Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

juventalia

poèmes écrits entre 18 et 22 ans

Thèmes

Archives

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

<< hammam3 | hammam | invocation >>

hammam | 24 décembre 2004

                                   HAMMAM

 

 

Hammam .

 

                   Un crachin gris et poisseux drape ces peaux cloquées , ridées par la débauche .

                   L'étouffement , sans se hâter ,  te   racorni .

 

                   Vapeur insidieuse , vicieuse  s'insinuant par le méat de ton cœur , et ta bouche

ton nez ton cul .

                    Viols multipliés de l'eau engrossée .

                     T'envoiles   et t'étouffe ce brouillard cramoisi , gluant .

 

Mâles entassés, lascifs ou stupides, en ronde enfantine le long de ce cercle crémeux ,

 fruit de leurs ébats prolifiques .

 

                   En suspension rouge , planent leur atours  .

                   Convulsions de leurs bouches figés dans un désir grossissant .

                   Tremblements de leurs langues affamées .

                    Larges  Cavités offertes à la pénétration cahotante. 

                   Palpitent,  ici , membres et mains , trempés de folle  convoitise .

 

Ruissellement infini de larves sur leur accolements .

 Subrepticement  ils vagissent sous l'assaut bouillonnant de la brume vindicative.

Ne gît en cet anneau  que le goût de leurs chairs évanouies ,  vaguements grillées .

 

Réalité ou songe ? Tu ne sais .

 

Ton regard sinue , biaisant ,  dérape sur ces joncs graissés.

Vacillante blancheur de la lumière .

Elle soumet , enserre tout ces prostrés ;

Et , assombrie , illumine ces assis par mille jouissances aquatiques .

 

Ta vision mêle dans l'égarement  cuissesmainsexes  aspirés.

Propos gras , palpitants , aux effluves musquées  s'élevants  tels des invocations dans ce temple nuageux.

 

  Lèvres  dilatées, déformées par un aqueux désir . Largeur de leur plaisir lingual .

 

Vapeur noirâtre.

En fin,  les souffles s'oppressent . Presque évanoui , tu fuis le vomissement continuel de ces eaux .

Prompt à l'envol, certains se glissent  sous tes pas .

 

Majestée impalpable des verges révélées sous le flot froid du vent .

Publié par arthurverdi à 13:39:54 dans juventalia | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Tous les derniers titres