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saint malo 3ème version | 24 décembre 2004

 

 

                                               SAINT- MALO

 

Pourquoi joue tu ainsi , toi qu'il y a un instant te disait mon adoré ?

 

La ville flamboie de rayons réfractés tel un écho :

 ponton de lumière vers d'autres imaginaires ;

nous nous y fourvoyons ,

et les âmes fortes  elles aussi   perdues

nous affolent en nous donnant la sensation soudaine de les voir :

 cependant elles ne restent que de vaseux  brouillards ,

des voix qui nous dictent ;

                                   aussi d'effervescentes  lumières .

 

Plus prés luit la ville grise :

 elle fortifié comme pour un temps de guerre ,

elle dont la  forme sévère des bâtiments se mire

 dans la colère des eaux qui la flagellent ;

mais peu lui importe , elle reste impassible .

 Elle devient sainte et humaine sous les attouchements du soleil couchant .

 

Au - delà s'encolère la mer ,

elle si blanche ,

et mes paupières si floues des larmes déversées .

Rapté est mon cœur dans les profondeurs de tes yeux à jamais clos .

 Haineux , mes pas avancés sur cette berge  et je joue à cloche - mort

 tandis que toi , tu valses avec le soleil , riant , délirant à saute - rayons ;

 comme tu es heureux de nous laisser !

 

Et moi ici , seul devant le tournoiement de tes formes révélées ,

 immobile car ne pouvant t'atteindre ;

gémissant du cynisme amoureux

 que tu montres en agitant  les voiles de l'impalpé , de l'indésiré :

 me souhaitant affolé , camisolé par mes obsessions .

 

Mais comme nous perdus dans le gouffre du chien - loup ,

tu attends que la lumière s'achève  pour clore ton jeu  .  

 

Au lointain se fond la lumière ,

irradiant une dernière fois de ses flambeaux  nos esprits unis

 et tarissant mes pleurs  par un futur baiser : éternité .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par arthurverdi à 14:11:09 dans juventalia | Commentaires (0) |

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