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poèmes écrits entre 18 et 22 ans

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2 balancement | 24 décembre 2004

                                                                             

 

 Balancement .

                               Sous vous il , ondoie le sol ;

 

agile renard

        vous louvoyer  parmi

        ces pierreux ossements     

épars --

 

                                                               Décrépites , glissantes ,

les vallées de nos errances ,

                        dissimulant un vain trésor

                                                                              échappant à nos avidités .

Vaguer ,

 palpiter ,

 en un égarement  multiple :

        se faire voyageur !

 

Comme elles ricanent ,

haineuses ,

      ces  poussières vitupérantes

                                              

   dont l' air taquin fait son jouet ;

 

mais

         bibelots

         entre les mains

         souillées

            de l'impie .

 

La furie  de l'écume

                                     opiniâtrement

    flagelle vos flancs .

 

 

Vous voilà

    prisonniers

mais  comment 

                                s'extirper de ces flammes ? 

 

Empoisonnée votre vie

cernée par  ces abîmes cramoisis . 

 

Alentours , vos veines se gonflent.

 

Portes de vos corps

 ne désirants qu'exploser .

 

Dans quel  labyrinthe errons nous !

 

Contre quelle puissance ce combat par vous livrer ,

                                                                              en ces temps antédiluvien ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Désespéré ,

                       ces murs sanguinolents

       reflétés

                      dans vos orbites écarquillées .

 

 

Tourbillonnement .

                                       Assemblée

                                               des        

                                         couleurs

                                          réu

                                                nies

                                          en

                                               un

                                          corps

                                                     bleuâtre .

                Il s'est tourné !

 

                        Métamorphose.

 

            Lui , le geyser boiteux ,

                                                    en vous fait croître sa voracité .

 

Mouvances de vos

                                   bouches animées

 de son désir éventé .

 

S'envolants ;

         bientôt brûlées

  les ailes de vos mortalités .

 

Tortillements de

 vos regards sur lui posés  .

 

Menteries que tout cela !

                                              

Toujours en vain brûleront les tisons

 

blanchis par les flammes

de vos amours fangeuses .

 

Une nuit , cependant                   

     en un baiser

elles  se  confondront.

 

Flots recouvrant vos douleurs .

 

                                                               Cuivré rayons

                                               du soleil                         apaisé.

 

Douceâtre langueur  de ces mots élevés .

 

Raide ,

comme  armée ,

 la belle hostie que devient votre être .

 

 

 

 

Abattement obscur sur cette (s)cène .

 

                                               Agonisants , ces agenouillés

                                                                                                      hurlants .

                                                                                                              Râles .

 

                                                               Souvenances .                 

 

Silence de la pluie battant la terre

 

                    lentement

 

                      s'abîme

 

                      s'infiltre

 

                           noie

 

                    encombre

                                        ton repos !

 

 

Imbibée , perdure

cependant

 la paix .

 

 les eaux à ton caprice seront liées !

            

Et d'elles , rien ne craindra.

                                                   

Seules les flammes ...                     

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                

Publié par arthurverdi à 14:15:14 dans juventalia | Commentaires (0) |

saint malo 3ème version | 24 décembre 2004

 

 

                                               SAINT- MALO

 

Pourquoi joue tu ainsi , toi qu'il y a un instant te disait mon adoré ?

 

La ville flamboie de rayons réfractés tel un écho :

 ponton de lumière vers d'autres imaginaires ;

nous nous y fourvoyons ,

et les âmes fortes  elles aussi   perdues

nous affolent en nous donnant la sensation soudaine de les voir :

 cependant elles ne restent que de vaseux  brouillards ,

des voix qui nous dictent ;

                                   aussi d'effervescentes  lumières .

 

Plus prés luit la ville grise :

 elle fortifié comme pour un temps de guerre ,

elle dont la  forme sévère des bâtiments se mire

 dans la colère des eaux qui la flagellent ;

mais peu lui importe , elle reste impassible .

 Elle devient sainte et humaine sous les attouchements du soleil couchant .

 

Au - delà s'encolère la mer ,

elle si blanche ,

et mes paupières si floues des larmes déversées .

Rapté est mon cœur dans les profondeurs de tes yeux à jamais clos .

 Haineux , mes pas avancés sur cette berge  et je joue à cloche - mort

 tandis que toi , tu valses avec le soleil , riant , délirant à saute - rayons ;

 comme tu es heureux de nous laisser !

 

Et moi ici , seul devant le tournoiement de tes formes révélées ,

 immobile car ne pouvant t'atteindre ;

gémissant du cynisme amoureux

 que tu montres en agitant  les voiles de l'impalpé , de l'indésiré :

 me souhaitant affolé , camisolé par mes obsessions .

 

Mais comme nous perdus dans le gouffre du chien - loup ,

tu attends que la lumière s'achève  pour clore ton jeu  .  

 

Au lointain se fond la lumière ,

irradiant une dernière fois de ses flambeaux  nos esprits unis

 et tarissant mes pleurs  par un futur baiser : éternité .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par arthurverdi à 14:11:09 dans juventalia | Commentaires (0) |

lors 3ème version | 24 décembre 2004

 

 

 

 

 

 

Lors , la voici gantée de crème , un rictus souriant elle a arboré .

 

 Ses bas fushias restent hivernaux et

de leurs douces voix débitent

vite vite la longue souvenance gelée de ces désirades essoufflées .

 

Jaunes jeunes , les fauteuils qui nous et l'accueille.

 

aime beaucoup le jaune      

 

canari pépiement

 gloussement

horribles ses gémissements :

elle sourit .

 

Loin bien au delà jaunissent ses rêves d'enfantelle .

Pleur et irritation côtoient ici assise sa rayonnance  .

 

 Rires roulants , râpants dans le cru de ses chairs crissantes .

 

Sable des nuées aveuglées .

 

Sous nos yeux, elle trépigne agenouillée,

luisante des couches brunes :

belle outre !

 

Sa peau ocre appelle la terre et implore .

 

Ruissellement .

 

 Rigides nos corps louvoyants , l'évitant comme un vice .

Effaçant même son heur fugitif .

Tout en elle nous est glace  froidure ; alignés nos hontes à l'entour de son rire .

 

Sa jupe troussée , son veston et toutes ces couches superposées :

 misères entassées riantes sous vos yeux .

 

Vos yeux écailleux , nos mains froides et ignorantes

  palpent ici la matérialité   de ses désirs .

 

Ici tu dénoues les dés des danses autrefois dansées ;

là roule ce wagon aux mortalités exigeantes .

 

Soleil solescent sourire sombre sottises  semant ce chant .

 

 

Et ensemble nous éclipsons toute cette joie ,

 et vivement allons l'immerger dans l'acide de nos rancoeurs :

haine emplissant tous ces coeurs frustrés , et  sur le sol même dégouttant .

 

Aplat de ces  éblouissements Absence Sonore négation .

 

Cependant , la plus pauvre et la plus chargée de pleurs sourit à tous ,

 

jubilante de la noblesse de ses mains gantées de vie grésillante ; qu'elle exhibe !

 

Elle dans ce fugitif instant devient sous nos pas liquéfiés toutes les petites filles ensoleillées et

 

rie roule résonne .           

Publié par arthurverdi à 14:10:06 dans juventalia | Commentaires (0) |

lors 2ème version | 24 décembre 2004

 

 

 

 

 

 

Lors , la voici gantée de crème , un rictus souriant elle a arboré .

 

 Ses bas fushias restent hivernaux et

de leurs douces voix débitent

vite vite la longue souvenance gelée de ces désirades essoufflées .

 

Jaunes jeunes , les fauteuils qui nous et l'accueille.

 

aime beaucoup le jaune      

 

canari pépiement

 gloussement

horribles ses gémissements :

elle sourit .

 

Loin bien au delà jaunissent ses rêves d'enfantelle .

Pleur et irritation côtoient ici assise sa rayonnance  .

 

 Rires roulants , râpants dans le cru de ses chairs crissantes .

 

Sable des nuées aveuglées .

 

Sous nos yeux, elle trépigne agenouillée,

luisante des couches brunes :

belle outre !

 

Sa peau ocre appelle la terre et implore .

 

Ruissellement .

 

 Rigides nos corps louvoyants , l'évitant comme un vice .

Effaçant même son heur fugitif .

Tout en elle nous est glace  froidure ; alignés nos hontes à l'entour de son rire .

 

Sa jupe troussée , son veston et toutes ces couches superposées :

 misères entassées riantes sous vos yeux .

 

Vos yeux écailleux , nos mains froides et ignorantes

  palpent ici la matérialité   de ses désirs .

 

Ici tu dénoues les dés des danses autrefois dansées ;

là roule ce wagon aux mortalités exigeantes .

 

Soleil solescent sourire sombre sottises  semant ce chant .

 

 

Et ensemble nous éclipsons toute cette joie ,

 et vivement allons l'immerger dans l'acide de nos rancoeurs :

haine emplissant tous ces coeurs frustrés , et  sur le sol même dégouttant .

 

Aplat de ces  éblouissements Absence Sonore négation .

 

Cependant , la plus pauvre et la plus chargée de pleurs sourit à tous ,

 

jubilante de la noblesse de ses mains gantées de vie grésillante ; qu'elle exhibe !

 

Elle dans ce fugitif instant devient sous nos pas liquéfiés toutes les petites filles ensoleillées et

 

rie roule résonne .           

Publié par arthurverdi à 14:08:07 dans juventalia | Commentaires (0) |

TEXTE composé autour d'un autre " façon oulipo" | 24 décembre 2004

Toute une  ville grouillante

de  leçons ânonnées

 des  crânes éboulés

des cervelles ecraboulées

c'était crâne de laisser cela se déliter !

et se faire partager dans ces marasmes bouillasseux...

 

eh compagnons !

L'artillerie gigotait , embourbée et

à un jeu de l'oie macabre ; avance ses pions branlants

et sanguinolents : membrures flageolantes ou même dispersées aux autres horizons .

 

Dans nos ventres galope une terrible fringale :

elle broie nos terres intérieures , nous rendants au centuple les déchirures de la terre.

La marmite  se remplit de profondes gorges , d'yeux explosifs et des amis crevés : le sang y fait un admirable bouillon , et sans fin la cuve ouvre sa large gueule baillante , suçotant d'un gargouillement satisfait son repas infini

 

 

Un loustic cependant s'agite et louvoie ; lui échappe

enfile son pantalon

et

dans une rafale de squales squelettiques se glisse , en sort plein  de vanité...

 

ce bougre avance et croque ces âmes fuyantes : quelle débandade !

 

Et les autres comme si ils sanguinolaient et restaient accrochés à ces  roues enchevêtrées   comme rires grimaçants au dessus de leurs crânes béants.

 

 

Le maréchal des logis reste dans le brouillard effiloché :

c'est à présent une fichue loque mais reste vaillant , crochant les brumes étouffantes :

 

Qui m'a foutu un soldat pareil

il marmonne entre deux gargouillement

 

tous dans un hochet semble ricaner

                                                                       huer

                                                                                  un remous les déforme

 

la nécrose les dévore : la gangrène dévore ces immobiles

 

tout cela restant évidemment des hypothèses saugrenues pour moi : incapable handicapé resté à l'abri  

Publié par arthurverdi à 14:06:39 dans juventalia | Commentaires (0) |