royaume arabe, n’a occasionné que désillusions et déboires à l’Hexagone. En dépit du bon sens, celui-ci n’arrive toujours pas à en tirer toutes les conséquences. En vérité, depuis le XIXe Siècle, la France est arabophile. Elle l’est à ce point que sous la Ve République, elle est en voie d’arabisation. Pour s’en convaincre il suffit de rappeler que la France est la seule puissance à avoir une « politique arabe » proprement dite, alors que les autres grandes démocraties ont des politiques étrangères au Moyen Orient et en Afrique du Nord qui ne renvoient pas à un critère racial et réducteur. L’IMA (Institut du Monde Arabe) inauguré par le Président de la République François Mitterrand en novembre 1987 et qui n’a pas son pareil à travers le monde, en est la parfaite illustration. Cet institut, financé à hauteur de 80% par la France et le reste par 22 pays « arabes » dont l’Algérie, a pour mission la diffusion et le rayonnement de la culture arabe en France. L’école française propose et dispense aux enfants kabyles des cours d’arabe pour gommer leur véritable identité, relayant en France la politique d’arabisation que le peuple kabyle combat en Algérie depuis 1962.
Et comme cela ne suffisait pas, un responsable politique français, M. Jean François Coppé, vient de proposer à ce qu’un enseignement de l’arabe soit dispensé dans les collèges et lycées de France afin que les populations issues d’Afrique du Nord retrouvent ainsi leurs « racines ». Il semble que pour ce politicien, des ambitions électoralistes autorisent tous les égarements. Si par malheur, cette proposition venait à être mise en œuvre, elle participerait d’un génocide culturel visant au moins le peuple kabyle. Est ce aussi anodin si les mots français « nord africain » et « Afrique du Nord » sont systématiquement remplacés par le mots arabes maghrébin et Maghreb ? Comme s’il fallait à tout prix gommer plus de 9000 ans de présence amazigh en Afrique du Nord, pour mieux l’annexer à une hypothétique province arabe et en faire un Orient qui n’aurait de cohérence que dans les rêves ensablés d’orientalistes nostalgiques.

N’est ce pas là manifestement une forme de racisme inavoué à l’égard des kabyles et des peuples amazighs dont on s’entête à cacher aux Français l’existence plusieurs fois millénaire, à défaut de la supprimer ? La politique arabe de la France basée sur un critère racial, n’a jamais été en adéquation avec les réalités sociolinguistiques des pays de la rive sud de la méditerranée. Les peuples non arabes de cette partie du monde ne doivent pas choisir entre mourir physiquement ou mourir culturellement au profit de celles que des hommes politiques voudraient supérieures sur elles. Pourtant, la France qui porte haut ses idéaux de liberté, de tolérance, de laïcité est en train de se débattre contre l’avancée de l’anglais chez elle et dans les pays dits francophones. Préserver son identité ne se limite pas à la langue, mais aussi à ce qu’elle véhicule, notamment toutes ces valeurs que la France a su rendre universelles. Renoncer à son identité est un suicide, enterrer celle d’un peuple est un crime contre l’humanité. Ce nouveau siècle verra la renaissance des peuples niés à commencer par le peuple kabyle avec son futur Etat régional. La France, membre influent de la communauté européenne, pays des droits de l’homme et des Lumières, serait bien avisée de reconsidérer autant sa politique étrangère pour une meilleure considération du peuple kabyle, que sa politique intérieure où l’existence de la communauté kabyle française doit être enfin reconnue.

Arezki Boussaid
Président du MAK-France

Paris le 20 décembre 2009

Notes

[1] « L’ami fidèle » était le titre donné même aux manuels scolaires du primaire destinés aux « indigènes » kabyles pendant la guerre d’indépendance et qui avaient servi jusqu’en 1965. Ce choix était à la fois un hommage à l’Emir Abdelkader et une insulte aux Kabyles ingrats qui étaient en rébellion pour l’indépendance de l’Algérie.

 

Extrait de :  http://mak.makabylie.info/L-identite-kabyle-en-France,00637?lang=fr

Publié par mazigh à 09:27:51 dans Iḍrisen sɣur MAK | Commentaires (0) |

M. FERHAT MEHENNI REFOULE DE TUNISIE; Communiqué du MAK | 13 décembre 2009

Communiqué du MAK

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

M. FERHAT MEHENNI REFOULE DE TUNISIE

En ce jour anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 2009, Ferhat Mehenni, opposant kabyle au régime algérien, a été refoulé à l’aéroport de Tunis-Carthage. Tunis, en exécutant servile des ordres et des basses besognes du dictateur algérien et de son pyromane ministre de l’intérieur, vient de ternir un peu plus son image et surtout de bafouer un droit universellement reconnu : celui de la libre circulation des personnes.

A la demande insistante de sa mère, âgée de 84 ans, qui voulait le revoir au moins une dernière fois avant de mourir, le fils avait convenu avec elle de se rendre en Tunisie. Le choix de ce pays s’est imposé pour sa mère du fait d’un côté de sa proximité par voie terrestre, et de l’autre d’un impossible visa Schengen. M. Mehenni aurait pu se rendre lui-même en Kabylie n’était le mandat d’arrêt émis par le régime algérien contre lui, il y a de cela près d’un an, pour des raisons politiques. En Algérie sa liberté et surtout sa vie y seraient gravement menacées.

Arrivé à Tunis par le vol AF 2584, vers 15h 15’, il se présenta au guichet de contrôle des passeports. Le nom introduit dans le fichier de l’ordinateur de la police des frontières fait ressortir une information selon laquelle il serait recherché en Algérie.

Après des discussions policières au téléphone durant lesquelles il entendit dire « Nous ne voulons pas de problèmes avec l’Algérie ! », il a été mis aussitôt dans le même avion dans lequel il était arrivé et reprit malgré lui la voie des airs vers paris par le vol AF 2585 ; empêchant du coup une mère qui devait y arriver le lendemain, d’embrasser enfin son fils exilé.

Bouteflika, non content d’interdire à un citoyen de rentrer chez lui, s’emploie à lui interdire de se rendre même dans d’autres pays.

La Tunisie qui se couche devant l’Algérie ne regarde que les Tunisiens. Le régime despotique d’Alger est quant à lui notre affaire. Cet épisode qui aurait pu se terminer de manière encore plus grave pour la victime vient rappeler les tentations hégémonistes et dictatoriales de l’Algérie sur les peuples voisins. Il nous montre une fois de plus, combien la construction d’un Etat kabyle est une nécessité vitale pour l’avenir des enfants kabyles.

Le MAK révolté par cet acte qui attente à la liberté d’un démocrate, élève une protestation solennelle contre la Tunisie et l’Algérie auprès des Nations Unies, de l’Union Européenne et des ONG dont Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH…

En ce jour symbolique de la célébration des Droits de l’Homme durant lequel le Président des Etats-Unis, Mr Barak Obama s’est vu remettre le Prix Nobel de la Paix, ce sont les dictateurs d’Alger qui ont à craindre pour leur avenir et non les démocrates épris de liberté.

Kabylie le 11/12/2009

 

http://mak.makabylie.info/M-FERHAT-MEHENNI-REFOULE-DE,00632?lang=fr

Publié par mazigh à 11:58:04 dans Iḍrisen sɣur MAK | Commentaires (0) |

Défaite de l Egypte ou de la Kabylie ? | 21 novembre 2009

Le Buteur du Jeudi 19/11/2009 qui confond(?) Egypte et... JSK


Communiqué du MAK

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

DEFAITE DE L’EGYPTE OU DE LA KABYLIE ?

On s’y attendait : Une victoire de l’Algérie sur l’Egypte allait déborder du cadre strictement sportif pour envahir deux terrains qui lui sont étrangers : politique au plan interne, et diplomatique au plan externe.

Ainsi, la joie des jeunes Kabyles sortis dans la rue à la suite de la qualification de l’Algérie sur l’Egypte au Mondial est présentée par le journal arabophone « Echorouk » comme l’expression du rejet du MAK et de sa revendication d’une autonomie pour la Kabylie. Ce serait donc là, une défaite de la Kabylie et non celle de l’Egypte. Ce quotidien, au lieu de se précipiter sur une explication aussi simpliste aurait dû plutôt se poser la question de savoir pourquoi, depuis qu’il sponsorise la JSK pour humilier la Kabylie, les matchs de ce club sont-ils désertés par ses très nombreux supporteurs ! Mais, là n’est pas notre propos et le MAK assume la polémique qui lui est imposée.
Cette victoire footballistique qui, momentanément, joue le rôle de cache-misère et de cache-déni kabyles est célébrée en Kabylie pour des raisons qu’un journal antikabyle comme lui ne saurait comprendre. La Kabylie a exprimé spontanément son bonheur pour :

1- Saluer la rupture consommée d’avec le Moyen-Orient, source d’inspiration d’idéologies intégriste et raciste qui attentent à notre identité depuis l’indépendance de l’Algérie. C’est symboliquement un adversaire idéologique que nous venons de terrasser. Nous savons quel type d’adversaire nous avons vaincu ! Les Bouteflika, Soltani et autres « intellectuels » pétitionnaires peuvent toujours, par leurs déclarations, travestir la réalité en insistant sur le fait que c’est là une « victoire arabe », elle n’est que nord-africaine. D’ailleurs les Marocains et les Tunisiens qui l’ont très bien compris, ont majoritairement communié avec nous alors que de l’autre côté géographique, même les Palestiniens, soutenus depuis toujours par l’Algérie, se sont massivement rangés, en bons Moyen-orientaux qu’ils sont, du côté égyptien. Cette rupture est donc un moment de clarification et de décantation identitaires, salutaires.

2- Dire que cette victoire est aussi la leur, en ce sens qu’une grande partie des joueurs qui ont battu l’Egypte sont des Kabyles.

Il n’y a pas meilleure image pour illustrer la revendication d’une autonomie pour la Kabylie que tous ces jeunes kabyles qui, pour assister au Soudan au match décisif, se sont crus en devoir de se draper dans l’emblème kabyle tout en brandissant le drapeau algérien. C’est, donc au contraire, le refus de cette demande et de cette vérité qui risquerait de les faire redescendre dans la rue pour une autre rupture plus décisive et peut-être plus grave encore !

Il n’y a pas pires serviteurs de l’Algérie que tous ceux, comme Echorouk, Ennahar, El Bilad… au niveau des médias, pour faire voler en éclats ce fragile sentiment d’appartenance à un ensemble algérien dont ils nous excluent. Un journal comme « Le Buteur » pour attiser la haine au plan interne n’a rien trouvé de mieux à faire que de prendre la JSK pour l’équipe égyptienne, comme l’atteste ce pdf, joint en pièce attachée. Pour lui, l’Algérie a été opposé à la Jeunesse Sportive de Kabylie.

Il n’y a pas pires ennemis de l’Algérie comme Bouteflika, Belkhadem, Abou Djerra Soltani… qui refusent d’entendre la voix de la sagesse et de la raison de la part d’une Kabylie toute entière éprise de reconnaissance, de liberté et de démocratie.

Au plan international, nous sommes dans l’escalade entre l’Algérie et l’Egypte. Des deux côtés, des noms d’oiseau à fusent à volonté et des mesures de rétorsion politiques, économiques et culturelles sont en train de tomber en cascades.

Le MAK qui refuse l’hypocrisie ne versera pas de larmes de crocodiles sur une « fraternité arabe » qui part en jus de boudin après avoir fait le malheur du peuple kabyle. Il appelle pourtant au calme et à la modération, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la diplomatie.

Kabylie le 20 novembre 2009

 

http://mak.makabylie.info/Defaite-de-l-Egypte-ou-de-la,00621.html?lang=fr

 

Ndlr : pour ceux et celles qui douteraient encore : allez à cette adresse  et regardez en page 2 les compositions des équipes!!!    http://lebuteur.com/pdf-lebuteur/voir-journal/307

Publié par mazigh à 17:07:39 dans Iḍrisen sɣur MAK | Commentaires (2) |

La Kabylie livrée au carnage : Bouteflika incarne et joue les Trois Singes | 26 octobre 2009

 

Communiqué du MAK

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

Service Communication

Communiqué


La Kabylie livrée au carnage Bouteflika incarne et joue les Trois Singes

Jeudi 22 octobre 2009 en début de matinée, à Iɣil Umencar sur la route reliant Mεatqa (Maâtkas) et Amecras (Mechtras), un fourgon transportant 9 personnes a été liquéfié par la mitraille d’un groupe armé composé de dizaines d’éléments.

Cet attentat qui a coûté la vie à 7 citoyens morts sur le champ et 2 blessés dans un état critique s’est perpétré dans une zone quadrillée par des forces armées algériennes impressionnantes. L’opinion ne comprend pas comment dans de telles conditions, un peloton d’assassins armés jusqu’aux dents ourdit son forfait après des jours de repérage de sa cible, passe à l’acte sans coup férir et déambule tranquillement dans le secteur.

Depuis 2 années déjà, les attentas de ce genre sont devenus légion dans toute la Kabylie. À At Tudert (Aït Toudert), après plusieurs kidnappings réussis ou ratés dont un s’est soldé par l’assassinat d’un père de famille et de son fils, un policier relevant de la brigade de At Wasif (Ouacif) a été assassiné au moment où il rentrait chez lui la semaine dernière.
Pourtant, devant la passivité des services de sécurité dont les effectifs tachètent gaillardement le chef-lieu de la daïra (Ouacif), la population de cette région qui a organisé en juillet 2009 un sit-in au chef-lieu a exigé des armes pour se défendre lors de la réunion tenue avec les autorités civiles, militaires et policières. De fermes engagements ont été alors solennellement promis pour assurer la quiétude des citoyens. Aujourd’hui, le diktat de “groupes armés” continue de plus belle comme l’atteste le dernier assassinat du policier en plein centre de Mechrek, son village même.

Avec cette dernière tuerie qui relève plus d’un carton dans un stand de tir que d’un fait d’armes, les citoyens kabyles leurrés et embrigadés à leur corps défendant par le populisme des adeptes de “ l’Algérie une et indivisible ” sous la bannière de l’arabo-islamisme devraient perdre leurs dernières illusions et prendre conscience que le pouvoir actuel a pris option de réduire la Kabylie et son peuple par tous les moyens.

Même au plus fort de l’opération Jumelles de l’armée française, la Kabylie n’a connu un tel déferlement de haine, de sang et de cendres.

Le MAK s’incline devant la mémoire des victimes de Sidi Ali Moussa et des environs qui s’ajoutent à la cohorte interminable des martyrs de notre région. En attendant que justice leur soit rendue, il réaffirme sa détermination à œuvrer inlassablement au recouvrement de l’autodétermination du peuple kabyle dont la sécurité des personnes et des biens n’est pas négociable.

Kabylie, le 24 octobre 2009

 

http://mak.makabylie.info/La-Kabylie-livree-au-carnage?lang=fr

Publié par mazigh à 09:18:35 dans Iḍrisen sɣur MAK | Commentaires (0) |

L ETAT-CIVIL KABYLE OU LA NÉCESSITÉ D UNE CARTE D IDENTITE NATIONALE KABYLE | 17 septembre 2009

Conférence de Ferhat Mehenni le 12/09/2009 à la « Fête de l’Huma »

Conférence de Ferhat Mehenni le 12/09/2009 à la « Fête de l’Huma »

 

L’ETAT-CIVIL KABYLE

Ou la nécessité d’une

CARTE D’IDENTITE NATIONALE KABYLE

L’état-civil kabyle a été le fait de l’administration coloniale. Il a été établi suite à un recensement général de la population de la Kabylie en 1895.

Jusque-là, les Kabyles n’éprouvaient pas le besoin de se compter ou d’établir un état-civil. Les denses relations qui encadraient les individus à travers les familles, les clans, les çofs, les villages, les fédérations et confédérations… étaient suffisantes pour établir l’identité de chacun. La Kabylie avait une telle organisation sociale que la traçabilité des familles était aisée pour qu’entre elles des contrats et des alliances se concluent en toute sérénité. Ce peuple qui n’avait jamais estimé bon de construire des prisons, la criminalité y était si rare, se passait aisément d’une police et de sa propension à ficher chaque individu. L’état-civil est avant tout un outil de contrôle des personnes et des groupes. C’est la liste d’appel dans une prison à ciel ouvert. C’est le besoin de prévenir d’autres insurrections kabyles, comme celle de 1871, qui avait poussé les militaires français à établir vers 1895 un recensement des villages et des populations qui n’aurait aucun sens sans un état-civil. En Kabylie l’état-civil est une étape supérieure de la victoire des forces militaires coloniales sur la société kabyle. Il est la marque et le témoin de la défaite des Indigènes. C’est le trophée narcissique du vainqueur. Le scalp d’un peuple ornant la ceinture du guerrier colonialiste français.

L’acte était en soi suffisant. Avoir un état-civil des Kabyles était presque une fin en soi. C’était une obsession qui trainait depuis 1837, du temps où la Kabylie n’était pas encore défaite. En effet, un décret de cette année-là interdisait, dans l’Algérois, d’embaucher des Kabyles qui ne se faisaient pas recenser auprès de l’administration coloniale. Mais une fois la victoire acquise sur la Kabylie (1857 et 1871), pour connaitre approximativement le nombre de rebelles potentiels auxquels ils pourraient avoir à faire, les années à venir, les militaires chargèrent des Administrateurs de recenser les Kabyles qui s’avérèrent tourner alors autour de deux millions d’âmes.

Ces administrateurs, dans l’exécution de leur tâche, ne montrèrent aucun respect pour les recensés qui se retrouvèrent, un par un et du jour au lendemain, attifés d’un nouveau nom qui peu à peu va supplanter (sans parvenir à l’effacer) leur véritable identité. Comme nous sommes au lendemain du rêve de Napoléon III de créer un « royaume arabe », les noms des Kabyles furent tous arabisés par les « Bureaux arabes ». Les Aït, At qui sont les préfixes patronymiques kabyles, sont remplacés par les Ben Bou, Ibn, Beni, Ould… arabes. Par ailleurs, pour distinguer les prénoms homnymes dans une même famille, il a été décidé de fonder des lignées distinctes à partir de chaque membre mâle d’une même fratrie. Ainsi, on se retrouve dans une même famille avec trois à quatre noms différents, sans aucun rapport avec eux. Mais comme en Algérie fraîchement colonisée la situation s’est répétée un peu partout, et qu’en plus l’Administrateur était à court de noms, il donna le même nom un peu partout en Algérie à des familles qui n’ont jusqu’ici aucun lien de parenté. On se retrouve dans cette étrange situation qui donne des noms différents à des membres d’une même famille tandis qu’on partage le même nom avec des étrangers.

L’Etat algérien, en décidant d’arabiser l’état-civil kabyle a amené, par la graphie arabe, sa part de distorsion des noms légués par la colonisation sans pour autant les remettre en cause.

Nous profitons de ce stand de la Kabylie à la Fête de l’Humanité 2009 à La Courneuve pour soumettre à débat entre Kabyles sur ce crime culturel commis contre notre véritable identité et poser la question de savoir si le moment ne serait pas venu de tenter d’en limiter les dégâts dans un premier temps et, dans un second temps d’en réparer les torts. Ne devrait-on pas, sous l’autorité d’une institution neutre à mettre sur pied, établir à titre symbolique une CARTE D’IDENTITE NATIONALE KABYLE pour ceux qui en feraient la demande et permettre ainsi à chacun de réhabiliter le nom de ses ancêtres ? Bien sûr, pour la traçabilité des noms, il sera fait référence sur la nouvelle carte à l’identité imposée par l’administration coloniale. La question épineuse de la nationalité des Kabyles pourrait être résolue par la citoyenneté. Aujourd’hui, tous les Kabyles se sentent appartenir à la nation kabyle. Donc il y aurait lieu d’indiquer sur cette carte symbolique pour chaque intéressé, la citoyenneté qui, pour d’aucuns serait canadienne, voire québécoise, américaine, pour d’autres française, allemande, suédoise, anglaise, hollandaise, norvégienne…

Nous recueillerons vos avis et vos votes à travers nos sites web et ceux qui nous sont amis, les réunions publiques en Kabylie et dans la diaspora… En fonction des résultats que nous aurons au bout de 45 jours de campagne de discussions et de positions affichées, nous abandonnerons le projet ou nous mettrons sur pied les structures et moyens à même de réaliser symboliquement cette réparation de notre histoire. En attendant, nous vous faisons parvenir en pièce jointe un sketch humoristique de Fellag sur le sujet qui nous concerne ainsi que le texte de témoignage de Kamel Mezoued, objet d’une émission de télévision diffusée par Arte le 2 novembre 2008


Source  :   http://mak.makabylie.info/L-ETAT-CIVIL-KABYLE-OU-LA?lang=fr

Publié par mazigh à 09:12:56 dans Iḍrisen sɣur MAK | Commentaires (0) |

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