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Au coeur de la période de suspension des travaux du Parlement, le gouvernement a décidé d'imposer la procédure d'urgence à l'examen et l'adoption du texte censé constituer le « grand rendez vous de la France avec ses prisons ». Dans ce contexte, et à la veille de l'ouverture le mardi 3 mars de la discussion au Sénat du projet de loi pénitentiaire, l'Observatoire international des prisons (OIP) entend rappeler la situation inacceptable au regard des exigences de l'Etat de droit et indécente au regard des droits de l'homme qui caractérise notre système carcéral. Il entend le rappeler avec d'autant plus de force que cette situation rend impérative l'intervention d'un législateur renouant avec la lettre et l'esprit des conclusions de ses commissions d'enquête d'antan, et assumant sa compétence exclusive pour fixer les restrictions apportées à l'exercice des droits et des libertés en milieu pénitentiaire.
Prenant connaissance avec consternation de la décision gouvernementale, les Etats généraux de la condition pénitentiaire ont immédiatement et unanimement déploré une démarche « injustifiable et illégitime » qui, ayant pour objet de limiter les débats à une seule lecture dans chacune des deux assemblées, a pour effet de « faire obstacle » à ce que la représentation nationale « exerce pleinement ses responsabilités ». Ils ont estimé ce choix d'autant plus surprenant que le président de la République avait pris l'engagement de soumettre au législateur une réforme ambitieuse de l'institution carcérale, et d'autant moins opportun, qu'au terme de ses travaux, la Commission des lois du Sénat avait souligné la « déception largement partagée » parmi les acteurs du monde des prisons vis-à-vis d'une réforme « à droit constant », voire « en retrait par rapport au droit en vigueur ». Ils ont en conséquence interpellé le Parlement, au travers des Conférences des présidents des deux assemblées, pour qu'il fasse usage de son pouvoir de refuser la procédure accélérée, tel qu'il résulte de l'article 45 nouveau de la Constitution.
Publié par jlpujo à 18:25:46 dans ORDRE public et Républicain | Commentaires (0) | Permaliens
PARIS (Reuters) - Les trois principaux syndicats de personnels pénitentiaires ont menacé jeudi le gouvernement d'une "action" si le ministère de la Justice ne procède pas à des recrutements pour régler la crise des prisons.
"L'unité syndicale exige que la ministre, comme elle s'y est engagée, annonce la création d'emplois supplémentaires, (...) Dans le cas contraire, l'unité syndicale refusera le pourrissement de la situation et engagera les personnels à passer à l'action", déclarent dans un communiqué commun les syndicats Ufap, FO et CGT.
Cette déclaration fait suite à un entretien place Vendôme entre la ministre de la Justice Rachida Dati et les représentants de ces syndicats, jeudi matin, suite à une série d'incidents dans les prisons, lourdement surpeuplées avec 62.744 détenus pour 51.000 places.
Les suicides, homicides et incidents divers se multiplient. Un détenu a été tué par un autre prisonnier mardi dernier à la prison centrale de Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Le 15 février, utilisant des explosifs, deux détenus se sont évadés d'une autre maison centrale, à Moulins (Allier), avant d'être repris.
Les syndicats demandent des mesures immédiates. Dans un communiqué, le ministère évoque une "optimisation du budget" qui permettra selon lui de créer 177 en emplois de plus, ce qui porterait les créations de postes en 2009 à 1.264 au total.
http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-gouvernement-menace-par-une-crise-dans-les-prisons.html
Publié par jlpujo à 18:24:31 dans ORDRE public et Républicain | Commentaires (0) | Permaliens
« Pas de "nouvelle criminologie" au CNAM »
Laboratoire des luttes : La création d'une chaire de Crimonologie au CNAM attribuée à Alain Bauer, consultant en sécurité, entres autres titres, suscite inquiétude et critiques dans le milieu de la recherche et au CNAM même. Mouvements reproduit ici une pétition qui est ouverte à la signature sur le site de Sauvons la recherche.
L'avenir des recherches publiques sur les questions de "sécurité intérieure" fait actuellement débat au sein du monde la recherche et de l'enseignement supérieur, de même que la question de la création d'une nouvelle discipline de "Criminologie". Afin d'alerter sur les risques que présentent les projets contenus notamment dans un récent rapport public (Déceler Etudier Former : une voie nouvelle pour la recherche stratégique) publié sous la direction d'Alain Bauer.
Pourquoi nous ne voulons pas de la « nouvelle criminologie » et des projets de contrôle de la recherche sur la « sécurité intérieure » dans lesquels elle s'inscrit Alain Bauer, propriétaire de la société privée de conseil en sécurité AB Associates mais se présentant comme « criminologue » s'est fait charger en 2007 d'une mission sur la formation et la recherche en matière stratégique, après avoir été nommé en 2003 président d'une instance liée au ministère de l'Intérieur, le conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance. Après la remise du rapport de mission le 20 mars 2008, il s'est fait confier une « mission de préfiguration » dans laquelle il a délégué le volet « développement de la criminologie à l'Université » à Pierre Tournier, directeur de recherches au CNRS, et Xavier Raufer, un journaliste qui a obtenu récemment un doctorat de géographie et se présente comme « directeur des études et de la recherche du département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines de l'Université Paris II ». Ces personnalités ont par ailleurs exprimé les conceptions (diverses) qu'elles se faisaient de la « nouvelle criminologie » qu'ils appellent de leurs vœux. Leurs projets partagent néanmoins plusieurs orientations fondamentales plus globales, visant la réorganisation de la recherche sur la « sécurité intérieure », qui nous semblent des plus dangereuses pour l'avenir de la recherche publique.
Publié par jlpujo à 19:09:24 dans ORDRE public et Républicain | Commentaires (0) | Permaliens
« Vous habitez Saint-Denis, donc vous êtes anarchiste, affirmait Rochefort dans L'Intransigeant du 16 mars 1892. Si vous n'étiez pas anarchiste, vous n'habiteriez pas Saint- Denis. Or, une bombe a fait explosion à la porte de l'hôtel de Sagan ; et comme les bombes ne peuvent être lancées que par des anarchistes... Je vous envoie au dépôt parce que vous êtes certainement anarchiste, puisque vous habitez Saint-Denis, et qu'étant anarchiste, il est évident que c'est vous qui avez lancé la bombe."
La boutade de Rochefort pourrait s'appliquer à la construction médiatico-policière de la prétendue "cellule" terroriste basée à Tarnac, en Lozère. La prise d'assaut de ce paisible village situé sur le plateau de Millevaches par les brigades antiterroristes avec hélicoptères, troupes d'élite et caméras de France Télévisions est la plus grande opération d'intoxication de l'opinion réalisée par un gouvernement depuis plusieurs décennies. Qualifiée alternativement d'anarchistes ou d'autonomes, voire d'anarcho-autonomes, une vingtaine de jeunes gens qui avaient entrepris de redonner vie à ce petit village, ouvrant une épicerie-restaurant, une bibliothèque et un ciné-club, avec le but innocent et peut-être naïf de vivre et de penser autrement, se sont retrouvés embrigadés, profilés, enfermés dans la fiction d'une dangereuse organisation terroriste invisible qui complotait contre la sécurité de l'Etat. Un récit policier. A leur tête, un chef, doctrinaire et omniprésent, que son père décrit comme incapable de planter un clou sans se blesser ou de transporter une brouette sans renverser son contenu, aurait manigancé toutes sortes d'actions périlleuses contre l'Etat démocratique.
Publié par jlpujo à 11:57:04 dans ORDRE public et Républicain | Commentaires (0) | Permaliens
Le 16 octobre, nous dirons tous « Non à EDVIGE »
À Paris comme dans toutes les régions de France, citoyens et élus diront « Non à EDVIGE » au cours de rassemblements organisés par le Collectif national et par un nombre croissant de Collectifs locaux.
Le Collectif a pu avoir connaissance de l'ensemble des documents transmis à
Cette nouvelle version est le résultat de la première vague d'une formidable mobilisation citoyenne. Cette mobilisation va se poursuivre et se manifester avec force le 16 octobre pour dire « Non à EDVIGE », parce que la version 2.0 n'est pas plus acceptable que la version 1.0.
Plusieurs aspects importants et tout aussi dangereux demeurent dans la version 2.0.
Deux finalités très différentes sont toujours amalgamées : enquêtes administratives et suspicion de risques pour la sécurité publique. Par ailleurs rien n'indique que le fichage départemental des « personnalités » sera dénué de tout danger puisqu'aucun texte n'est encore paru à ce sujet.
http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1798
Publié par jlpujo à 11:17:39 dans ORDRE public et Républicain | Commentaires (0) | Permaliens
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