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H1N1 : immunité juridique pour les labos américains
Au moment où les premiers résultats des essais cliniques sur les vaccins contre la grippe A sont publiés et que monte une controverse tant sur le bien-fondé de la vaccination de masse que sur les risques potentiels de ces vaccins préparés en urgence, les laboratoires pharmaceutiques américains, eux, n'ont rien à craindre. Ils sont en effet protégés contre la menace d'éventuelles poursuites judiciaires et d'indemnités à payer en cas d'effets indésirables survenant chez des personnes vaccinées contre le virus H1N1.
Depuis le 15 juin, ils bénéficient en effet d'une immunité juridique accordée par le gouvernement américain, dans le cadre d'une législation sur la préparation et les urgences publiques (PREP Act). Récemment disparu, le sénateur démocrate Ted Kennedy estimait que le PREP Act représentait un cadeau pour l'industrie pharmaceutique et en avait demandé le retrait.
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Publié par jlpujo à 19:03:25 dans SANTE | Commentaires (0) | Permaliens
Jamais un hôpital psychiatrique n'avait encore reçu un président de la République en ses murs : la visite de Nicolas Sarkozy, mardi 2 décembre, au centre hospitalier spécialisé d'Antony (Hauts-de-Seine) devait donc faire date. Elle restera effectivement dans les annales mais comme un point de rupture, un moment de fracture entre la communauté médicale et les pouvoirs publics. Annonçant la multiplication des moyens d'enfermement au sein des établissements et un durcissement des conditions de sortie des patients hospitalisés d'office, le chef de l'Etat a surpris et choqué les professionnels du soin : l'ensemble des organisations publiques représentatives des psychiatres a dénoncé "une approche exclusivement sécuritaire de la psychiatrie, qui apparaît comme une régression inacceptable".
Alors que la psychiatrie publique traverse une crise profonde - crise de moyens, d'identité et de valeurs -, le discours de M. Sarkozy paraît au mieux inadapté, au pire dangereux. Prononcé trois semaines après le meurtre, le 12 novembre, d'un jeune homme par un patient schizophrène échappé de l'hôpital psychiatrique de Grenoble, il tourne le dos à toute amélioration de la prise en charge sanitaire pour ne retenir que des solutions de type carcéral : création d'unités fermées avec vidéosurveillance, multiplication des chambres d'isolement, pose de bracelet GPS aux patients en promenade, sorties décidées par les préfets après avis d'un collège de trois professionnels du soin au lieu d'un seul aujourd'hui... On ne saurait mieux faire passer le message que tout patient hospitalisé sous contrainte est un individu dangereux dont la société doit se prémunir.
Publié par jlpujo à 11:52:14 dans SANTE | Commentaires (0) | Permaliens
La Haute Autorité de Santé vient de publier le manuel de certification, dans sa version 2010, des établissements de santé. Rappelons que la procédure de certification des établissements de santé, introduite par l'ordonnance n°96-346 du 24 avril 1996 portant réforme hospitalière a pour objectif « de porter une appréciation indépendante sur la qualité des prestations d'un établissement »[1].
La nouveauté dans cette version du référentiel est l'apparition d'un chapitre sur l'engagement de l'établissement dans le développement durable. On ne peut que se réjouir de cette insertion qui s'inscrit dans la proclamation constitutionnelle et législative que « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable »[2]. La Haute Autorité de Santé explicite d'ailleurs dans son référentiel que l'objectif dans la V2010 est d'engager les établissements à promouvoir le développement durable dans leur stratégie et dans le management »[3]. L'HAS souligne également la transversalité de cette démarche d'intégration du développement durable
Au-delà de cette proclamation, le temps est donc venu pour les établissements de santé d'envisager une méthodologie pour s'engager dans le développement durable. Déjà quelques établissements précurseurs comme la Clinique Champeau à Béziers avec la norme ISO 14001[4], l'Institut Paoli Calmette à Marseille avec le règlement Européen EMAS[5] et l'hôpital de Brest avec l'agenda 21 s'étaient lancés dans une démarche qui doit conduire à une approche globale de la prise en compte du développement durable dans l'ensemble des activités et le bâtiment de l'établissement de santé.
Le pas supplémentaire que franchit la Haute Autorité de Santé consiste à poser un diagnostic développement durable de l'établissement en définissant en amont dans son référentiel les trois dimensions du développement durable à savoir une gestion économique fiable, un établissement socialement intégré et un établissement de santé écologiquement respectueux.
Il est donc maintenant important de construire les indicateurs de développement durable en établissement de santé, afin de réaliser ce diagnostic.
Pour conclure, il nous semble important de rajouter une quatrième dimension en matière de développement durable en établissement de santé, celle du patient et de l'humanisme qui doit ressortir de sa prise en charge globale.[1] HAS - Direction de l'Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins - Chapitre 1 - Partie 1 - Edition novembre 2008 - p.3
[2] Article 6 de la Charte de l'Environnement
[3] HAS - Direction de l'Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins - Chapitre 1 - Partie 1 - Edition novembre 2008 - p.19
[4] Norme internationale rédigée par l'Organisation Internationale de Normalisation en 1996 et révisée en 2004.
[5] Règlement (CE) n°761/2001 du Parlement Européen et du Conseil du 1 mars 2001 permettant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS)
Publié par jlpujo à 14:30:24 dans SANTE | Commentaires (1) | Permaliens
Comme en boomerang, l'affaire réveille toutes les plaies de
Le drame de Grenoble intervient dans un contexte de crise latente, les appels à la grève se multipliant dans les services de psychiatrie. A l'hôpital de la Conception à Marseille, une équipe a observé un mois d'arrêt de travail, en octobre, pour refuser l'arrivée d'un patient réputé très violent ; le 6 novembre, une centaine de salariés de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu, à Lyon, ont débrayé pour protester contre l'agression d'une infirmière par un patient qui ne voulait pas sortir de l'hôpital ; mardi 18 novembre, des soignants des hôpitaux parisiens de Sainte-Anne, Esquirol et Maison-Blanche observaient également une grève pour "lancer l'alerte sur la dégradation de la psychiatrie en France".
De fait, malgré l'effort consenti par l'Etat au titre du plan santé mentale 2005-2008 (plus d'1,5 milliard d'euros consacrés surtout aux rénovations d'établissement), les hôpitaux psychiatriques sont soumis à une forte contrainte financière.
Publié par jlpujo à 12:45:33 dans SANTE | Commentaires (0) | Permaliens
« Des malades arrêtent de se soigner pour dénoncer les franchises »
Il a choisi ce mode radical d'action car, "à notre époque, il faut faire des choses un peu provocantes si on veut se faire entendre". Bruno-Pascal Chevalier, 45 ans, travailleur social et malade du sida, a entamé "une grève des soins" pour protester contre l'instauration des franchises médicales et l'augmentation des déremboursements de médicaments.
Affirmant agir au nom de "toutes les personnes exclues du système de santé", M. Chevalier ne prend plus son traitement depuis fin septembre 2007 mais n'a rendu publique son action qu'après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier. Jeudi 17 janvier, l'Association française des diabétiques a fait savoir qu'un patient traité à l'insuline avait lui aussi cessé son traitement, mettant dorénavant "sa vie en jeu". Un insuffisant rénal a fait part de la même initiative.
Depuis le début de l'année, les assurés sociaux ne sont plus remboursés de 50 centimes d'euros par boîte de médicament et acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, dans la limite d'un plafond de 50 euros par an. Ces franchises, qui s'appliquent notamment aux malades en affection longue durée (ALD), s'ajoutent au forfait d'1euro sur le remboursement des consultations médicales, instauré en 2004, et aux 18 euros sur les interventions hospitalières dépassant 91 euros.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-1000921@51-1000929,0.html
Publié par jlpujo à 18:35:25 dans SANTE | Commentaires (0) | Permaliens
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