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hammam3 | 24 décembre 2004

                                                      HAMMAM

 

 

Hammam .

 

                  Crachin  poussiéreux  , poisseux

Il rôde , ainsi  qu'un voile drapant ces peaux cloquées , ridées   de débauche .

                 Ici , l'étouffement , sans se hâter , te racorni .

                   Vapeur insidieuse , vicieuse,  s'insinuant par le méat de ton cœur

et ta bouche   ton nez ton cul .

Viols multipliés de l'eau engrossée .

T'envoiles   et t'étouffe ce brouillard cramoisi , gluant .

Mâles entassés ,  lascifs ou stupide , en ronde enfantine  le long de ce cercle crémeux :

  fruit de leurs ébats prolifiques .

 

 En suspension , rouges , planent leurs atours  .

Larges cavités offertes à la pénétration cahotante .

Convulsions de leurs bouches figés dans un vaporeux étouffement.

 Tremblements de leurs langues affamées .

Alors palpitent leurs membres,

                                                                              et ces  mains trempées de folle  convoitise .

 

                    Ruissellement infini de larves sur leur accolements .

Subrepticement  , ils vagissent sous l'assaut bouillonnant de la brume vindicative.

              

                 Ne gît en cet anneau  que le goût de leurs chairs évanouies ,  vaguements  grillées .

                               Réalité ou songe ? Tu ne sais .

Biaisant , ton regard sinue ; dérape sur ces joncs graissés.

Vacillante blancheur de la lumière .

  Elle soumet , enserre tout ces prostrés ;

Et , assombrie,  illumine ces assis par mille jouissances aquatiques .

 

Ta vision mêle dans l'égarement  cuissesmainsexes  aspirés.

Propos gras ,  grinçants , aux effluves musquées  s'élevants  .

  Lèvres  dilatés , déformées par un aqueux désir .

Puis , contaminé, la vapeur leur devient  noirâtre.

En fin , les souffles s'oppressent.

Presque évanoui, tu fuis le vomissement continuel de ces eaux .

 

 Et te suivant, en un  sautillement  cliquetant , beaucoup

                des sexes brumeux les enveloppants , se libèrent .

              Désertion soudaine de ces lieux .

 

                                      Majesté  impalpable des verges révélées sous le flot froid du vent .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par arthurverdi à 13:39:04 dans juventalia | Commentaires (0) |

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