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strictly niceness on line

timeless classics and discoveries,rarities and insanities in funk, soul and beyond

Connie Price & The Keystones : Wildflowers (Now Again/Stones Throw) | 22 décembre 2004

Gabe Ruzumna avait donné congé à ses musiciens ce week end-là après 3 semaines de travail intensif. Entre les bar mitzvah, les répetitions, les communions des fils des Boss de Las Vegas, les sessions studio ,on avait pas eu le temps de beaucoup se relaxer.
À 14h30, Connie se lève cool, prend une douche chaude, déjeune, sieste et pratique son ternaire; vers 20h, rendez-vous est pris avec Dan Ubick chez Big John Battelforce, qui comme son nom ne l'indique pas, est doux comme un agneau en plus de vous servir la plus somptueuse assiette de North Hollywood. La discussion oscille entre basket ball, John Coltrane, les accords mineurs et désaccords majeurs du monde actuel, quand, 2h30 et 600 gr de boeuf saignant plus tard, Connie décide d'aller laver sa voiture, une sublime Camaro violet de 1976. Le car wash est occupé, Connie a le temps; la weed le met haut, le vent est doux, les baguettes rebondissent sur le practice. La Camaro glisse lymphatiquement sur Sunset Blvd, les pimps sortent, les filles travaillent. Au Tambourine Club, la jam commence vers 4h, Connie se gare, empoigne son sac dans le coffre et termine son joint en se dirigeant vers le Tambourine. Il est 3h35, la scène est encore occupée par les Keystones. Connie va au bar, commande un rhum brun en saluant Charles, le barman. Connie est chez lui au Tambourine, il boit une gorgée, monte sur la scène et s'assied derrière la Mapex Custom. Long John Silver et les guitaristes se retournent, lui sourient, les cuivres s'accordent et les basses s'aiguisent.
Le club possède un Studer 16 pistes.
... After Hours...

Publié par kwak à 01:47:24 dans RECORD REVIEWS | Commentaires (0) |

MOS DEF : THE NEW DANGER (Goodtree Media/ Geffen Records) | 20 décembre 2004

Retour inespére et réussi de Mighty Mos. Le lyriciste de Brooklyn revient en force plus de 5 ans après le séminal "Black on both sides". Cet album, pas forcément calibré "jeunes", confirme sa vision plus large de l'art de la rime. Hip hop donc, mais pas uniquement. Mos Def interpelle l'auditeur en le provoquant musicalement et lyricalement. Il nous rappelle que le son du ghetto ne se résume pas au rap de 50 cents et Chingy. Les éléments rock-blues-jazz-soul et la pléthore de musiciens (Bernie Worell, Dr Know des Bad Brains, la paire rythmique Calhoun-Wimbish de Living Colour,...) et de producteurs (Kayne West, Easy Mo Bee, Psycho Les des Beatnuts,...) nous le démontrent. C'est doux comme un spare ribs mariné au miel, épicé comme un bon guacamol, bref, ça sent la soulfood.
Mes petits cousins amateurs de r&b, fans de facilité, crunkaz et playaz à la recherche de satisfaction immédiate, passez votre chemin. Mos Def est un artiste exigeant qui affirme sa différence tout en restant fidèle à ses racines Native Tongue. Son flow est clair, son chant posé (écouter le sublime Modern Marvel et passer en revue les différentes phases est un régal, tout y est!), l'album se déroule tantôt abrasif, tantôt chaleureux, toujours musical comme une ballade dans New York City.
Il y a du jazz, pas mal de conscience et un brin d'égo dans ces mots-là : "I don't give a f$$k what kind of brand you are/I'm concerned what kind of man you are/what your principles and standards are" ("Sunshine" produit par Kayne West), "I don't play games so I don't play hate songs.../I'm like the second plane to meet the towers'face off" (Close edge). Ceux d'un MC talentueux.
C'est l'album d'un homme intègre, mature, attentif à lui-même, à son environnement. Excellent.

Publié par kwak à 18:59:34 dans RECORD REVIEWS | Commentaires (0) |

Fertile Ground : Black Is... (Blackoutstudios/ Counterpoint Records) | 20 décembre 2004

Terre fertile que ce nouvel opus de F.G, collectif musical, noir , farouchement indépendant de Baltimore. Les maisons de disques sont bouchées?... On crée notre label distribué localement. Les tourneurs ne nous font pas jouer?... On organise notre agence de booking, on jouera énormément . On vend nos produits à la fin des concerts. C'est simple comme bonjour, le système est bien rôdé, on a vendu à ce jour plus de 130,000 disques. Ce n'est pas Byzance? Au moins, cela permet-il de pratiquer sa culture et de cultiver sa spécificité. Depuis près de 8 ans.
Black Is... J'imagine Duke, Nina, Fela, James et Chuck D réunis dans un studio avec Martin Luther King à la console... Je ferme les yeux, ouvre les oreilles, Black Is... Sur ma platine. C'est sublime. Je suis vivant et noir en 2004. Black Is... Plus que du rap de foire, de l'argot, des cicatrices, des jeans baggy, Black Is... Surtout autre chose. Dans le contexte américain, ceal vaut malheureusement la peine d'être rappelé. Ici aussi.
Dès la "see-line-esque" intro, cest accueillant, cuivré, poétique, la voix de Navasha Daya (The Spirit)envoûte et se questionne :"if this life is heaven/all that we do is all we have" (sur "Live in the light"). Les ancrages musicaux sont forts, maîtrisés. C'est une version contemporaine de la musique classique noire américaine, soul, jazz, gospel. L'irrésistible "Another day" suit, qui va faire mal sur les dancefloors, un blues et "Spirit world", afrobeat à la question lancinante "I wanna know the role of my soul in the spirit world". Album croyant? Album mystique? Oui, ouvertement. Selon James Collins (The Mind), toute personne intègre recherche la (sa) Vérité par une quête spirituelle. By all means necessary... Black Is... So beautiful.
L'édition cd comprend 14 morceaux, l'édition vinyl, seulement 7. C'est beaucoup trop court. Je me rue sur le cd et tout le toutim.
Fertile Ground, on vous dit...

Publié par kwak à 18:27:21 dans RECORD REVIEWS | Commentaires (0) |

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