Grand jour demain en terre helvétique.
Interdite depuis bientôt un siècle, la fée verte va refaire son entrée dans les supermarchés.
Pendant des années, elle a été le vice secret d'une bonne partie des habitants de cette contrée.
Qui n'a pas sa bouteille de 'bleue' cachée quelque part à la cuisine (chez certains entre le cannabis et la cartouche de cigarettes) qu'on déguste de temps en temps avec l'agréable frisson de l'interdit. Le rituel de la cuillère (aussi bizarre que cela puisse paraître, on en a toujours trouvées dans les magasins) va à nouveau pouvoir se faire au grand jour.
Durant toutes ces années, l'achat d'une bouteille d'absinthe était une expédition. On partait se perdre dans les vallons de Neuchâtel, pour trouver LA ferme, adresse que l'on se passe de main en main (et qui bien-sûr finit par être connue de tous, surtout de la police qui figure parmi les meilleurs clients). Là, dans une vieille grange, à l'abri des regards derrière les bottes de foin, se faisait la dégustation de la production locale. Suivait toujours la visite au vieil alambique familial, pour des éclaircissements (sortant d'une bouche déjà un peu pâteuse) sur les techniques de distillation.
Ensuite venait l'interminable marchandage sur le prix de la bouteille, le tout arrosé de nouvelles dégustations accompagnées de petits gâteaux amenés par la maîtresse de maison. Tout cela finissait souvent par le repas du soir, où les paysans invitaient tous leurs clients du jour à déguster le cochon (ben ouais, on avait passé la journée à prendre l'apéro, fallait bien qu'on mange). Et on repartait, bourrés comme des hélices, nos bouteilles dans les bras, affronter les routes du Vallon pour redescendre en plaine. A la limite de l'inconscience...
Demain, tout ce rituel va disparaître. La 'bleue' aura simplement sa place dans le caddie à côté des couches-culottes-toujours-avec-l'élastique-là et des paquets de spaghetti-pas-terribles-mais-si-pratiques-quand-les-amis-viennent-à-la-maison.
Fin de l'interdiction de l'absinthe, bientôt dépénalisation du cannabis... Dans la morosité ambiante, ce pays a-t-il de plus en plus besoin de paradis artificiels ?
Publié par ngrossfeld à 10:13:49 dans Ici et ailleurs | Commentaires (3) | Permaliens
Coucher de soleil sur l'avenue de France...Publié par ngrossfeld à 20:25:14 dans lemondedeNicolas | Commentaires (6) | Permaliens
A voir toutes ces bannières qui flottent de tout côté, et parce que j'ai un ego surdimensionné, j'ai voulu moi aussi m'en créer une.
J'y ai passé la nuit.
Premièrement, je n'ai jamais rien compris à l'informatique (c'est pas de ma faute, j'essaye, mais je m'y perds, j'en suis encore au Z80) et rien ne se passait comme ça aurait dû. Tout bougeait tout le temps dans tous les sens.
Deuxièmement je n'arrivais jamais à avoir le bon type de fichier (de toute façon je ne vois pas la différence) et je me suis retrouvé avec un machin en gifjpgbmp qui ne voulait plus s'ouvrir.
Ensuite, bien évidemment j'ai tout perdu (toujours pas compris comment).
Et j'ai tout recommencé (sale tronche moi quand je veux).
Finalement j'ai accouché d'un machin que j'ai pu ouvrir.
Très laid.
Immonde.
Tout petit.
On voyait mal, comme une espèce de kangourou obèse posé sur un sac plastique.
Qui sautillait en faisant des boules de neige, l'horreur.
Une sorte de gros rectangle bleu avec des insectes noirs qui grouillaient partout.
Avec un slogan subliminal du genre 'Approchez, mon blogg est un vrai cauchemar...'
Beurk.
Je ne pouvais pas vous faire ça.
Tant pis, j'abandonne, je resterai un anonyme parmi les anonymes...
Publié par ngrossfeld à 10:28:58 dans Bloggland | Commentaires (6) | Permaliens
Nocturne en solo et dans le silence de la nuit quelques harmonies qui tremblentPublié par ngrossfeld à 22:39:15 dans Pendant que tu dors | Commentaires (6) | Permaliens
Il arrive que je me pose des questions. Plus je lis, plus je m'inquiète. Le doute s'insinue sournoisement et vient peupler mes nuits d'insomnie. Parfois j'en arrive presque à avoir honte.
Je ne suis pas normal
Voilà, c'est dit, faute avouée complètement pardonnée. Mais alors que faire ?
Je ne connais plus les affres de l'adolescence (ben oui, quoiqu'on dise, ça commence à dater), les grandes questions de la vie, la douleur constante d'être incompris, mal-aimé, solitaire.
J'ai des ami(e)s que j'aime et qui m'aiment (ils me l'ont prouvé assez souvent), qui partagent le bon et le mauvais et qui sont toujours là (parfois trop d'accord, parfois pas assez mais pas de quoi en faire un drame).
Je ne suis pas obsédé par la mort, la mienne ou celle des autres, à m'inventer des rites compliqués et lugubres, à m'imaginer des rencontres avec des vampires lubriques dans de sombres caveaux de cimetières (mais éclairés d'un bougie... noire si possible).
J'ai une immense et encombrante famille rieuse(d'ailleurs je loue des cousins et cousines à la douzaine si ça intéresse quelqu'un) que j'adore retrouver autour d'un grand repas, le plus souvent composé de mets étranges qu'on ne peut déguster que dans de telles situations (je vous en épargnerai la description).
Je n'ai pas de fantasmes de chaînes, de fouets, de menottes, je n'aime dominer que moi et mes jeux de l'amour sont souvent vécus, quelques soient les envies et les désirs, j'ai toujours aimé découvrir de nouveaux rivages.
J'ai plusieurs ex avec qui je m'entends très bien, que je revois souvent même si ce n'est pas toujours facile (aha... peut-être creuser de ce côté-là ?!), c'est vrai je n'ai jamais appris à désaimer, mais j'y travaille...
Je ne me bats pas contre des chevaux fous, des dépressions à répétitions, des mal-êtres, mal-vivres, mal-rêver, et si parfois je tombe dans un trou, j'ai une fâcheuse tendance à en ressortir plus vite que je n'espérais... (C'est la faute à un déplorable optimisme qui me poursuit).
Je vis avec quelqu'un que j'aime, qui me comble de sa présence, qui sait partager ma vie comme j'apprends à partager la sienne, complice, tendre, drôle, et si parfois nous passons par des moments un peu chiants, j'ai perdu le goût du mélodrame et je ne suis plus très bon acteur... Alors, malheureusement, on trouve toujours des solutions.
Je n'ai pas d'amants ni d'amantes, et si j'en ai eu parfois (comme disait l'autre, il faut bien que le corps exulte...), ils sont souvent encore présents, et me renvoient des images qui réchauffent et sourient... (A creuser, à creuser, lié tout ça avec les ex, peut-être enfin trouvé un filon).
Bon, Ok, il y a 'Max'. Mais de tous les 'Max' du monde, le mien se fait souvent discret, et je l'ai bien apprivoisé, la symbiose ne se passe pas si mal, et si parfois il se réveille, j'ai appris les tours qui me permettent de le rendormir.
Tout cela devient de plus en plus navrant, il va vraiment falloir faire quelque chose, le doute n'est plus permis, je ne suis pas normal.
Je suis heureux.
Merde.
Publié par ngrossfeld à 09:29:19 dans lemondedeNicolas | Commentaires (18) | Permaliens
Juste envie de raconter (et de lire!) des histoires. Un peu perdu sur cette planète mais assez content d'y être. La quarantaine, avec tout ce que cela comporte d'histoires, de problèmes, de joie, de tendresse, de pertes, de vie
Et comme je viens de découvrir MSN, à tout hasard : nicolas_167@hotmail.com
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