J'aime la tendresse des jeux de regards, les mots à demi murmurés, les caresses à peine ébauchées, les longs voyages à deux dans le mitan du lit, les découvertes lentes, tes yeux au lever du jour...
J'aime l'ivresse de l'étreinte rapide, la violence de deux corps qui se plaquent, la passion qui s'enflamme, ici et maintenant, la bourrasque qui emporte tout sur son passage et qui laisse, peu après, les amants épuisés et hagards...
J'aime parcourir la chute des reins, explorer lentement les monts qui se dressent, me perdre dans la forêt épaisse, effleurer de la langue le tendre grain de la peau de la femme qui m'entraîne...
J'aime sentir sous ma main la rondeur des fesses, plaquer mon dos contre le dos, sentir les bras qui m'enlacent, la brusque montée de la sève, le pic qui s'enflamme, le duvet de la poitrine de l'homme qui m'attend...
J'aime entraîner la vie dans mon sillage, parcourir le monde toujours en tête, prendre le taureau par les cornes et affronter tous les combats, mener les troupes à l'assaut...
J'aime suivre le mouvement, me laisser surprendre par les hasards, ne rien choisir ni décider, laisser la vie prendre en main mon destin...
Optimiste, tout est toujours possible, suffit d'un petit coup de pied au cul, rien n'est jamais irrémédiable, inexorable, j'aime les couleurs de l'arc-en-ciel...
Pessimiste, l'amertume des larmes dans la nuit, la mélancolie qui enveloppe, tristesse et désespoir, j'aime l'obscurité qui surgit...
Double face, double jeux, Janus rayonnant, choisir hésiter, vivre... Banal quoi...
Publié par ngrossfeld à 10:20:21 dans lemondedeNicolas | Commentaires (11) | Permaliens
D'abord il y a l'attente...
Attendre le bon moment, être sûr d'être prêt, que tout est bien en place, que l'instant est bien choisi, que la vie nous en laisse la place...
Puis apparaît l'angoisse, la peur, sournoise, qui grignote lentement chaque seconde, chaque étincelle du temps, que l'on retrouve dans le regard des autres, qui fait parfois vibrer la voix...
Suivie souvent du rejet... Non, ce n'est pas le moment, non, il y a d'autres envies à satisfaire avant, il faut encore attendre, attendre d'être prêt à recevoir, d'autres sont plus pressés...
Parfois surgit la lumière, là-bas, à l'autre bout du passage... L'angoisse se tamise, un peu seulement, mais la lueur redevient possible...
Lorsque enfin cela se présente, revient la peur du choix, l'obscurité du voyage, et si s'éteignait la lumière ? Et si l'on ratait le passage ? Et si personne n'attendait sur l'autre rive...
Un jour, parfois trop tôt, souvent un peu tard, arrive le moment, tant attendu, tant redouté, le temps n'est plus à la tergiverse, il faut se mettre en route, alors commence le voyage...
C'est la nuit qui tombe, les voix qui s'estompent, la lumière qui faiblit, les premiers pas dans la brume, la traversée en solitaire...
Et lentement on se réveille, douce renaissance, nouvelle attente, on a atteint l'autre rive, avec de petites lanternes dans chaque main, et l'espoir au coin des lèvres...
Comme le dit si bien l'Ange, à chacun son combat... Et pour bien vivre le mien, je rêve que tu gagnes le tien... Chaque bataille est une victoire, chaque sourire un flambeau, chaque main qui se tend une épée... Et que tous tes chevaliers et princesses t'accompagnent pour que se termine l'absence...
Photo : A. Smirnov
Publié par ngrossfeld à 12:16:06 dans lemondedeNicolas | Commentaires (8) | Permaliens
Il y a toujours du soleil quelque part
Un sourire vainqueur en passant... Je suis de retour
Publié par ngrossfeld à 08:42:28 dans lemondedeNicolas | Commentaires (4) | Permaliens
Tiens, «Max » s’est réveillé depuis hier...
Une attaque surprise, qui sera de courte durée j’en suis sûr.
Je commence à bien le connaître, depuis le temps qu’il partage ma vie.
Avec toujours un instant d’angoisse lorsqu’il se met à remuer.
Mais maintenant que j’ai appris à le dompter, les alertes sont plus faciles à gérer, n’empêche qu’il a parfois de la peine à se rendormir.
Ça prend un peu de temps, c’est fatigant et il y aurait tant d’autres choses à faire.
L’avantage, ça permet de savourer chaque instant, de s’accrocher à n’importe quel sourire, de rêver devant toutes les images, de déverser les trop-pleins de tendresse, d’être simplement, chaque jour, chaque heure, chaque minute, de prendre le plaisir là où il se trouve, de donner et surtout d’accepter de recevoir…
Depuis hier « Max » s’est réveillé… Et alors…
Publié par ngrossfeld à 19:17:15 dans lemondedeNicolas | Commentaires (23) | Permaliens
De soupirs en attentesPublié par ngrossfeld à 19:16:56 dans Pendant que tu dors | Commentaires (3) | Permaliens
Juste envie de raconter (et de lire!) des histoires. Un peu perdu sur cette planète mais assez content d'y être. La quarantaine, avec tout ce que cela comporte d'histoires, de problèmes, de joie, de tendresse, de pertes, de vie
Et comme je viens de découvrir MSN, à tout hasard : nicolas_167@hotmail.com
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