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Moi, je suis un moi

Stéphane Urth c'est moi et j'aime raconter des histoires en dessins mais aussi des vidéos, quand même. Soyons modernes. Le portrait ne ressemble pas bien.
Pour visionner les videos accompagnant les articles, ne pas hésiter à visiter http://iamerrolflynniam.blogspot.com/ (voir le blogroll), mon autre blog qui LUI permet l'insertion des videos.

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Nooon! Cthulhu sur Xbox | 23 avril 2007

Texte initialement publié sur xgital.com

(Noooon ! c'est le cri déchirant poussé par Jack Walters dans sa triste cellule de l'asile d'Arkham.)
Quand Jack Walters déchire l'espace d'une longue plainte, la caméra recule brusquement pour souligner le déplacement des ondes sonores. C'est souvent comme ça que font les metteurs en scène pour traduire l'abandon du héros, la tête tordue vers le cosmos. À qui s'adresse ce cri ?

Quelques années plutôt, le détective Walters pour les besoins d'une enquête avait investi un manoir battu par les flots et la pluie.
« Le temps presse, les policiers m'accompagnent vers la propriété où vivent reclus une bande de types singulièrement excités par la tempête. J'ai rendez-vous avec l'un d'entre eux et des coups de feu retentissent depuis l'inquiétante baraque. »

Pas le temps, donc, de s'attarder à voir la mer depuis la falaise où est perchée la vieille bâtisse. Jack! ‘Ne jouez pas au touriste, me somme le sergent, alors que j'auscultais le visage d'un policier.
Pourquoi ce soir et pas dans un café lumineux, ce curieux rendez-vous? Peut-être cela correspond-il à une date importante, une date symbolique, du calendrier des exaltés planqués dans la maison qui surplombe l'océan qui gronde. Je dois m'infiltrer chez eux, entre les tirs qu'ils échangent avec le commando policier. J'avance le dos cassé, contraint à la position accroupie, le nez tendu en avant. La porte s'ouvre sans peine et je glisse dans le manoir. Qui dois-je voir dans cette vieille baraque assiégée, qui dois-je rencontrer, le grand chef de la secte de Waco ?

Privé d'interface type HUD sur l'écran et sans arme, je suis incapable de me protéger contre toute intrusion hostile, rien ne peut filtrer entre moi et l'expérience visuelle totale.
Pour m'approprier cet espace et y justifier ma présence, je dénomme les objets. Je pointe une table, un livre, un tableau et valide avec A.La voix laconique et bizarrement chaude de Jack décrit les objets et irise d'un vernis encore caustique la désolation qui m'entoure. Je donnerai donc aux plus d'éléments possibles une dimension sonore, via la voix rassurante de Jack.

Quand un spectacle difficile pénètre son champ de vision, le regard de Jack se trouble et son rythme cardiaque accélère. Jack et sa raison vacillent. Des sous-sols de la maison sur la falaise aux rues sombres d'Innsmouth, le paysage se décrit selon une progression lugubre, en une série d'emplacements de crimes imminents ou aux traces encore très fraîches. J'essaie de résister à ces visions puissantes et de plus en plus rapprochées en faisant vibrer la voix de Jack mais, bientôt les battements de son cœur couvrent toute tentative de rationaliser l'abominable.

Dans l'inventaire, il est permis de tempérer l'afflux sanguin de Jack et de soigner ses blessures. On utilise des bandages, des attelles, de la morphine. Sur l'image corporelle du personnage, je pointe les parties et les membres meurtris qu'il faut panser, comme on dorlote une poupée trop fragile.
Jack le détective au corps quadrillé, est parfaitement assujetti, comme je me soumets aux précipitations scénaristiques. Le détective débarque à bord d'un vieux bus dans la ville recluse d'Innsmouth, bordé par l'océan très proche.

Innsmouth n'est pas Nantucket et ne bénéficie ni de son microclimat tempéré, ni de son folklore gentiment fade. D'ailleurs Jack se dit qu'arrivé là, il a peu de chance de terminer sa vie comme détective pour personnes âgées dans une agréable station balnéaire de la côte atlantique. Ici ce serait plutôt Springfield* sans enfants, avec des Omer transformés en têtes de poisson pourri par un poison primitif.

Le pouvoir rassurant de la voix de Jack ne fonctionne plus, parce qu'elle n'est plus seule. L'air est rempli d'un vent mauvais soufflant dans la ville. Au coin d'une rue, devant chaque porte, une figure aux yeux globuleux me fixe sans mot. Face à ces silhouettes trapues au visage gonflé, je sens la nausée monter et j'aimerais trouver une présence et des paroles amies. Mais quand je pose une question pour faire avancer mon enquête, la figure s'anime, les mains serrant un bâton de dressage se braquent sur moi, une voix rauque et lente remonte. Elle m'appelle outsider, tu es d'ailleurs, pour signifier que dès mon arrivée dans la ville, j'en suis définitivement exclu.

Le classicisme des situations anxiogènes (on aime pas bien les étrangers, étranger) mêlé aux phases d'exploration menées à tâtons (est-ce que cette caisse peut être une bonne cachette ? comment sortir du hangar ?) constitue la base de la première partie de ce jeu âpre, sombre et violent. Les habitants d'Innsmouth se constituent en hordes et me donnent la chasse, dans des décors riches d'évocation et alambiqués (ici, on ne trouvera pas de piano sans partition devant une porte fermée dans une chambre dépouillée, les solutions ne sont pas données). Les entrepôts construits sur plusieurs étages, les temples, les tunnels visités en pleine course ou à couvert, réservent leur lot de surprises macabres et dangereuses. L'enquêteur, comme un prince en proie au vertige, est souvent amenés sur des fausses pistes et meurt sèchement et régulièrement, comme les rares personnages sympathiques qu'il croise. Telle est la poisseuse réalité d'Innsmouth.

(A suivre...)

Publié par rign à 18:00:49 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Fable de tout un chacun | 21 avril 2007

Si ça continue il va te faire mal! On peut tout faire chez Peter Molyneux.

Publié par rign à 12:13:17 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Un petit Tennis de table? | 21 avril 2007

Le son : cliquetis secs et rebondis de la balle plastique, harangue des spectateurs, retenue et relâche des joueurs à l'issue d'échanges soutenus par des rythmes chauds et précieux. L'essence du ping-pong : sueur sur le polo, petits sauts sur place avant que serve l'adversaire, crispation du vaincu sont parfaitement ici retranscrits. Ralentis sur la balle touchant à peine la table, coups spéciaux sournois et fulgurance-éclair des échanges. Super réalisme des physiques des joueurs dans un final hitchcockien. Range ta raquette et prend la manette qu'on s'la mette.

Publié par rign à 12:12:39 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Alors Lorne? PS3 ou quoi? | 14 mars 2007

Lorne Lanning très déçu de l'accueil commercial réservé à son jeu "Oddworld: la Fureur de l'Etranger" ("Oddworld: Stranger's Wrath", 2005) prend le large et quitte l'industrie en accusant Microsoft et Electronic Arts de frilosité éditoriale. Son jeu dans une ambiance western était vraiment excellent, visuellement (la poussière au fond des canyons, les détails jusqu'au épines sur les cactus, la profondeur de champs), scénaristiquement, superbe ambiance sonore et dans son gamelay alternant phase de tir- action- exploration-plateforme ainsi que vue subjective et vue à la 3° personne en un clic. (lire mon article paru dans xgital)
Alors que deviennent Lorne et son équipe de développeurs Oddworld Inhabitants?
ll m'a semblé apercevoir quelque part une boule de créatures de tous poils projetée via un wagon sur les pentes d'une montagne russe complètement oddworldesque.

J'ai lâché Playstation depuis un moment déjà (Ico, les premiers Silent Hill...et rien à foutre de God of War, Metal gear, Okami!) mais je tiens à féliciter le département marketing de Sony, puisque ce matin j'ai trouvé la motiv' de m'intéresser à la PS3. C'est pas à cause de MotorStorm le jeu de rally-cross vitrine technologique de Sony, mais ça remue aussi la poussière, jusque dans mes rêves.
Je suis dans un magasin de jeux video et toute l'équipe est affairée, blasé ou exaltée, aux préparatifs de sortie pour la nouvelle console de Sony. Et je tombe sur la jaquette d'un jeu dont je n'avais aucune intution, arborant le logo Oddworld Inhabitants et cette farandole de frimousses projetée sur les rails d'un manège dévasté sur un paysage aux reliefs forcément inquiétants comme pour sceller leur destin funestement.
Je fais part à un vendeur de mon étonnement quant à l'arrivée inopinée de ce jeu sur PS3 et requière quelques précisions voire un avis sur l'objet inatendu.
C'est vraiment un jeu Oddworld?, je questionne en bavant à l'idée de retrouver cet espace rendu à la nature, ces personnages étouffés par la crasse et la peur, dignes des westerns crépusculaires les plus glauques. Je me vois arpenter les sous-bois, suivre des pistes derrière des grillages, effacer mes traces dans des étangs...
Mais les rêves sont toujours trop réels et le vendeur me répond jeux de foot et FPS qui mettront tout le monde sur le cul et tout le monde aimera ça c'est à dire que le consensus sera total et justifié sur la nouvelle console de Sony et moi je suis bredouille. Tous les vendeurs de jv ne sont pas aussi obtus... N'empêche que si une suite de ce chef d'oeuvre "Stranger's Wrath" déboule sur PS3 ça risque de fort me titiller.

Publié par rign à 12:13:49 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Wii versus ps3? Rewiitalisation!! | 08 février 2007

Ca c'est quand même dingue: j'avais fait ce dessin pour le zine xigital (xgital.com) sur un thème général et vaguement polémique, à savoir le gameplay et les friandises à la nintendo très pointues sous un couvert soi-disant enfantin contre le sérieux et le mature des univers dits réalistes Kojima-playstation, et paf Snake le héros de Kojima se re trouvera dans la version Wii de SuperSmashBros.Mellee (super smash brawl http://www.youtube.com/watch?v=ne4BPflaPBA). Ce n'est pas un scoop l'annonce du jeu et de ce featuring, on le sait depuis des mois, mais j'avais pas ressorti ce dessin depuis longtemps.

Publié par rign à 11:08:34 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

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