Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

juventalia

poèmes écrits entre 18 et 22 ans

Thèmes

Archives

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

<< adagietto | rome texte définitif | modification du titre de " rome texte défintif" >>

rome texte définitif | 24 décembre 2004

I.

Là , ces feuillets épars où s'agrippent , écrits tant de coeurs,

 

Mièvreries .           Histoires enfantines .

 

Ces brouillons d'écoliers où je transcrirais lettres  et phrases  ,

 

 Dictées consciencieuses .

 

Fuir, à jamais s'éloigner de soi; pour se retrouver à l'autre bout de l'île.

 

Car île nous sommes malgré nos coeurs élargis d'amours honteuses .

Peut-être sur les vacillements de  nos émois torturés ;

 et sur nos  haines tempétueuses  , parions - nous ?

                                                                                                   texte définitif

Quels sanglotements avais - je gémie en hantant  ces êtres ,

épilés de la toison de leurs courages.

Mordillements amicaux

vagues acérées sur nos pieds mâchés.

Flagellement de ces voix qui se dressent dans l'aigreur  ,

et  irritent :

que sont - elles sinon l' éternelle oscillation de nos pôles intérieurs ?

Notre coeur parfois vire , perpétuelle balance , 

                                         et s'écartèle tantôt dans l'extase,

                                              souvent dans la rage .

 

Rêver                 désirer                                  être à l'écoute

     se déchirer                            se haïr                                   se renfermer 

                                       

                                        ***********************************

Souvent ils passent,

tout immobiles devant l'autrui menacé ;

 se préoccupant  de leurs apparences :

souvent se comblants de leurs suffisances .

Et du désir de chair , avivé dans la veulerie de ceux - là ,

 ventriloque de leurs vices 

 

 

 

 

 

 

 

Le désir et l'attente de celui-ci :

 

 nous sommes comme l'arc bandé dans ce perpétuel besoin .

 

Parfois la corde, cède et l'on disparaît par volonté ;

 

mais souvent elle mollit et reste ,

 

flasque accroché au bois

où l'on voit se former les pourritures de l'amertume .

 

                           **********************************************

 

Ici je désire ( eh bien oui! ) aller au devant de ces pages,

 et rire comme je ne l'ai jamais fait.

                                                                                                   Texte définitif

 

Ecrire comme nager .

 

Vomir  tout ce que j'ai retenu ,  pendant sept ans

 

et

 

pouvoir mourir soulagé de tout ce poids

 

 qui m'empêche et d'avancer et de reculer,

en moi même .

 

 

 

Me voici une prison où le plus isolé des hommes est libre .

 

Frappant la tête au mur,

ne voyant que d'infroissables miroirs me reflétants .

                            Réfractants

 

                            les sombres luminosités de mon âme

 

et me décrivant monstre de bêtise,

 

 de trahisons,

 

et de vols .

 

Avoir toujours menti,

 

                                        sans cesse  louvoyé,

 

avoir été un Iago pour ses propres amis ;

 

 

 

 

ne voir dans ses reflets que

 

                            l'image d'un être sans scrupules

 

                                                               ni tourments,

devenait à la fin

trop insupportable.

 

Voilà pourquoi

 

                j'ai décider de salir de mon âme

 

                                        ces pages, les obscurcir, 

 

pour qu'au moins ce que j'aime

 

 le plus,

 

musique et mots  se

                                                           rejoignent enfin .

 

Je lirais également,

 

avec  peu de discernement ,

                    ce que les autres me proposeront en pâture,

 

 ces âmes devant moi glissantes et  précipitées ;

témoin  fidèle et intéressé .

                                        ***********************************

Dans les gares, perpétuelle agitation ,

 invariables courses des retardataires pour attraper leurs trains.

Mélancolie et hâte de leurs pas .

Ils se pressent, mais pour quoi ?

Se retrouver seul devant leur interlocuteur aux clignotements favoris ;

 parler à leur chatchiencanari qui leur adresse

 de baveux  remerciements

 et les honorants de leurs rampantes prières .

 

 

Solitude de ces coureurs accélérant les fatals achèvements:

celui du jour et le leur .

                                                                                       texte définitif

Quelle joie d'écrire et de toucher ces pages quadrillées à remplir ;

grands cahiers à inonder de l'insipidité et       de la        beauté              du monde .

 

Publié par arthurverdi à 13:55:03 dans juventalia | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Tous les derniers titres