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Langsam ma sostenuto
Balancement .
Sous toi il , ondoie le sol ;
Agile renard
tu louvoies parmi
ces pierreux ossements
épars --
Décrépites , glissantes ,
les vallées de nos errances ,
dissimulant un vain trésor
échappant à nos avidités .
Vaguer ,
palpiter ,
en un égarement multiple :
se faire Voyageur !
Comme elles ricanent ,
haineuses ,
ces poussières vitupérantes
dont l' Air taquin fait son jouet ;
mais
bibelots
entre les mains
souillées
de l'Impie .
La furie de l'écume
opiniâtrement
flagelle nos flancs .
Nous voilà
prisonniers
mais comment
s'extirper de ces flammes ?
Empoisonnée notre vie
cernée par ces abîmes cramoisis :
Alentours , nos veines se gonflent
Portes de nos corps
ne désirants qu'exploser .
Dans quel labyrinthe errons nous !
Contre quelle puissance, en ces temps anciens ,
nous sommes nous unis ?
Désespéré ,
ces murs sanguinolents
reflétés
dans nos orbites écarquillées .
Tourbillonnement .
Assemblée
des
couleurs
réu
nies
en
un
corps
bleuâtre .
Il s'est tourné !
Métamorphose.
Lui , le geyser boiteux ,
en nous fait croître sa voracité .
Mouvances de nos
bouches animées
de son désir éventé .
S'envolants ;
bientôt brûlées
les ailes de nos mortalités .
Tortillements de
nos regards sur lui posés .
Menterie que tout cela !
Pour jamais brûleront, les
flammes blanchies
de nos amours fangeuses .
Cependant
en un baiser
elles se confondront.
Flots recouvrant nos douleurs .
Cuivré rayons
du soleil apaisé.
Douceâtre langueur de ces mots élevés .
Raide ,
comme armée ,
la belle hostie que devient ton être .
Abattement obscur sur cette (s)cène .
Agonisants , ces agenouillés
hurlants .
Râles .
Souvenances .
Silence de la pluie battant la terre
lentement
s'abîme
s'infiltre
noie
encombre
ton repos !
Imbibée , perdure
cependant
la paix .
les eaux à ton humeur seront liées !
Et d'elles , rien ne craindra.
Seules les flammes ...
Publié par arthurverdi à 13:32:44 dans juventalia | Commentaires (0) | Permaliens