Publié par stanwall à 12:38:21 dans trasssh | Commentaires (10) | Permaliens
DES DONNÉES
SATELLITAIRES DU CNES ET DE LA NASA RÉVÈLENT
DE NOUVEAUX DÉTAILS DES TSUNAMIS
Pour la première fois, des satellites en orbite ont observé et mesuré en pleine mer un tsunami majeur, celui de l'Océan Indien provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu le 26 décembre au sud-ouest de l'Île de Sumatra. Les mesures sont très précieuses pour les chercheurs du monde entier et nous aideront à mieux comprendre ces événements.
Les équipes américaines et françaises qui travaillent en parallèle sur les données altimétriques des satellites Jason et Topex-Poseidon de la NASA et du CNES pour l’océanographie, ont confirmé, chacune de leur côté, les mesures de la hauteur du tsunami relevées par les satellites au moment où il se propageait depuis l'épicentre du séisme. Les satellites ont survolé le golfe du Bengale à 150 km l’un de l’autre, deux heures environ après le séisme.
«Ces deux satellites n’effectuent qu’environ 13 révolutions autour de la Terre, et chacune des traces au sol de leurs orbites est séparée de 3 000 km environ de la précédente », a déclaré le Dr Philip Callahan du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena en Californie qui recherche les signaux de tsunamis dans les données satellitaires d'altimétrie radar depuis le lancement de Topex/Poseidon en 1992. «La probabilité d’obtenir, pour un endroit donné, des observations d’un événement tel que celui-ci dans un intervalle de deux heures est très faible. Jason a réussi à capter les signaux du tsunami par opportunité, mais cela présente un intérêt immense pour les océanographes du monde entier » a-t-il ajouté.
«Les observations réalisées par Jason et Topex/Poseidon sont uniques et très précieuses pour la validation et l’amélioration des modèles numériques de tsunamis ainsi que pour le développement des futurs systèmes d’alerte aux tsunamis », a indiqué le Dr Lee-Lueng Fu du JPL, responsable scientifique du projet Topex/Poseidon et Jason.
«Il faut actuellement au moins cinq heures pour traiter des données satellitaires d’altimétrie radar, qui ne peuvent donc pas être utilisées par les systèmes d’alerte pour ces événements » , a précisé le Dr Fu. Le Dr Callahan a reçu les données de Jason le 27 décembre au matin.
Les images sont disponibles en ligne à l’adresse : http://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA07219.
L’image principale montre les changements de hauteur de la surface de la mer par rapport à des observations effectuées le long de la même trace 20 à 30 jours avant le séisme, changements provoqués par le tsunami. L’encart représente une simulation des changements de hauteur de la surface de la mer réalisée par Kenji Satake, chercheur au National Institute of Advanced Industrial Science and Technology, Japon. Son modèle fournit une représentation globale du bassin océanique Indien permettant ainsi d’interpréter les observations satellitaires de Jason et Topex/Poseidon qui, en l’occurrence, sont en bon accord avec le modèle.
Les satellites ont mesuré une augmentation maximale (écart par rapport à une situation normale) de l’élévation du niveau de la mer de 50 centimètres en pleine mer, à environ 1 200 km au sud du Sri Lanka sur la crête principale du tsunami déferlant depuis le golfe du Bengale. Cette surélévation du niveau de la mer est suivie d’une dépression d’environ 40 centimètres de la surface océanique en-dessous de la normale. La distance entre une crête de l’onde et la suivante était alors de 800 km environ. Une deuxième onde a succédé à la première, avec une hauteur de 40 centimètres au-dessus de la normale. Près de l’extrémité nord du golfe, deux ondes d’une hauteur respective de 40 et 20 centimètres au-dessus de la normale étaient en train de gagner les côtes de Myanmar. Se propageant dans le golfe du Bengale à partir de la zone du séisme vers le large depuis l’ouest de Sumatra, ces ondes de tsunami ont finalement atteint des eaux peu profondes le long des côtes de Sumatra, du Sri Lanka, de la Thaïlande et du sud de l’Inde. Leur vitesse enregistrée en pleine mer a diminué, passant de celle d'un avion à réaction, 800 km/heure, à environ 32km/heure, transformant l’onde se propageant en pleine mer avec une hauteur de 0,5 mètre ou moins en des murs d’eau de près de 10 mètres ayant un potentiel de destruction considérable.
Jason et Topex/Poseidon sont des missions satellitaires conjointes de la NASA et du Centre National d'Études Spatiales (CNES). Les deux missions ont pour principal objectif d’effectuer des mesures à long terme de la hauteur de la surface de la mer afin de mieux comprendre la circulation océanique et ses effets sur le climat.
«Ces informations satellitaires sur la hauteur de la surface de la mer trouvent de nombreuses autres applications, et peuvent être exploitées pour aider la navigation, les opérations offshore, la prévision des cyclones, les pêcheries, etc. », a déclaré le Dr Yves Menard, responsable scientifique des projets Jason et Topex/Poseidon au Centre National d’Études Spatiales.
«La détection du tsunami qui vient d’être réalisée démontre une nouvelle fois l’importance des observations satellitaires de l'altimétrie radar » .
La NASA et le CNES travaillent en collaboration avec la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, USA) et l'Organisation Européenne pour l'Exploitation des Satellites Météorologiques (EUMETSAT), sur la prochaine mission d'altimétrie radar dénommée Mission de topographie de la surface des océans (Ocean Surface Topography Mission, OSTM), dont le lancement est prévu en 2008. Elle devrait permettre à la mesure altimétrique radar de devenir une observation de routine pour ces organisations.
Des informations complémentaires sont disponibles aux adresses suivantes :
http://sealevel.jpl.nasa.gov/
et http://www.jason.oceanobs.com/html/portail/general/welcome_uk.php3
Publié par stanwall à 15:57:42 dans petit grain de sable | Commentaires (3) | Permaliens
Fluidité, Progrés...
Publié par stanwall à 15:01:43 dans Design | Commentaires (3) | Permaliens
Une secousse sismique au large du Japon
déclenche une alerte au tsunami
AFP | 19.01.05 | 07h53
Une secousse sismique de magnitude 6,8 sur
l'échelle ouverte de Richter dans l'Océan Pacifique
a déclenché mercredi une alerte au tsunami,
a annoncé l'Agence japonaise de météorologie.
L'épicentre du tremblement de terre, qui s'est
produit à 15h11 (06h11 GMT), a été localisé à
environ 300 kilomètres au sud-est de Tokyo et
à 10 kilomètres sous le niveau de la mer,
a précisé l'agence.La secousse n'a
quasiment pas été ressentie dans les grandes
villes du centre du Japon.
Le probleme c'est que cela deviend presque
quotidien....une fois de plus, nous ne pourrons
pas dire que l'on ne savait pas...

Publié par stanwall à 08:22:50 dans petit grain de sable | Commentaires (0) | Permaliens
Un état d'alerte a été prononcé à bord de la Station spatiale
internationale (ISS), en raison d'une tempête magnétique attendue après une puissante éruption solaire observée par les scientifiques russes, a indiqué mardi 18 janvier un responsable russe, spécialiste en médecine spatiale.Un état d'alerte a été instauré à bord de l'ISS, qui prévoit un contrôle renforcé du niveau des radiations"
Lundi, les scientifiques russes ont observé une intensification de
l'activité solaire, avec la plus puissante éruption depuis novembre
2003, a souligné un responsable de l'Institut de magnétisme
terrestre, Anatoli Belov, cité par Itar-Tass.

"AUCUN DANGER POUR L'ORGANISME HUMAIN"
"A cause d'une puissante tempête magnétique, nous avons
recommandé à Salijan Charipov [le cosmonaute russe] et
à Leroy Chiao [l'astronaute américain] de rester dans les
endroits de la station les plus protégés des radiations,
particulièrement lorsque la station est tournée vers le Soleil,
et d'en mesurer constamment le niveau", a expliqué
M. Bogomolov. Actuellement, "il n'y a pas de danger pour la santé de
l'équipage", a-t-il assuré.
Le taux des radiations que subit l'organisme d'un
cosmonaute en orbite augmente pendant les périodes
de tempêtes magnétiques, mais ce phénomène "ne
présente aucun danger pour l'organisme humain", a
souligné le responsable. Selon les scientifiques, les
orages magnétiques ne présentent pas de risque
pour la santé car les particules ionisées sont absorbées
ou déviées par l'épaisse atmosphère terrestre.
L'ISS se trouve actuellement à une altitude de 360 km
de la Terre, alors que la couche protégeant notre
planète des bouleversements magnétiques est
située à une altitude de 500-600 km, ont souligné les
scientifiques russes. La station spatiale est protégée des
radiations solaires par un équipement spécial."
Publié par stanwall à 07:13:36 dans manifestations planétaire | Commentaires (0) | Permaliens
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