| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Balancement .
Sous vous il , ondoie le sol ;
agile renard
vous louvoyer parmi
ces pierreux ossements
épars --
Décrépites , glissantes ,
les vallées de nos errances ,
dissimulant un vain trésor
échappant à nos avidités .
Vaguer ,
palpiter ,
en un égarement multiple :
se faire voyageur !
Comme elles ricanent ,
haineuses ,
ces poussières vitupérantes
dont l' air taquin fait son jouet ;
mais
bibelots
entre les mains
souillées
de l'impie .
La furie de l'écume
opiniâtrement
flagelle vos flancs .
Vous voilà
prisonniers
mais comment
s'extirper de ces flammes ?
Empoisonnée votre vie
cernée par ces abîmes cramoisis .
Alentours , vos veines se gonflent.
Portes de vos corps
ne désirants qu'exploser .
Dans quel labyrinthe errons nous !
Contre quelle puissance ce combat par vous livrer ,
en ces temps antédiluvien ?
Désespéré ,
ces murs sanguinolents
reflétés
dans vos orbites écarquillées .
Tourbillonnement .
Assemblée
des
couleurs
réu
nies
en
un
corps
bleuâtre .
Il s'est tourné !
Métamorphose.
Lui , le geyser boiteux ,
en vous fait croître sa voracité .
Mouvances de vos
bouches animées
de son désir éventé .
S'envolants ;
bientôt brûlées
les ailes de vos mortalités .
Tortillements de
vos regards sur lui posés .
Menteries que tout cela !
Toujours en vain brûleront les tisons
blanchis par les flammes
de vos amours fangeuses .
Une nuit , cependant
en un baiser
elles se confondront.
Flots recouvrant vos douleurs .
Cuivré rayons
du soleil apaisé.
Douceâtre langueur de ces mots élevés .
Raide ,
comme armée ,
la belle hostie que devient votre être .
Abattement obscur sur cette (s)cène .
Agonisants , ces agenouillés
hurlants .
Râles .
Souvenances .
Silence de la pluie battant la terre
lentement
s'abîme
s'infiltre
noie
encombre
ton repos !
Imbibée , perdure
cependant
la paix .
les eaux à ton caprice seront liées !
Et d'elles , rien ne craindra.
Seules les flammes ...
Publié par arthurverdi à 14:15:14 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
SAINT- MALO
Pourquoi joue tu ainsi , toi qu'il y a un instant te disait mon adoré ?
La ville flamboie de rayons réfractés tel un écho :
ponton de lumière vers d'autres imaginaires ;
nous nous y fourvoyons ,
et les âmes fortes elles aussi perdues
nous affolent en nous donnant la sensation soudaine de les voir :
cependant elles ne restent que de vaseux brouillards ,
des voix qui nous dictent ;
aussi d'effervescentes lumières .
Plus prés luit la ville grise :
elle fortifié comme pour un temps de guerre ,
elle dont la forme sévère des bâtiments se mire
dans la colère des eaux qui la flagellent ;
mais peu lui importe , elle reste impassible .
Elle devient sainte et humaine sous les attouchements du soleil couchant .
Au - delà s'encolère la mer ,
elle si blanche ,
et mes paupières si floues des larmes déversées .
Rapté est mon cœur dans les profondeurs de tes yeux à jamais clos .
Haineux , mes pas avancés sur cette berge et je joue à cloche - mort
tandis que toi , tu valses avec le soleil , riant , délirant à saute - rayons ;
comme tu es heureux de nous laisser !
Et moi ici , seul devant le tournoiement de tes formes révélées ,
immobile car ne pouvant t'atteindre ;
gémissant du cynisme amoureux
que tu montres en agitant les voiles de l'impalpé , de l'indésiré :
me souhaitant affolé , camisolé par mes obsessions .
Mais comme nous perdus dans le gouffre du chien - loup ,
tu attends que la lumière s'achève pour clore ton jeu .
Au lointain se fond la lumière ,
irradiant une dernière fois de ses flambeaux nos esprits unis
et tarissant mes pleurs par un futur baiser : éternité .
Publié par arthurverdi à 14:11:09 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
Lors , la voici gantée de crème , un rictus souriant elle a arboré .
Ses bas fushias restent hivernaux et
de leurs douces voix débitent
vite vite la longue souvenance gelée de ces désirades essoufflées .
Jaunes jeunes , les fauteuils qui nous et l'accueille.
aime beaucoup le jaune
canari pépiement
gloussement
horribles ses gémissements :
elle sourit .
Loin bien au delà jaunissent ses rêves d'enfantelle .
Pleur et irritation côtoient ici assise sa rayonnance .
Rires roulants , râpants dans le cru de ses chairs crissantes .
Sable des nuées aveuglées .
Sous nos yeux, elle trépigne agenouillée,
luisante des couches brunes :
belle outre !
Sa peau ocre appelle la terre et implore .
Ruissellement .
Rigides nos corps louvoyants , l'évitant comme un vice .
Effaçant même son heur fugitif .
Tout en elle nous est glace froidure ; alignés nos hontes à l'entour de son rire .
Sa jupe troussée , son veston et toutes ces couches superposées :
misères entassées riantes sous vos yeux .
Vos yeux écailleux , nos mains froides et ignorantes
palpent ici la matérialité de ses désirs .
Ici tu dénoues les dés des danses autrefois dansées ;
là roule ce wagon aux mortalités exigeantes .
Soleil solescent sourire sombre sottises semant ce chant .
Et ensemble nous éclipsons toute cette joie ,
et vivement allons l'immerger dans l'acide de nos rancoeurs :
haine emplissant tous ces coeurs frustrés , et sur le sol même dégouttant .
Aplat de ces éblouissements Absence Sonore négation .
Cependant , la plus pauvre et la plus chargée de pleurs sourit à tous ,
jubilante de la noblesse de ses mains gantées de vie grésillante ; qu'elle exhibe !
Elle dans ce fugitif instant devient sous nos pas liquéfiés toutes les petites filles ensoleillées et
rie roule résonne .
Publié par arthurverdi à 14:10:06 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
Lors , la voici gantée de crème , un rictus souriant elle a arboré .
Ses bas fushias restent hivernaux et
de leurs douces voix débitent
vite vite la longue souvenance gelée de ces désirades essoufflées .
Jaunes jeunes , les fauteuils qui nous et l'accueille.
aime beaucoup le jaune
canari pépiement
gloussement
horribles ses gémissements :
elle sourit .
Loin bien au delà jaunissent ses rêves d'enfantelle .
Pleur et irritation côtoient ici assise sa rayonnance .
Rires roulants , râpants dans le cru de ses chairs crissantes .
Sable des nuées aveuglées .
Sous nos yeux, elle trépigne agenouillée,
luisante des couches brunes :
belle outre !
Sa peau ocre appelle la terre et implore .
Ruissellement .
Rigides nos corps louvoyants , l'évitant comme un vice .
Effaçant même son heur fugitif .
Tout en elle nous est glace froidure ; alignés nos hontes à l'entour de son rire .
Sa jupe troussée , son veston et toutes ces couches superposées :
misères entassées riantes sous vos yeux .
Vos yeux écailleux , nos mains froides et ignorantes
palpent ici la matérialité de ses désirs .
Ici tu dénoues les dés des danses autrefois dansées ;
là roule ce wagon aux mortalités exigeantes .
Soleil solescent sourire sombre sottises semant ce chant .
Et ensemble nous éclipsons toute cette joie ,
et vivement allons l'immerger dans l'acide de nos rancoeurs :
haine emplissant tous ces coeurs frustrés , et sur le sol même dégouttant .
Aplat de ces éblouissements Absence Sonore négation .
Cependant , la plus pauvre et la plus chargée de pleurs sourit à tous ,
jubilante de la noblesse de ses mains gantées de vie grésillante ; qu'elle exhibe !
Elle dans ce fugitif instant devient sous nos pas liquéfiés toutes les petites filles ensoleillées et
rie roule résonne .
Publié par arthurverdi à 14:08:07 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens
Toute une ville grouillante
de leçons ânonnées
des crânes éboulés
des cervelles ecraboulées
c'était crâne de laisser cela se déliter !
et se faire partager dans ces marasmes bouillasseux...
eh compagnons !
L'artillerie gigotait , embourbée et
à un jeu de l'oie macabre ; avance ses pions branlants
et sanguinolents : membrures flageolantes ou même dispersées aux autres horizons .
Dans nos ventres galope une terrible fringale :
elle broie nos terres intérieures , nous rendants au centuple les déchirures de la terre.
La marmite se remplit de profondes gorges , d'yeux explosifs et des amis crevés : le sang y fait un admirable bouillon , et sans fin la cuve ouvre sa large gueule baillante , suçotant d'un gargouillement satisfait son repas infini
Un loustic cependant s'agite et louvoie ; lui échappe
enfile son pantalon
et
dans une rafale de squales squelettiques se glisse , en sort plein de vanité...
ce bougre avance et croque ces âmes fuyantes : quelle débandade !
Et les autres comme si ils sanguinolaient et restaient accrochés à ces roues enchevêtrées comme rires grimaçants au dessus de leurs crânes béants.
Le maréchal des logis reste dans le brouillard effiloché :
c'est à présent une fichue loque mais reste vaillant , crochant les brumes étouffantes :
Qui m'a foutu un soldat pareil
il marmonne entre deux gargouillement
tous dans un hochet semble ricaner
huer
un remous les déforme
la nécrose les dévore : la gangrène dévore ces immobiles
tout cela restant évidemment des hypothèses saugrenues pour moi : incapable handicapé resté à l'abri
Publié par arthurverdi à 14:06:39 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens