... Dessine-moi...
... Un bateau pour partir...
Image : Robert Delval
Publié par ngrossfeld à 08:27:50 dans lemondedeNicolas | Commentaires (11) | Permaliens
Entre la visite chez Truc et le thé avec Machin, je me suis retrouvé, par le plus grand des hasards (vraiment un hasard, parce que je ne vois vraiment pas ce que je faisais dans cette rue qui n'en est pas une) rue Pierre au Lard, et là, soudain, mes yeux se posent sur une image qui m'oblige à m'arrêter...
Je ne croyais même pas qu'elle existait encore, cela doit bien faire vingt ans que je n'avais pas vu ça. Je m'approche de l'affiche, prend 12 secondes pour convaincre la personne qui m'accompagne (de toute façon j'avais déjà décidé) et sors mon portable. Par chance (quoique le contraire m'eût étonné) il restait encore de la place, alors c'est décidé nous reviendrons ce soir.
Même jour, plus tard, assis dans cette cave qui ressemble tellement à une autre cave sous d'autre cieux, je la vois, timide et souriante, s'asseoir sur son haut tabouret, prendre sa guitare, et nous emmener dans un nostalgique voyage au pays des mots qui chantent et des souvenirs doux-amers.
Et chaque chanson ramenait son lot d'images, celles déjà un peu troubles d'une fin d'adolescence, de caveaux enfumés et de trop nombreuses vodkas-oranges, de soirées qui se terminaient sur la scène au petit matin, la voix éraillée par trop de cigarettes.
Et puis d'autres images, plus récentes celles-là, de redécouvertes et de soupirs, de maison perdue dans une clairière au milieu des bois, de nuits tendres partagées et de douceur...
Un joli voyage intérieur, rempli de couleurs chaudes et de caresses, de mots un peu amers et de mélodies simples, une envie de se blottir dans un doux cocon le sourire aux lèvres.
On est ressortis un peu plus tard, avec toutes cette chaleur dans le cœur, bercés d'effluves de tilleul-menthe, rependre la course commencée au matin, après cette courte escale dans l'antre d'une chouette...
Merci Isabelle Mayereau...
Et puis dimanche soir, à mon retour en terre helvétique... Cauchemar ! 20 centimètres de neige nous attendaient.
Pour les images
Publié par ngrossfeld à 11:34:41 dans lemondedeNicolas | Commentaires (6) | Permaliens
Cela fait un petit moment que je ne suis pas revenu 'à la capitale'. Non pas que ce soit bien loin, mais manque de temps, d'envie, d'occasion...
Alors, comme à chaque fois, je me fais des listes impressionnantes de choses à faire, à surtout ne pas rater :
- Les nuits folles avec les copains conservés au frais depuis des années, qui tous heureux du retour de l'enfant prodigue ont déjà organisé 17 dîners dans 8 restaurants différents (les autres nous ont invités à la maison), c'est bon de se sentir aimé...
- Les courses frénétiques dans mes boutiques préférées pour dénicher toutes ces petites choses absolument indispensables qu'on ne trouve pas ici. Bon, faut avouer, au fil des années et des voyages, la plupart de ces boutiques disparaissent et je ne connais plus les nouvelles...
- Les 23 expos que je ne veux manquer sous aucun prétexte, parce que, ben du moment qu'on est là-bas, autant en profiter...
- Et tant qu'à faire, les quelques spectacles, tours de chant, cabarets qui ne se déplaceront jamais dans mes lointaines contrées...
- Et bien-sûr n'oublions pas toutes mes balades coups de cœur, que je ne raterais pour rien au monde, mon square près du canal, mon vieux bistrot fétiche, le bout de l'île où...
Ouais, pas de problème, en arrivant vendredi matin... le dernier TGV part à 18h dimanche soir...
Publié par ngrossfeld à 21:46:00 dans lemondedeNicolas | Commentaires (14) | Permaliens
Oui, peut-être...Publié par ngrossfeld à 21:22:32 dans lemondedeNicolas | Commentaires (8) | Permaliens
Pour une nuit dans un chalet...
Dans un harem byzantin
Où pour trouver le paradis
Je m'étais déguisé en chien
Une esclave m'a dit :
Moi je voudrais des perles lourdes
Des perles noires des émaux
Être muette et presque sourde
Pour que tu me berces de mots
Des mots qui ressemblent à la mer
Des mots où l'on voit à travers
Des mots d'amertume et d'amour
Des mots tendres et des mots lourds
Moi je voudrais des chambres pleines
Où je m'étendrais toute nue
Cerclée de chiennes et de chaînes
Buvant des boissons inconnues
Des boissons de vie et de mort
Des coupes pleines à ras bord
Où poser mes lèvres mouillées
Sur des sofas agenouillée
Moi je voudrais un noir esclave
Aux dents blanches fortes et cruelles
Qui partagerait mes entraves
Et qui m'emmènerait au ciel
Dans la moite langueur du soir
Moi toute blanche lui tout noir
Il mordrait mon corps en rampant
Avec des lenteurs de serpent
Moi je voudrais être une fille
Qu'on épuiserait de plaisir
Derrière des vitres et des grilles
Jusqu'à dormir jusqu'à mourir
Sous mes paupières violacées
Tu vois je n'ai qu'une pensée
Être une femme pour de vrai
Une vraie femme s'il-te-plait
Photo : Jules Garnier
Publié par ngrossfeld à 18:46:36 dans lemondedeNicolas | Commentaires (1) | Permaliens
Juste envie de raconter (et de lire!) des histoires. Un peu perdu sur cette planète mais assez content d'y être. La quarantaine, avec tout ce que cela comporte d'histoires, de problèmes, de joie, de tendresse, de pertes, de vie
Et comme je viens de découvrir MSN, à tout hasard : nicolas_167@hotmail.com