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HAMMAM
Hammam .
Un crachin gris et poisseux drape ces peaux cloquées , ridées par la débauche .
L'étouffement , sans se hâter , te racorni .
Vapeur insidieuse , vicieuse s'insinuant par le méat de ton cœur , et ta bouche
ton nez ton cul .
Viols multipliés de l'eau engrossée .
T'envoiles et t'étouffe ce brouillard cramoisi , gluant .
Mâles entassés, lascifs ou stupides, en ronde enfantine le long de ce cercle crémeux ,
fruit de leurs ébats prolifiques .
En suspension rouge , planent leur atours .
Convulsions de leurs bouches figés dans un désir grossissant .
Tremblements de leurs langues affamées .
Larges Cavités offertes à la pénétration cahotante.
Palpitent, ici , membres et mains , trempés de folle convoitise .
Ruissellement infini de larves sur leur accolements .
Subrepticement ils vagissent sous l'assaut bouillonnant de la brume vindicative.
Ne gît en cet anneau que le goût de leurs chairs évanouies , vaguements grillées .
Réalité ou songe ? Tu ne sais .
Ton regard sinue , biaisant ,dérape sur ces joncs graissés.
Vacillante blancheur de la lumière .
Elle soumet , enserre tout ces prostrés ;
Et , assombrie , illumine ces assis par mille jouissances aquatiques .
Ta vision mêle dans l'égarement cuissesmainsexes aspirés.
Propos gras , palpitants , aux effluves musquées s'élevants .
Lèvres dilatées, déformées par un aqueux désir .
Vapeur noirâtre.
En fin, les souffles s'oppressent et dans un soubressement sonore , se libèrent
des sexes brumeux les enveloppants.
Désertion soudaine de ces lieux .
Majestée impalpable des verges révélées sous le flot froid du vent .
Publié par arthurverdi à 13:38:25 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
DETESTABLE ARMEE
Là, où l'ennui et l'ignorance sont les lois majeures -
mon esprit , tu te désoles .
Que faire et que dire quand rien n'écoute !
Il n'est pas jusqu'aux murs , tous sourds à tes gémissements .
Et toujours , tu erres affolé par le vide
angoissé par l'inutilité de toutes ces heures .
Attendre et attendre .
Vain, est le mot décrivant cette souffrance .
Contre la futilité et l'abêtissement ,
tu geins ,
escargot lové sur tes propres excréments .
Amusé
et furieux
tu louvoies
péremptoire
Ta furie hurlée contre l'absurdité :
tu la voies chaque jour érigée plus puissamment
cette bêtise loi , car étatique .
Soumission .
Vous n'êtes plus qu'un seul corps , un seul esprit ,
une seule patrie !
Combien détestable et honteuse est la patrie en ses murs .
Quand la richesse gît , fangeuse,
celle - ci est alors plus vaine que fumée expirée.
Nous siégeons ici en marionnettes irréelles ,
jouets chimériques des maîtres :
Jouons notre rôle .
Apprenons la résignation.
Les cous ploient
les esprits noient au milieu
de vapeurs haschischées :
délire habillant de flou le macabre .
Sous le masque de la virilité et de l'autorité ,
l'infâme Bacchus rie et culbute
Nous , effacés, inconnus, nous faisons
un objet docile ,
soumis à la contradictions .
La colère bat pourtant encOre en ses jeunes corps :
la fierté est alors rabaissée .
Toute individualité est niée ;
domine l' un , le tonneau , le sadisme .
L'armée c'est la débauche ennuyée ivrogne et lubrique :
Excitable gain pour de jeunes putains excités
par l'appât .
Que l' autre soit un !
Que se noie et que pourrisse le multiple !
Publié par arthurverdi à 13:37:33 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
DANS L'INDIFFERENCE
Triste ostinato de cet accordéon .
Etrangement, il résonne dans cette rame de métro .
Dans les vertiges éthérés de l'alcool , que rêve l'être sensible ?
Basse continue de la main gauche,
tandis que la droite chante , mélancolique.
Complainte des temps enfouis.
Incongruité de ces accords émus
au milieu de l'indifférence
rassemblée ici .
Quel est ce déchirement ,
cette plainte de cornemuse ;
Un souffle expirant s'exhalant
en un râle un sourire ?
Sa poésie en une prière jointe .
Triste artiste aux accents usés .
Ce chant , miracle d'équilibre ployant sans cesse ,
Illumination
au sein de ces caveaux
stériles et nauséeux .
Lui , troubadour désemparé ,
à la quête d'un regard ,
Hélas , courbant déjà le cou
sous la blanche Faucille .
Sa prière , aussitôt engloutie,
peut- être
son dernier gémissement ,
son ultime sourire .
Publié par arthurverdi à 13:37:01 dans juventalia | Commentaires (1) | Permaliens
Langsam ma sostenuto
Balancement .
Sous toi il , ondoie le sol ;
Agile renard
tu louvoies parmi
ces pierreux ossements
épars --
Décrépites , glissantes ,
les vallées de nos errances ,
dissimulant un vain trésor
échappant à nos avidités .
Vaguer ,
palpiter ,
en un égarement multiple :
se faire Voyageur !
Comme elles ricanent ,
haineuses ,
ces poussières vitupérantes
dont l' Air taquin fait son jouet ;
mais
bibelots
entre les mains
souillées
de l'Impie .
La furie de l'écume
opiniâtrement
flagelle nos flancs .
Nous voilà
prisonniers
mais comment
s'extirper de ces flammes ?
Empoisonnée notre vie
cernée par ces abîmes cramoisis :
Alentours , nos veines se gonflent
Portes de nos corps
ne désirants qu'exploser .
Dans quel labyrinthe errons nous !
Contre quelle puissance, en ces temps anciens ,
nous sommes nous unis ?
Désespéré ,
ces murs sanguinolents
reflétés
dans nos orbites écarquillées .
Tourbillonnement .
Assemblée
des
couleurs
réu
nies
en
un
corps
bleuâtre .
Il s'est tourné !
Métamorphose.
Lui , le geyser boiteux ,
en nous fait croître sa voracité .
Mouvances de nos
bouches animées
de son désir éventé .
S'envolants ;
bientôt brûlées
les ailes de nos mortalités .
Tortillements de
nos regards sur lui posés .
Menterie que tout cela !
Pour jamais brûleront, les
flammes blanchies
de nos amours fangeuses .
Cependant
en un baiser
elles se confondront.
Flots recouvrant nos douleurs .
Cuivré rayons
du soleil apaisé.
Douceâtre langueur de ces mots élevés .
Raide ,
comme armée ,
la belle hostie que devient ton être .
Abattement obscur sur cette (s)cène .
Agonisants , ces agenouillés
hurlants .
Râles .
Souvenances .
Silence de la pluie battant la terre
lentement
s'abîme
s'infiltre
noie
encombre
ton repos !
Imbibée , perdure
cependant
la paix .
les eaux à ton humeur seront liées !
Et d'elles , rien ne craindra.
Seules les flammes ...
Publié par arthurverdi à 13:32:44 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
ce blog me servira de recueil géant .
j'y ferai paraître des textes qui laisseront indifférent peut être tout le monde mais cela n'a guère d'importance . Comme l'indique le titre de " juventalia" , ce recueil virtuel rassemblera mes productions , rêves et chimères de jeunesse . Non pas que je sois vieux ( j'ai 29 ans en 2004) , mais je crois que ces textes m'empêchent de progresser et sont comme un boulet psychologique qui me rattache à un passé fort désagréable . J'espère en les diffusant sur le réseau internet , faire plaisir à certains , peut être , mais surtout me libérer . On peut éventuellement parler de processus cathartique, si on veut.
voilà , je vais donc copier coller tout mes textes au fur et à mesure .
bonne lecture pour ceux qui d'aventure me liront .
Publié par arthurverdi à 13:25:04 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens