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Pour un retour de la CULTURE GENERALE ! par Edgar MORIN | 16 mai 2009

"On devrait instaurer une année propédeutique de culture générale obligatoire" Edgar Morin

Opposé au cloisonnement des savoirs, le sociologue et philosophe Edgar Morin, qui a élaboré la théorie de la "pensée complexe", défend ici l'idée d'une culture qui relie nos connaissances éparses.

Qu'est-ce que la culture générale et à quoi sert-elle ? C'est ce qui, à partir des écrits, des arts, de la pensée, aide à s'orienter dans la vie et à affronter les problèmes de sa propre vie. La lecture de Montaigne, La Bruyère, Pascal, Diderot ou Rousseau nourrit notre esprit pour nous aider à résoudre nos problèmes de vie

Autrement dit, c'est vital. Non seulement on ne peut pas s'en passer mais il faut la régénérer parce qu'elle est elle-même victime du mal principal qui frappe les connaissances, c'est-à-dire la compartimentation et la fermeture. Si, comme on l'a toujours fait, on veut réfléchir sur l'être humain, la nature, la réalité et l'univers, on a besoin d'incorporer les acquis qui viennent des sciences. Je crois qu'il faut régénérer la culture générale parce que chacun a besoin, pour savoir ce qu'il est en tant qu'être humain, de se référer à sa situation dans le monde.

Comment la régénérer ? J'ai fait des propositions pour des réformes de l'enseignement radicales. L'enseignement fournit des connaissances séparées, cloisonnées et dispersées, qui deviennent affaire d'experts fonctionnant sur des problèmes particuliers, mais incapables de voir les problèmes fondamentaux et capitaux.

http://www.lemonde.fr/examens/article/2009/05/12/edgar-morin-on-devrait-instaurer-une-annee-propedeutique-de-culture-generale-obligatoire_1191879_3404.html

Publié par jlpujo à 18:17:04 dans Éducation | Commentaires (1) |

UNIVERSITÉS en crise : Quelle Université Française voulons-nous ? | 29 avril 2009

"L'autonomie veut dire la mise au pas des universitaires" Marcel Gauchet, historien et philosophe

Dans votre dernier livre, "Conditions de l'éducation", vous mettiez l'accent sur la crise de la connaissance. Le mouvement actuel dans l'enseignement supérieur n'en est-il pas une illustration ?

L'économie a, d'une certaine manière, dévoré la connaissance. Elle lui a imposé un modèle qui en fait une machine à produire des résultats dans l'indifférence à la compréhension et à l'intelligibilité des phénomènes. Or, même si c'est une de ses fonctions, la connaissance ne peut pas servir uniquement à créer de la richesse. Nous avons besoin d'elle pour nous aider à comprendre notre monde. Si l'université n'est plus du tout en position de proposer un savoir de cet ordre, elle aura échoué. Or, les savoirs de ce type ne se laissent ni commander par des comités de pilotage, ni évaluer par des méthodes quantitatives. 

N'est-ce pas pour cela que la question de l'évaluation des savoirs occupe une place centrale dans la crise ?

Alors que les questions posées par les modalités de l'évaluation sont très complexes, puisqu'elles sont inséparables d'une certaine idée de la connaissance, elles ont été réglées de manière expéditive par l'utilisation d'un modèle émanant des sciences dures. Ces grilles d'évaluation sont contestées jusque dans le milieu des sciences dures pour leur caractère très étroit et leurs effets pervers. Mais, hormis ce fait, ce choix soulève une question d'épistémologie fondamentale : toutes les disciplines de l'université entrent-elles dans ce modèle ? Il y a des raisons d'en douter.

Ce n'est pas un hasard si les sciences humaines ont été en pointe dans le mouvement. Il s'agit pour elles de se défendre contre des manières de les juger gravement inadéquates. L'exemple le plus saillant est la place privilégiée accordée aux articles dans des revues à comité de lecture qui dévalue totalement la publication de livres. Or pour les chercheurs des disciplines humanistes, l'objectif principal et le débouché naturel de leur travail est le livre. On est en pleine impasse épistémologique.

http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2009/04/23/977-l-autonomie-veut-dire-la-mise-au-pas-des-universitaires

Publié par jlpujo à 22:33:40 dans Éducation | Commentaires (0) |

« L'identité collective d'un corps enseignant » par Vincent Descombes | 05 mars 2009

 

Comment expliquer l'ampleur de la mobilisation des universitaires contre le projet de modification de leur statut ? Pour le philosophe Vincent Descombes, c'est l'identité collective du corps enseignant qui se trouve mise à mal par les réformes en cours, et la définition même de l'université comme forme sociale.

 

Cette intervention porte sur la question suivante : y a-t-il lieu de parler de l'identité collective propre à un corps enseignant ? Manquerait-on quelque chose de la réalité si on ne reconnaissait pas une telle identité ? Je soutiendrai que les auteurs du décret n'ont pas prévu les réactions qu'ils allaient provoquer, faute d'avoir tenu compte du fait que les professeurs tiennent à former ensemble ce qu'on appelle un corps enseignant.

Rappel des faits : l'université française et le classement de Shanghai

Je commencerai par une brève appréciation de notre conjoncture. Comme on sait, un conflit a éclaté entre d'un côté le gouvernement (cherchant à faire passer un décret tendant à modifier le statut des enseignants-chercheurs, aussi appelé « décret Pécresse ») et de l'autre côté l'immense majorité des personnes concernées par ce qui est annoncé comme une réforme de leurs statuts : les professeurs d'université et les chercheurs des grands organismes de recherche. Un trait de ce conflit qui a étonné tous les observateurs, et les acteurs eux-mêmes, c'est la solidité, pour l'instant durable, du front d'opposition formé par les universitaires. Solidité d'autant plus remarquable qu'on était plutôt habitué à voir l'universitaire français prêt à avaler toutes les couleuvres possibles. Cette fermeté est inattendue et signale que le gouvernement a maladroitement touché à quelque chose de profond. Je propose cette interprétation : le décret, dans sa lettre et dans son esprit, attaque frontalement ce qui fonde une identité collective du corps enseignant.

 

http://www.laviedesidees.fr/L-identite-collective-d-un-corps.html

Publié par jlpujo à 18:01:12 dans Éducation | Commentaires (0) |

Education pour tous : "Un peuple est grand quand il sait lire !" | 21 décembre 2008

 

« HOMME NOUS ALLONS NOUS INSTRUIRE »

 

Sur la grand' place du village,

Dès le jour passaient des enfants

Ils étaient tous du voisinage

Vers l'école ils marchaient en rang.

Lorsqu'un vieux assis sur un chêne,

Les arrêta et leur dit soudain :

« Enfants ! L'aube se lève à peine.

Où allez-vous si grand matin ? »

 

REFRAIN

 

« Homme ! Nous allons nous instruire.

Marche avec nous dit un enfant.

Un peuple est grand quand il sait lire

Quand il sait lire un peuple est grand. »

 

« A quoi bon quitter la chaumière ? »

fit le vieillard les questionnant,

« Depuis quand pour creuser la terre

A-t-on besoin d'être savant ?

Que vous enseigne la science,

fait-elle jaunir les épis ? »

« Elle fait renaître l'espérance ! »

répondirent les tout petits.

 

REFRAIN

 

Laissez passer la jeune France

Ecoutez ses flancs tressaillir !

Un nouveau peuple recommence

La République va grandir !

Elle est déjà vaillante et forte

Le fantôme est ressuscité

La vieille ignorance est morte

Au souffle de la LIBERTE !

 

REFRAIN

Publié par jlpujo à 10:41:59 dans Éducation | Commentaires (0) |

LE SCANDALE Xavier DARCOS ? | 18 décembre 2008

 

Très récemment, XAVIER DARCOS a dit qu'il n'avait pas de leçons à recevoir des professeurs ...

EST-CE SI SÛR ?

 

PERIGUEUX - Le tribunal de grande instance a mis en délibéré au 15 juin son jugement dans l'affaire des fuites du bac de français à Périgueux en juin 82.

L'enquête judiciaire a conclu à l'inculpation du professeur de français d'une classe de terminale, Xavier DARCOS, membre de la commission académique de choix des sujets.

 

M.DARCOS a-t-il été relaxé ?

 

[Merci à JUSTIN]

Publié par jlpujo à 23:08:54 dans Éducation | Commentaires (2) |

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