| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
<< Allegretto e un poco sentimato | TEXTE composé autour d'un autre " façon oulipo" | lors 2ème version >>
Toute une ville grouillante
de leçons ânonnées
des crânes éboulés
des cervelles ecraboulées
c'était crâne de laisser cela se déliter !
et se faire partager dans ces marasmes bouillasseux...
eh compagnons !
L'artillerie gigotait , embourbée et
à un jeu de l'oie macabre ; avance ses pions branlants
et sanguinolents : membrures flageolantes ou même dispersées aux autres horizons .
Dans nos ventres galope une terrible fringale :
elle broie nos terres intérieures , nous rendants au centuple les déchirures de la terre.
La marmite se remplit de profondes gorges , d'yeux explosifs et des amis crevés : le sang y fait un admirable bouillon , et sans fin la cuve ouvre sa large gueule baillante , suçotant d'un gargouillement satisfait son repas infini
Un loustic cependant s'agite et louvoie ; lui échappe
enfile son pantalon
et
dans une rafale de squales squelettiques se glisse , en sort plein de vanité...
ce bougre avance et croque ces âmes fuyantes : quelle débandade !
Et les autres comme si ils sanguinolaient et restaient accrochés à ces roues enchevêtrées comme rires grimaçants au dessus de leurs crânes béants.
Le maréchal des logis reste dans le brouillard effiloché :
c'est à présent une fichue loque mais reste vaillant , crochant les brumes étouffantes :
Qui m'a foutu un soldat pareil
il marmonne entre deux gargouillement
tous dans un hochet semble ricaner
huer
un remous les déforme
la nécrose les dévore : la gangrène dévore ces immobiles
tout cela restant évidemment des hypothèses saugrenues pour moi : incapable handicapé resté à l'abri
Publié par arthurverdi à 14:06:39 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens