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Bleu... | 08 janvier 2005

Déjà tu dors...
En courbes et collages, ne jouer que la tendresse pour reconnaître tes rivages
Et si, pour cette fois, ne jouir que de caresses
Douces comme mes nuits dans tes bras, j'arrive...

Publié par ngrossfeld à 01:23:08 dans Pendant que tu dors | Commentaires (6) |

Aujourd'hui | 07 janvier 2005

Envie de dire n'importe quoi, de faire un blog avec de super photos de fêtes déjantées pleines de gens bourrés avec des commentaires du genre «sa c super on e tre bo pi lui l'e tro ouf jle kif tou pl1» (ouais, je sais, pas terrible mais c'est vraiment difficile, il faut trois fois plus de temps pour écrire comme ça, et en plus je n'arrive pas à me relire, parce que si c'est sensé être phonétique, je ne dois pas avoir le bon accent... Pour moi C ne peut se traduire que par «ses» et certainement pas par «c'est» ! Quant à pl1, dans mes contrées sous-développées, il existe toujours une différence entre un et in, alors plun ça fait un peu ridicule).

Pas envie d'être gentil, joli, tout beau, plein de sourires niaiseux, de pensées profondes et poétiques, de sensuelles allusions aux corps des hommes, des femmes, et des autres (pas de raisons de se limiter, le plaisir se prend là où on le trouve, et j'aime chercher), pas de poèmes genre le chant des petits oiseaux sur la branche emporte mes rêves sur les rayons du soleil dans la pénombre de mes nuits étoilées, ô mon amour que je t'aime tout plein partout, fais-moi mal qu'on rigole.

Pas envie de me tourner autour du bourillon en ruminant de sinistres et nostalgiques réflexions sur le temps qui passe inexorablement, les silhouettes qui s'affaissent lamentablement, les cigarettes qui se consument trop vite, les sacs à ordures trop petits qui se déchirent dès que l'on essaye des les tirer hors de la poubelle, les voitures qui systématiquement refusent de démarrer le matin où l'on est pressé, les paquets de café qui s'acharnent à se cacher et à vous présenter leur fond désert quand enfin on les retrouve, les bouteilles de lait qui se remettent vides dans le frigo (oui, je vise bien quelqu'un !) .

Pas de diatribes éthyliques (encore un peu tôt, non - quoique...) sur la vie, l'amour, les nuits d'insomnies, les voyages intérieurs, les sujets immobiles, la connerie humaine, les espoirs déçus et les attentes stupides.

Pas de photos en clair obscur, de courbes, de chutes à caresser, de peau qui donne envie de lécher, de plaisir inédits. Je voulais mettre une photo de mon jardin fleuri mais nous sommes en janvier (donc pas de fleurs) et surtout je n'ai plus de jardin. Alors, rien !

Me sens d'humeur assassine, bête et méchante.
Et j'adore ça...

Bon, j'ai cinq minutes, je vais faire un peu de lecture...

Publié par ngrossfeld à 12:48:43 dans lemondedeNicolas | Commentaires (21) |

Désert | 06 janvier 2005

Nuit
Regard qui fuit
Silence qui passe
Pétard mouillé
C'est passé...


Ton corps sous ma main
Immobile dans ton sommeil
Sans savoir ni comprendre
Rêvant peut-être

Comme un goût amer dans la bouche
Perdus dans nos déserts
Et demain ?
Essayer de dormir...

Publié par ngrossfeld à 01:25:31 dans Pendant que tu dors | Commentaires (8) |

Frustration... | 05 janvier 2005

Intense aujourd'hui.
Les hasards de l'informatique (mystères des connexions, vieil ordinateur poussif, qui sait ?), le rythme de la vie ne m'ont permis qu'un trop court passage.
Assez pourtant pour savourer les mots de Volcane
Palpiter aux textes de Mounch
Vibrer sur la prose de Fil
Et commencer à admirer le style de Cleo
Mais en passant une heure par blog, à cette vitesse, il me reste heureusement tout encore à découvrir...
Et je ne peux pas rester (un merveilleux dîner en perspective).
Déjà complètement bloggdépendant ? Certainement, sinon pourquoi cette frustration.

Se sentir soudain presque isolé de ne pas pouvoir rester...

Photo de Gil Coste

Publié par ngrossfeld à 19:21:26 dans Bloggland | Commentaires (4) |

Dîner... | 04 janvier 2005

Instants d'angoisse après le déjeuner. Sirotant un café (le vingtième de la journée) sur une terrasse pour profiter des deux rayons de soleil, les yeux cherchant parmi les passants un regard avec lequel jouer, j'ai vu quelqu'un qui m'a fait penser à toi.
Alors j'ai pensé à demain, à ce dîner qui nous attend, dîner que je ne veux pas, dîner qui m'effraye, dîner dont je suis sûr qu'il ne sortira rien de bon.
Pourquoi faudrait-il que tout le monde soit ami ?
Pourquoi confronter le présent au passé, les mettre face à face, comme en balance ?
Quelle idée stupide tu as eu de proposer.
Quelle idée stupide j'ai eu d'accepter.
Mais je n'ai jamais su te dire non (aurions-nous vécu ensemble plus de dix ans sinon), alors nous dînerons tous ensemble. Autour de la table, nous ferons semblant de nous aimer, de rire, de parler des petits riens qui peuplent nos vies, en évitant les regards, les souvenirs, les histoires complices.
Je suis mal chaque fois que l'on se voit, tu le sais, même si le passé est mort, même si nous sommes tous deux à nouveau accompagnés, nous avons trop partagé nos vies pour qu'elles se croisent sans étincelles.
Et pourquoi mêler d'autres à nos hasards ? Nous avons déjà tant fait de mal autour de nous, les tumultes de notre vie qui s'effondrait n'ont épargné personne, alors pourquoi maintenant qu'enfin tout est calme ?
Justement, pour repartir sur de « bonnes bases » tous ensemble ?
Pensons-nous vraiment que cela soit possible ? On va tous former une grande famille et on sera tous copains ?! Et toi qui me dis que tu nous voudrais à nouveau plus proches, que notre complicité d'amants devienne complicité d'amis.
Et tout ça va se créer autour de ce dîner ?
Le doute m'envahit, comme une main qui t'agrippe dans le dos...
Et l'angoisse m'étreint, une peur irraisonnée qui s'installe, lovée au bas du ventre, qui ne me lâche plus.
Je hais déjà ce fameux dîner...

Publié par ngrossfeld à 15:31:29 dans Eux | Commentaires (2) |

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Moi

Juste envie de raconter (et de lire!) des histoires. Un peu perdu sur cette planète mais assez content d'y être. La quarantaine, avec tout ce que cela comporte d'histoires, de problèmes, de joie, de tendresse, de pertes, de vie

Et comme je viens de découvrir MSN, à tout hasard : nicolas_167@hotmail.com

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