Il y a toujours un peu d'angoisse...
Oh, pas grand-chose, juste une étincelle qui rougeoie au fond de l'estomac, un cours jet d'adrénaline qui se dilue dans le cerveau. Les escaliers sont montés lentement, en comptant les marches comme une incantation, un sort que je me jette contre moi-même.
Tu vas rire, je sonne toujours. La plupart du temps, je sais très bien qu'il n'y a personne, c'est souvent pour ça que je suis là, mais je ne peux pas m'empêcher d'appuyer sur la sonnette. Les clefs dans la main, j'attends toujours un peu avant d'ouvrir en espérant ne rien découvrir caché dans quelques recoins, que nos nombreuses années communes ne me sautent au visage...
J'aperçois le grand bouddha en face de la porte, comme le gardien de ton temple qui m'en garde l'entrée. Et mes yeux se pose doucement sur les milles et uns objets, souvenirs, témoins qui peuplent ces lieux où je ne suis pas, où nous ne somme plus... Flash - sourire
A chaque fois le film recommence, les séquences se déroulent inexorablement, je glisse sur ce que je ne veux pas voir, m'émeus sur ce qui me touche, soupire après quelques images qui me sourient...
Et quand je referme ensuite doucement la porte pour reprendre mon voyage, il me reste toujours un petit goût amer sur la langue, et quelques reflets passés dans le cœur...
Et même si depuis longtemps déjà nos vies se sont mélangées à des ailleurs, en fait, je te l'avoue, je n'aime pas venir chez toi...
Publié par ngrossfeld à 18:03:10 dans lemondedeNicolas | Commentaires (1) | Permaliens
Grand jour demain en terre helvétique.
Interdite depuis bientôt un siècle, la fée verte va refaire son entrée dans les supermarchés.
Pendant des années, elle a été le vice secret d'une bonne partie des habitants de cette contrée.
Qui n'a pas sa bouteille de 'bleue' cachée quelque part à la cuisine (chez certains entre le cannabis et la cartouche de cigarettes) qu'on déguste de temps en temps avec l'agréable frisson de l'interdit. Le rituel de la cuillère (aussi bizarre que cela puisse paraître, on en a toujours trouvées dans les magasins) va à nouveau pouvoir se faire au grand jour.
Durant toutes ces années, l'achat d'une bouteille d'absinthe était une expédition. On partait se perdre dans les vallons de Neuchâtel, pour trouver LA ferme, adresse que l'on se passe de main en main (et qui bien-sûr finit par être connue de tous, surtout de la police qui figure parmi les meilleurs clients). Là, dans une vieille grange, à l'abri des regards derrière les bottes de foin, se faisait la dégustation de la production locale. Suivait toujours la visite au vieil alambique familial, pour des éclaircissements (sortant d'une bouche déjà un peu pâteuse) sur les techniques de distillation.
Ensuite venait l'interminable marchandage sur le prix de la bouteille, le tout arrosé de nouvelles dégustations accompagnées de petits gâteaux amenés par la maîtresse de maison. Tout cela finissait souvent par le repas du soir, où les paysans invitaient tous leurs clients du jour à déguster le cochon (ben ouais, on avait passé la journée à prendre l'apéro, fallait bien qu'on mange). Et on repartait, bourrés comme des hélices, nos bouteilles dans les bras, affronter les routes du Vallon pour redescendre en plaine. A la limite de l'inconscience...
Demain, tout ce rituel va disparaître. La 'bleue' aura simplement sa place dans le caddie à côté des couches-culottes-toujours-avec-l'élastique-là et des paquets de spaghetti-pas-terribles-mais-si-pratiques-quand-les-amis-viennent-à-la-maison.
Fin de l'interdiction de l'absinthe, bientôt dépénalisation du cannabis... Dans la morosité ambiante, ce pays a-t-il de plus en plus besoin de paradis artificiels ?
Publié par ngrossfeld à 10:13:49 dans Ici et ailleurs | Commentaires (3) | Permaliens
Coucher de soleil sur l'avenue de France...Publié par ngrossfeld à 20:25:14 dans lemondedeNicolas | Commentaires (6) | Permaliens
A voir toutes ces bannières qui flottent de tout côté, et parce que j'ai un ego surdimensionné, j'ai voulu moi aussi m'en créer une.
J'y ai passé la nuit.
Premièrement, je n'ai jamais rien compris à l'informatique (c'est pas de ma faute, j'essaye, mais je m'y perds, j'en suis encore au Z80) et rien ne se passait comme ça aurait dû. Tout bougeait tout le temps dans tous les sens.
Deuxièmement je n'arrivais jamais à avoir le bon type de fichier (de toute façon je ne vois pas la différence) et je me suis retrouvé avec un machin en gifjpgbmp qui ne voulait plus s'ouvrir.
Ensuite, bien évidemment j'ai tout perdu (toujours pas compris comment).
Et j'ai tout recommencé (sale tronche moi quand je veux).
Finalement j'ai accouché d'un machin que j'ai pu ouvrir.
Très laid.
Immonde.
Tout petit.
On voyait mal, comme une espèce de kangourou obèse posé sur un sac plastique.
Qui sautillait en faisant des boules de neige, l'horreur.
Une sorte de gros rectangle bleu avec des insectes noirs qui grouillaient partout.
Avec un slogan subliminal du genre 'Approchez, mon blogg est un vrai cauchemar...'
Beurk.
Je ne pouvais pas vous faire ça.
Tant pis, j'abandonne, je resterai un anonyme parmi les anonymes...
Publié par ngrossfeld à 10:28:58 dans Bloggland | Commentaires (6) | Permaliens
Nocturne en solo et dans le silence de la nuit quelques harmonies qui tremblentPublié par ngrossfeld à 22:39:15 dans Pendant que tu dors | Commentaires (6) | Permaliens
Juste envie de raconter (et de lire!) des histoires. Un peu perdu sur cette planète mais assez content d'y être. La quarantaine, avec tout ce que cela comporte d'histoires, de problèmes, de joie, de tendresse, de pertes, de vie
Et comme je viens de découvrir MSN, à tout hasard : nicolas_167@hotmail.com