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Loin , si lointains sont nos pleurs enfantins .
Tant d'espérances nos coeurs engourdis ont engloutis que
Vains restent les mots endormis ; assoupis , là , sous le duvet de
nos rêveries éclaboussées d'ombres .
Les oiseaux chantent leurs vains chantements ,
Rie le soleil à ses levers ; lorsque toi sur les bords de
tes nuits roulantes , tanguantes , dégringolantes ; lorsque
toi tu ploies sous le faix et embrassant ton chagrin souffreté
tu t'engloutis au plus profond de ces
Nuits trépidantes , dévalantes , assassines !
Son sourire : englouti par ta folie
Son corps : désirade essoufflée : évanoui au plus profond des terres moites .
Humide embrassade de tes doigts enserrant le vide
Humides les vagissements , les hurlements qui
échappent de ta gorge :
Enserrées dans l'oubli tes mains ; les siennes froides à jamais ,
Ses cheveux , ardente fontaine résistants encore par delà la mort .
Sa chevelure , solescent rayonnement à l'aube des engloutissements .
Souvenir amer , amertume fatale à ta mémoire à jamais coupable ...
Publié par arthurverdi à 13:48:28 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens