Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

juventalia

poèmes écrits entre 18 et 22 ans

Thèmes

Archives

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

<< adagio | objet | loin >>

objet | 24 décembre 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'objet qu'il tient à la main est de cendre ,

     dispensateur de néant .

 

                        L'œil le fixe ,

                        fait de lui son arme

et ainsi exalte  sa propre destruction intérieure ,

lui donnant dimension de raison de vivre .

 

Vivre pour ne pas se construire .

 

L'obstination qu'il a de ce saccage

n'a un égal que dans l'amour

 que lui porte l'autre .

 

Ainsi , comblant de plaisir l'œil de celui - ci ,

cet autre le détourne insidieusement de son

œuvre de ravage ,

et alors le sauve .

 

Vers le chaos ,

                        l'amour impérieux s'est jeté ,

                        et grâce à sa présence  plurielle

il a fasciné les fous hantants la contrée en désolation .

 

 

Souvenirs qui tels

                        les grinçants craquements des rapaces attablés ,

             planent , indécis .

 

Pour ces derniers ,

                        ne pas se précipiter  ,

 mais plutôt se fondre

par une mort trop rapide

dans la terre gorgée de peurs ;

et de pitié pour celui qu'elle a comme Seigneur .

 

Cependant un chant de vie est entonné .

Un chant de rachat offrant au

très jeune enfant

son premier souffle ,

douloureux et affolé .

Puis vient un bienheureux

                                               endormissement

long de trois bonnes années .

 Puis , enfin

 un cauchemar :

 

 

 

 

 

 

 

Un quai de gare .

                        Quatre blondes figures aryennes .

Grondement du train .

 

Approche d'une lenteur angoissée .

Soudain ,

le Père se jette avec le Fils sous les roues ,

puis viennent les deux autres ;

et sans cesse le train  se recule

pour que l'impitoyable fasse

de ces êtres morts des vivants éternels ,

Sysiphes clonés pour un désastre  quotidien .

 

Un ris sarcastique envahit le cerveau de l'enfant ,

 il ne comprend pas

 et ne sait que rêver

 et à qui dire son désarroi .

 

 

S'enchaînent

                        dans un délire tourbillonnant 

méchancetés , injures , humiliations

parmi lesquelles ,

                        herbe acharnée ,

pousse l'enfant

sur ce terrain inculte .

Combattant avec obstination 

celle encore plus grande

de cet innommable  exterminateur .

 

Vient enfin le jour  

où le monstre,

lassé  de cette résistance incessante

 que lui fait l'herbe devenue arbuste ,

la prend dans sa pelle 

et le jette loin devant lui

 dans le territoire paradisiaque

mais inaccessible pour lui

de ses voisins .

Avec l'espoir que l'importun

en mourra desséché

                                    ou qu'il pullulera et enlaidira

le territoire de l'autre  .

 

 

Puis l'immonde poursuit au loin

sa traque infâme .

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les habitants de cet autre pays  

voyant une plante étrangère

sur leur sol ,

                        prennent pitié d'elle .

 

Recroquevillée racornie ,

                        courbée de peur ,

elle paraît en effet bien misérable .

 

Ils la replante donc ,

                        et dans cette terre heureuse et soignée ,

soudain la plante paraît

                        plus belle et semble dispenser ,

 au milieu de tremblements de souvenirs agonisants ,

un sourire reconnaissant .

 

Sourire que remarque l'hôtesse de ces lieux .

 

Comblée ,

elle active ses soins et s'en rend presque malade de joie .

                       

Enfin , la plante est sauvée  .

                        Mais très peu de temps après ,

                        elle disparaît .

 

 

Cueillie  par la main de l'autre

qui , ferme et patient ,

saura refermer ces plaies profondes du cœur ,

 et faire renaître l'amour dans ce cœur asséché .         

 

 

 

L'objet qu'il tient à la main est de cendre ,

     dispensateur de néant .

 

                        L'œil le fixe ,

                        fait de lui son arme

et ainsi exalte  sa propre destruction intérieure ,

lui donnant dimension de raison de vivre .

 

Vivre pour ne pas se construire .

 

L'obstination qu'il a de ce saccage

n'a un égal que dans l'amour

 que lui porte l'autre .

 

Ainsi , comblant de plaisir l'œil de celui - ci ,

cet autre le détourne insidieusement de son

œuvre de ravage ,

et alors le sauve .

 

Vers le chaos ,

                        l'amour impérieux s'est jeté ,

                        et grâce à sa présence  plurielle

il a fasciné les fous hantants la contrée en désolation .

 

 

Souvenirs qui tels

                        les grinçants craquements des rapaces attablés ,

             planent , indécis .

 

Pour ces derniers ,

                        ne pas se précipiter  ,

 mais plutôt se fondre

par une mort trop rapide

dans la terre gorgée de peurs ;

et de pitié pour celui qu'elle a comme Seigneur .

 

Cependant un chant de vie est entonné .

Un chant de rachat offrant au

très jeune enfant

son premier souffle ,

douloureux et affolé .

Puis vient un bienheureux

                                               endormissement

long de trois bonnes années .

 Puis , enfin

 un cauchemar :

 

 

 

 

 

 

 

Un quai de gare .

                        Quatre blondes figures aryennes .

Grondement du train .

 

Approche d'une lenteur angoissée .

Soudain ,

le Père se jette avec le Fils sous les roues ,

puis viennent les deux autres ;

et sans cesse le train  se recule

pour que l'impitoyable fasse

de ces êtres morts des vivants éternels ,

Sysiphes clonés pour un désastre  quotidien .

 

Un ris sarcastique envahit le cerveau de l'enfant ,

 il ne comprend pas

 et ne sait que rêver

 et à qui dire son désarroi .

 

 

S'enchaînent

                        dans un délire tourbillonnant 

méchancetés , injures , humiliations

parmi lesquelles ,

                        herbe acharnée ,

pousse l'enfant

sur ce terrain inculte .

Combattant avec obstination 

celle encore plus grande

de cet innommable  exterminateur .

 

Vient enfin le jour  

où le monstre,

lassé  de cette résistance incessante

 que lui fait l'herbe devenue arbuste ,

la prend dans sa pelle 

et le jette loin devant lui

 dans le territoire paradisiaque

mais inaccessible pour lui

de ses voisins .

Avec l'espoir que l'importun

en mourra desséché

                                    ou qu'il pullulera et enlaidira

le territoire de l'autre  .

 

 

Puis l'immonde poursuit au loin

sa traque infâme .

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les habitants de cet autre pays  

voyant une plante étrangère

sur leur sol ,

                        prennent pitié d'elle .

 

Recroquevillée racornie ,

                        courbée de peur ,

elle paraît en effet bien misérable .

 

Ils la replante donc ,

                        et dans cette terre heureuse et soignée ,

soudain la plante paraît

                        plus belle et semble dispenser ,

 au milieu de tremblements de souvenirs agonisants ,

un sourire reconnaissant .

 

Sourire que remarque l'hôtesse de ces lieux .

 

Comblée ,

elle active ses soins et s'en rend presque malade de joie .

                       

Enfin , la plante est sauvée  .

                        Mais très peu de temps après ,

                        elle disparaît .

 

 

Cueillie  par la main de l'autre

qui , ferme et patient ,

saura refermer ces plaies profondes du cœur ,

 et faire renaître l'amour dans ce cœur asséché .         

Publié par arthurverdi à 13:46:37 dans juventalia | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Tous les derniers titres