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Lors , la voici gantée de crème , un rictus souriant elle a arboré .
Ses bas fushias restent hivernaux et
de leurs douces voix débitent
vite vite la longue souvenance gelée de ces désirades essoufflées .
Jaunes jeunes , les fauteuils qui nous et l'accueille.
aime beaucoup le jaune
canari pépiement
gloussement
horribles ses gémissements :
elle sourit .
Loin bien au delà jaunissent ses rêves d'enfantelle .
Pleur et irritation côtoient ici assise sa rayonnance .
Rires roulants , râpants dans le cru de ses chairs crissantes .
Sable des nuées aveuglées .
Sous nos yeux, elle trépigne agenouillée,
luisante des couches brunes :
belle outre !
Sa peau ocre appelle la terre et implore .
Ruissellement .
Rigides nos corps louvoyants , l'évitant comme un vice .
Effaçant même son heur fugitif .
Tout en elle nous est glace froidure ; alignés nos hontes à l'entour de son rire .
Sa jupe troussée , son veston et toutes ces couches superposées :
misères entassées riantes sous vos yeux .
Vos yeux écailleux , nos mains froides et ignorantes
palpent ici la matérialité de ses désirs .
Ici tu dénoues les dés des danses autrefois dansées ;
là roule ce wagon aux mortalités exigeantes .
Soleil solescent sourire sombre sottises semant ce chant .
Et ensemble nous éclipsons toute cette joie ,
et vivement allons l'immerger dans l'acide de nos rancoeurs :
haine emplissant tous ces coeurs frustrés , et sur le sol même dégouttant .
Aplat de ces éblouissements Absence Sonore négation .
Cependant , la plus pauvre et la plus chargée de pleurs sourit à tous ,
jubilante de la noblesse de ses mains gantées de vie grésillante ; qu'elle exhibe !
Elle dans ce fugitif instant devient sous nos pas liquéfiés toutes les petites filles ensoleillées et
rie roule résonne .
Publié par arthurverdi à 14:08:07 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens