Le plaisir de l'attente
Imaginer le lendemain
Frémir en souriant, déjà
Inventer en rêvant de nouveaux jeux
Nous ne dormirons pas ensemble ce soir
Bonne nuit et à demain...
Photo de Joe Ziolkowski
Publié par ngrossfeld à 20:28:36 dans Pendant que tu dors | Commentaires (1) | Permaliens
Une nouvelle nuit qui commence, doucement je ne trouve plus les mots, comme un vide peut-être, une sorte de fatigue, lassitude dans l'obscurité, une larme d'amertume, se perdre dans le noir...
Je ne sais plus
Photo de C.Reynolds
Publié par ngrossfeld à 00:21:15 dans Pendant que tu dors | Commentaires (13) | Permaliens
Cinq minutes de pause, retrouvé par hasard dans un vieux tiroir:
A oto mój sekret. Jest bardzo prosty: dobrze widzi się tylko sercem. Najważniejsze jest niewidoczne dla oczu.
Mały Książę - Saint-Exupéry
Souvenir d'enfance, me souviens plus de la version française. Maintes fois rabâché, tout le charme de la naïveté et des illusions pas encore perdues.
Ben voilà...
Publié par ngrossfeld à 14:21:36 dans meschpuche | Commentaires (7) | Permaliens
Tu m'as donné envie de montagne dimanche, de courbes rondes, de sommets frémissants, de vallées humides et de pics vainqueurs, de descentes sombres et d'escalades haletantes, de pitons confiants et de sommets exaltants, n'oublie pas que celle-là aussi il nous faut la découvrirPublié par ngrossfeld à 22:21:50 dans lemondedeNicolas | Commentaires (1) | Permaliens
Je me souviens du réveil dans la nuit, de la buée devant les yeux, de la course dans l'appartement voisin, de l'émerveillement devant les images un peu troubles, sur la lune on marchait...
Je me souviens de l'affiche dans le couloir au premier, de l'enthousiasme de mes frères, des premières découvertes de l'injustice, de la musique amère du mot « Biafra », le premier concert humanitaire résonnait...
Je me souviens de routes désertes, des courses de bicyclettes sur les avenues vides de voitures, des gaspis qu'il fallait chasser sans les voir, des chocs qu'on disait pétroliers, une adolescence qui naissait...
Je me souviens des longues tablées, des enfants qui courraient, des bouteilles qui se vidaient et des chants qui montaient, des vieilles qu'on ne comprenaient pas toujours, du jardin au soleil, la famille qui vibrait...
Je me souviens des clameurs dans les rues, des revendications que nous ne comprenions pas toujours, de l'exaltation des rencontres et des débats, de 68 qui se réveille, Lausanne bougeait...
Je me souviens d'une solidarité renaissante, des s et des c ressurgis de l'enfance, des longs téléphones censurés, des craintes, des attentes, et du bonheur de voir que tout n'était pas figé, un peuple se soulevait...
Je me souviens du premier envol de la rose, des vestes retournées, d'une nuit à Pantin, d'une voix mourante et de larmes pleins les yeux, d'avenirs radieux et de matins songeurs, un tonton triomphait...
Je me souviens des mystérieux avis laconiques, de l'incompréhension dans les regards, des mains qui se serrent en craignant les départs, des kilts qu'on cousait pour apaiser la douleur, des premiers qui mourraient...
Je me souviens de la joie après la peur, de la douceur de la peau qui s'éveille, des mains minuscules qui serraient mes doigts, du regard qui découvre le monde, de la fierté et de la tendresse, une vie naissait...
Je me souviens des pierres qui tombaient, des larmes dans les yeux, des sourires des inconnus et du froid de novembre, de l'espoir de la fusion entre deux mondes, un mur s'écroulait...
Je me souviens de tes bras autour de moi, des balades dans les criques cachées, des caresses tant de fois renouvelées, des jeux de vilains qui nous ressemblaient, des quotidiens au fil du hasard, un amour grandissait...
Je me souviens du drapeau bleu qui flottait, de discours pour en devenir une étoile, de la force du lac contre la montagne, des visions de monde sans frontière, du refus comme une claque dans la figure, des regrets qui se déclinaient en français, mon pays se refermait...
Je me souviens de ces nombreux rivages, de la découverte d'autres soleils et de nouveaux sourires, du souffle coupé devant tant de beautés, d'îles et de montagnes a peine explorées, de villes et de villages découverts au hasard de la route, des heures de vols et des sièges trop petits, le bonheur voyageait...
Je me souviens de la joie de la famille qui se recompose, des liens qui renaissent par-dessus les frontières, de la vodka qui revient couler le long des montagnes, de l'aigle qui reprend son envol, un drapeau bleu et or qui pavoisait...
Je me souviens des fêtes pleines d'éclats, des rythmes sourds qui résonnaient dans la nuit, des rencontres rapides, du jeu des regards, de l'alcool et la neige qui nous emmenaient sur d'autres nuages, les jungles rugissaient...
Je me souviens d'un désert qui s'enflamme, d'obscures opérations chirurgicales, d'une vision qui s'impose, du regard inquiet, du bras vengeur, une puissance frappait...
Je me souviens d'un soir de février, d'un bar au clair de lune, de plaisirs entortillés dans les draps, d'un bonjour ensommeillé il y a un an déjà, et d'un bonheur retrouvé le soir contre toi, une histoire commençait...
Publié par ngrossfeld à 11:08:35 dans lemondedeNicolas | Commentaires (10) | Permaliens
Juste envie de raconter (et de lire!) des histoires. Un peu perdu sur cette planète mais assez content d'y être. La quarantaine, avec tout ce que cela comporte d'histoires, de problèmes, de joie, de tendresse, de pertes, de vie
Et comme je viens de découvrir MSN, à tout hasard : nicolas_167@hotmail.com
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