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Allegretto e un poco sentimato
Effarement inconnu.
Tournoiement de ces couleurs t'emportant,
t'étranglant
lentement de leurs doigts fins de squelettes .
Vacillement dans ce crachin de couleurs t'inondant .
Miroirs de tes pensées reflétées sur leurs surfaces grimaçantes.
Cependant ,
que de mensonges ,
au fond de ces puits colorés , putrides .
Eclaboussements de la haine sur leurs coeurs virginaux .
Envol soudain vers Prague .
Rêveries.
Tentaculaires désirs t'enlaçant .
Ville de salives filées ,
architecture aérienne ,
fantomatique à force de transparence .
Ronde des coloratures autour de tes mains .
Aigus mystiques palpitant à ton oreille .
Dans ce Bar , ruée des sons à tes tympans ,
phagocitée de ces rythmes .
Tu t'étouffes en d'efféminées vocalises.
Chaleur .
Froidure de tes mains enserrants le squelette de ces sons .
Larmes miroitantes au miroir de nos indifférences.
Publié par arthurverdi à 14:04:49 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
Allegro e prestissimo
Rythme
Deviens Rythme.
Oublie ton corps .
Rythmes
r
S i a e
p l ROUGE .
Noires lunes de tes mains reflétées .
Elle glisse et trépigne sur mes reins étoilés, ta voix aiguë ;
tourbillonnez ,
vacillez !!
Puissance .
Rythme .
Ignorance . Bras , Envol .
Oubli .
Musique : Drogue .
Fatigue .
Blancs lumineux de ces fous de .
Rythmes .
Deviens Rythmes.
Oublie ton corps .
Immensités . DésIrs
Nudités Embrasement de ton sein .
Battements .
Ensoleillement .
Chevauchement .
Tourbillon chevelu .
Blondeur de ta bouche
Brune implosion : refoulements.
Rougeoyant .
mon désir :
Drogué
RYTHME DEVIENS RYTHME OUBLIE TON CORPS
BaT
Musique . Là, deux mains .
T'étrangle .
Puis . Dènudement .
Vomissures, Caresses . Noires
Balancement.
Tournoiement .
Musique glacée
en perpétuel vacillement
RYTHMES. DEVIENS RYTHME .OUBLIE TON CORPS
DésirS Egarements
Non ! Regarde
Désirs . Effluves s'exhalant de pendus oscillants
Secoués, tourmentés .
Mains
Désirs.
Vibrations .
Eclats.
Enchevêtrement
Jouissances
Fatigue
Rythme . Oublie . Rythmes .
Bat . Bat . Battement .
HALTE
OUBLIE TON CORPS
Sous la voûte de tes reins :
tes rêves, sous le flot incessant , submergés !
Envol : Oublier .Ce Corps : Maudit .
Folie.
Recherche : Oublie ton corps .
Eclaboussement de tes reins .
halètement
Rythmes
si martelants ; que
cahotants et sans achèvements , tes râles pâmés.
Lunescent , aveuglé , tu te débats sous le voile poisseux de tes jouissances .
Chevauchement .
RYTHME
RYTHMES
DEVIENS RYTHME
OUBLIE TON CORPS
Publié par arthurverdi à 14:03:30 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
II
Me voilà ,
partant tel le chupador ,
mes peurs piteusement pressées entre mes mains entrenouées .
M'envasant dans ma hate .vers
une finitude avérée désirée .
Troismillesixcent pulsations avant l'envol du train
me voici en disparition ;
fou baudet chargé d'un lourd paquet de cauchemars .
Plus de lâchetés ni de mollesses .
J'ai grand plaisir à penser que ma vie
s'achèvera comme elle a commencé :
dans un vagissement de peur et de colère .
Tant de pleurs - pensées ;
désarroi ,
angoisses de ceux qui nous disent aimer .
Ne plus pouvoir voir son image
sans y contempler un fourbe et un lâcheur ,
me voilà engorgé , plus de demi-tour possible .
Trop loin dans le mensonge et la fourberie ; je suis en
Publié par arthurverdi à 14:01:32 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
I.
Là , ces feuillets épars où s'agrippent , écrits tant de coeurs,
Mièvreries . Histoires enfantines .
Ces brouillons d'écoliers où vous transcrivez lettres et phrases ,
Dictées consciencieuses .
Fuir, à jamais s'éloigner de soi; pour se retrouver à l'autre bout de l'île.
Car île nous sommes tout grands que nous fûmes .
Peut-être sur les vacillements de nos amours ;
nos haines , parions - nous ?
Quels sanglotements avez - vous gémis , en hantant tous ces êtres ,
épilés de la toison de leurs courages.
Mordillements amicaux
vagues acérées sur nos pieds mâchés ;
Flagellement de nos voix qui se dardent ,
et vous irritent :
Qu'est-ce ceci sinon une éternelle oscillation entre ces pôles ?
Notre coeur parfois vire , perpétuelle balance ,
et s'écartèle tantôt dans l'extase,
souvent dans la rage .
Rêver désirer être à l'écoute
se déchirer se haïr se renfermer
Souvent ils passent,
tout indifférents , au sort de l ' Autre ,
se préoccupant de leurs apparences
Suffisantes ;
et du désir qu'ils créent, charnel, chez les autres .
Le désir et l'attente de celui-ci :
nous sommes comme l'arc bandé dans ce perpétuel besoin .
Parfois la corde cède, et l'on disparaît volontairement;
mais souvent elle mollit et reste ,
flasque accrochée au bois
où l'on voit se former les pourritures de l'amertume .
Ici vous désirez ( eh bien oui! ) aller au-devant de ces pages,
et rire comme vous ne l'avez jamais fait.
Ecrire comme nager .
Vomir tout ce que vous aviez retenu , pendant toutes ces années
et
pouvoir s'endormir soulagé de tout ce poids
qui vous empêche et d'avancer et de reculer,
en vous-mêmes .
Vous voici une prison où le plus isolé des hommes est libre .
Frappant la tête au mur,
ne voyant que d'infroissables miroirs vous reflétants .
Réfractants
les sombres luminosités de votre âme
et vous décrivant monstre de bêtise,
de trahisons,
et de vols .
Avoir toujours menti,
sans cesse louvoyé,
avoir été un Iago pour ses propres amis ;
ne voir dans ses reflets que
l'image d'un être sans scrupules
ni tourments,
devenait à la fin
trop insupportable
et voilà pourquoi
vous avez décidé de salir de votre âme
ces pages, les noircir
pour qu'au moins ce que vous aimiez
le plus,
l'écriture et la lecture se
rejoignent enfin .
Vous lirez également,
avec peu de discernement ,
ce que les Autres vous proposeront en pâture,
ces Ames devant vous glissantes et précipitées ;
Vous : Témoin fidèle et intéressé .
Dans les gares, perpétuelle agitation ,
invariables courses des retardataires pour attraper leurs trains.
Mélancolie et hâte de leurs pas .
Ils se pressent, mais pour quoi ?
Se retrouver seul devant leur téléviseur - interlocuteur favori ;
parler à leurs chatchiencanaris qui leur adressent
d'éloquents remerciements et prières .
Solitude de ces coureurs devançant les fatals achèvements :
celui du jour et le leur .
Quelle joie d'écrire et
de toucher ces pages quadrillées à remplir;
grands cahiers à inonder de l'insipidité et de la Beauté du monde .
Publié par arthurverdi à 13:58:54 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arthurverdi à 13:56:29 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens