A Santiago les stades sont
fermés
A Buenos Aires les folles
ont quittés la place
A l'Est le rideau de fer
s'est levé
C'est la fin d'un empire
rêvé
L'étoile rouge ne
brille plus sur Moscou, celle de la liberté
pas encore sur Pékin
Nous avons perdu nos rêves
fous, dans une fusillade au
petit matin
Nos leaders sont devenus
profs ou pédégés, des caciques grisonnants
ventripotents
Ils ont le visage de
l'honorabilité, dans leurs costumes
classiques et seyants
Nous ne sommes que des
quadras fatigués, après avoir remisé
nos rêves et nos pavés
Au magasin des accéssoires
inutiles, rangé nos idées
jugées futiles
Que reste t-il de notre
révolution, La est toute la question
Nous ne savons plus braver
l'interdiction, voter motion et pétition
Il n'est plus interdit
d'interdire et ce n'est plus l'heure
de rêver
Il ne faut surtout plus
secouer notre société en délire
Que reste-t-il de Mai 68
Des jolis pavés des
idéaux généreux
Nos rêves se sont
évanouis
Et nous ne sommes pas plus
heureux
Publié par arcadiaz à 02:59:41 dans arcadiaz | Commentaires (0) | Permaliens
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