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Mazigh, Amazigh, Tamaziɣt

Isalan f Tmaziɣt (actualité berbere). Tiɣri n tlelli (la voix de la liberté)

Ansuf yeswen (kwent)

Azul fellawen(kent), 


 


 


 


Gloire à MATOUB LWENNAS et les Héros de la cause AMAZIΓ


 


 


 


(Tif xir lεebd ur neγri, isεan tamusni, wala w'iγran di tmenqas!) M.L.


 




 


 


 


 


 


NORTH AFRICA IS BERBER!
NORTH AFRICA WON'T BE ARABIC



A consulter http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/bilan_emeutes.htm










Tes propos racistes ne font que m'effleurer, la vérité elle, te transperce le coeur. Les plus virulents sont les berbères arabisés qui ne savent plus qui ils sont!









azul af yal amaziγ si tegzirin tiknariyin ar siwa






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DANY BOON, Fils de KABYLE! | 23 octobre 2009

Extrait de l'interview ci-dessous "Jean-Marie Le Pen vous avait attaqué...

Il s’était juste indigné que l’image du Nord soit donnée par deux Arabes. D’abord, je suis fils d’un Kabyle et non d’un Arabe. Mais ce qui m’attristait, c’est que le FN puisse être élu chez moi. Je me sens devenu ambassadeur de ma région." 

Ndlr : Enfin un autre grand artiste qui n'a pas honte de ce qu'il est vraiment, gageons qu'il soit un exemple à suivre par tant d'autres et nos sportifs de haut niveau qui feront date et inscrirons leurs nom dans l'histoire des gloires en lettre d'or et non dans la poubelle de l'histoire pour combien d'autre brebis égarées de notre identité! 

Tanemmirt Dany,

Mazigh

 

Publié le 22/10/2009 - Modifié le 22/10/2009 N°1936 Le Point

Dany Boon

« Je suis devenu une bête de foire »

Dany Boon est au cinéma chez Jeunet et sur scène pour son spectacle. Bref, c’est l’automne Boon ! Rencontre.

Propos recueillis par François-Guillaume Lorrain

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Le Point : Votre rôle dans le film de Jeunet était écrit au départ pour Djamel Debbouze. Vous l’avez « boonisé »?

Dany Boon : Vous trouvez ? J’ai proposé des choses, comme la scène du mime automate. J’ai gagné ma vie en faisant du mime dans la rue. Ce qui me plaisait, c’est que tout passe par le corps et le visage. J’aime ne pas parler. On est à une époque où les films sont trop bavards.

Vous jouez encore un simple, un naïf. Un jour, comme Coluche avec « Tchao Pantin », vous irez vers le dramatique ?

Je n’en fais pas une priorité. Mais dans le prochain film de Christian Carion, qui a pour cadre l’univers de l’eau et ses appels d’offres, je devrai faire un méchant corrupteur. J’ai confiance en Carion, c’est le premier à avoir cru en moi avec « Joyeux Noël ». Et puis il est du Nord. Le Nord, c’est un peu une mafia.

Votre fils, Noé, joue dans le film de Jeunet. C’est aussi le début de la « mafia » Boon ?

Jeunet cherchait un gamin pour me jouer à l’âge enfant. Je lui ai proposé mon fils, mais il a passé des essais comme tout le monde. Il s’était mis une pression d’enfer. « Si je suis pas pris, alors que je suis ton fils, c’est la honte. »

Sur le générique, il s’appelle Noé Boon. C’est votre vrai nom désormais ?

Cela fait onze ans que, sur ma carte d’identité, il n’y a plus marqué Daniel Hamidou, mais Dany Boon.

Pourquoi ?

On m’appelle comme ça depuis mon adolescence à cause de la série télé sur Daniel Boone. Ma réussite artistique, je l’ai eue avec ce nom et cette réussite m’a sauvé la vie.

Vraiment ?

Je ne serais peut-être pas mort, mais presque. Au début, j’étais très malheureux dans la vie, très heureux sur scène. La scène me réparait et puis j’étais utile, je faisais rire. Plus tard, avec la psychanalyse, j’ai compris qu’on ne peut pas se réparer sur scène. Boon, au début, c’était le synonyme de ma réussite, du type qui gagne de l’argent. Mais je n’assumais pas, j’avais honte par rapport à mes parents. Je dilapidais, je donnais et quand les impôts tombaient, je devais faire des emprunts sur mes prochains DVD ou spectacles. Il m’a fallu sept ans d’analyse pour régler cela.

L’analyse vous a aidé pour l’écriture, la création ?

Je crois que oui. Les artistes craignent la psychanalyse. Mais plus on se connaît, plus on a du temps pour les autres. Et plus on absorbe les autres, plus le travail en profite.

Les 26 millions d’euros gagnés avec « Bienvenue chez les ch’tis », vous les assumez mieux ?

Je n’ai pas gagné 26 millions. C’est une journaliste du Figaro qui a écrit ce chiffre. Je lui indiquerai la différence avec ce que j’ai vraiment gagné. La pauvreté, ça ne s’oublie pas. Je reste un ancien pauvre. Je garde le sens des choses. Ma vie n’a pas fondamentalement changé : avant les « Ch’tis », j’étais déjà mon producteur, cela fait quinze ans que je gagne très bien ma vie. C’est ma notoriété qui n’est plus la même. J’étais connu, je suis devenu très connu.

Vous en parlez dans votre prochain spectacle ?

Oui. Quand les gens me voient, ils ne disent plus « voilà Dany Boon », mais « tiens, le type des "Ch’tis", ou des "Chips", ou des "Ch’mis" ». Il y en a aussi qui se sentent agressés par ma présence. « 20 millions, c’est dingue. C’est pas exagéré, non ? » Un jour, dans une salle de sport, deux types ont commencé à parler devant moi de Will Smith, qui a acheté le remake des « Ch’tis ». L’un dit à l’autre : « Tu sais, il connaît Will Smith. » Et l’autre : « Mais qu’est-ce que les Américains ils peuvent bien y comprendre aux ch’tis ? » « Ben, tu sais, eux aussi, ils ont leurs ploucs. » Véridique.

Les triomphes sont parfois aussi difficiles à gérer... Je suis devenu une bête de foire. Un truc très lucratif pour les journaux. Un jour, un magazine people m’a mis en couverture en prétendant que le succès me faisait déprimer. Je vois la photo : elle avait été prise il y a trois ans à l’enterrement de mon meilleur ami. C’est très violent. Pour mes enfants aussi, ce n’est pas facile. C’est pour cette raison que vous êtes parti pour Los Angeles ?

Oui. Mais la vie aussi fait parfois bien les choses. Au même moment, il y a eu la proposition d’un remake, produit par Will Smith. J’ai pris un agent là-bas, on m’a proposé des rôles que j’ai refusés, mais je suis devenu consultant artistique sur le projet du remake.

Ce qui veut dire...

J’ai donné mon accord sur le choix de l’acteur, Steve Carrell, du scénariste, Nick Schenk, qui venait d’écrire « Gran Torino », d’Eastwood. J’attends le script final. Puis la maison de Will Smith m’a demandé de retravailler un autre scénario, que je vais sans doute réaliser là-bas l’année prochaine. Une histoire entre l’Italie et les Etats-Unis, qu’on m’a proposée de diriger, car elle est assez proche de l’univers des Ch’tis.

Vous êtes résident à Los Angeles ?

Non. Juste immigrant non résident. Nuance importante. Car je suis content de pouvoir payer des impôts en France. C’est toujours mon histoire d’ancien pauvre. Bien sûr, un fiscaliste, après calculs, m’a conseillé les Etats-Unis. Mais j’ai refusé. Si j’ai fait cette carrière, c’est grâce à mon pays.

On vous a senti sur la défensive : vous ne vouliez pas passer pour le Français qui se la coule douce, vous n’avez donné aucun détail...

J’ai su que les journaux français avaient payé des paparazzis américains pour trouver où j’habite. Et là-bas, ils ont tous les droits. Pour l’instant, ils ne savent pas. Mais c’est vrai que je travaillais beaucoup. Je préparais mon spectacle. Le plus curieux, c’est que je suis revenu vers des personnages de mes débuts, des marginaux, des tarés... C’est plus dur d’écrire après un tel triomphe ? La pression, je l’avais déjà avant. Elle est juste plus forte. J’ai mis plus de temps. Mon prochain film, « Rien à déclarer », je mets aussi plus longtemps à l’écrire.

Il y sera encore question du Nord ?

Un peu. Cela parle de la frontière franco-belge, de ces zones de douane qui ont disparu avec l’Europe, du no man’s land qui a tout remplacé. Ce sera une comédie sur la société qui mute de façon violente. Il y sera aussi question du racisme entre un Français et un Belge.

Pourquoi avoir pris position contre Marine Le Pen lors de l’élection d’Hénin-Beaumont ?

Un jour, on m’a montré un article du Corriere della Sera qui juxtaposait une affiche italienne des « Ch’tis » avec une affiche du Front national. Le journal s’étonnait que le parti extrémiste français puisse l’emporter là où les « Ch’tis » avaient triomphé. C’est la juxtaposition qui m’a ouvert les yeux.

Jean-Marie Le Pen vous avait attaqué...

Il s’était juste indigné que l’image du Nord soit donnée par deux Arabes. D’abord, je suis fils d’un Kabyle et non d’un Arabe. Mais ce qui m’attristait, c’est que le FN puisse être élu chez moi. Je me sens devenu ambassadeur de ma région.

Vous croyez qu’un comique doit se mêler de politique ?

Non. Là, c’était affectif. Si l’élection avait lieu dans le Sud, je n’aurais rien dit.

Lors des Césars, vous n’avez eu qu’une nomination et vous avez râlé : vous vouliez le beurre et l’argent du beurre ?

J’étais juste déçu. Et puis les comédies n’avaient que deux nominations sur une centaine possible. J’ai dit que c’était dommage d’être mis à l’écart par le métier. J’ai rajouté que je n’irai pas aux Césars, car je partais aux sports d’hiver, mais c’est devenu : Dany Boon boycotte les Césars, Dany Boon furax. Dans la rue, on me disait : « Dany, pourquoi vous vous énervez, on est là, nous. » Mais j’étais pas énervé.

Vous en voulez aux journalistes ?

C’est le système. Maintenant, je suis un bon client. Je me sens agressé, mais je ne vais pas me plaindre d’avoir tant de succès. On m’avait prévenu : après le moment de grâce, il y aurait la disgrâce.

Vous n’êtes quand même pas en disgrâce...

Non, mais en vouloir à ceux qui réussissent, c’est très français. Il faut juste ne pas devenir parano. Si ça se trouve, vous allez déformer mes propos...

 

http://www.lepoint.fr/actualites-cinema/2009-10-22/je-suis-devenu-une-bete-de-foire/903/0/388283

Publié par mazigh à 15:05:27 dans Tuqqna ar tansiwin / Liens Utiles | Commentaires (0) |

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