Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

rign in blood

champagne magazine

Moi, je suis un moi

Stéphane Urth c'est moi et j'aime raconter des histoires en dessins mais aussi des vidéos, quand même. Soyons modernes. Le portrait ne ressemble pas bien.
Pour visionner les videos accompagnant les articles, ne pas hésiter à visiter http://iamerrolflynniam.blogspot.com/ (voir le blogroll), mon autre blog qui LUI permet l'insertion des videos.

Albums

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Killer 7 vs. No more Heroes | 21 février 2008

Killer 7 est sorti sur Gamecube puis Playstation 2 en 2005. un jeu résolument atypique , surtout sur console Nintendo diront les langues tordues, de part son caractère graphiquement violent, décalé, nihiliste, parodique,voire anti-jeu. Les personnages se dirigent comme sur des rails, en appuyant sur le bouton A, et souvent la course se fragmente pour choisir des embranchements. C'est en fait un jeu de tir, dans lequel un clan de tueurs aux différents visages et aptitudes doivent remplir des contrats et éliminer une menace terroriste internationale, les Heaven Smiles. Ces derniers sont a priori invisibles, mais décelables par leur rire retentissant. En présence de ces rires, on passe rapidement en vision subjective pour scanner l'espace, révélant ainsi les Heaven Smiles, pour les dégommer et récupérer leur sang. Le sang, sa couleur, son épanchement, ses hémorragies volcaniques , ses reflets sur les murs ou les vitres sont au coeur du concept graphique et narratif du jeu (voir ma chronique du jeu publiée dans xgital).

Dans No more Heroes, développé par le même studio et même concepteur Suda 51 devenu culte avec Killer 7, on incarne un branleur otaku qui après avoir gagné un sabre laser sur un site d'enchère, décide de tuer des tueurs pour devenir le meilleur des meilleurs. Profitant du gameplay à reconnaissance de mouvements de la wii, on va pouvoir tailler les gringos au laser et gagner le jackpot . Le jeu est déjà sorti au Japon puis aux Etats-Unis, et on attendait patiemment miam! sa sortie pour le 29 février prochain en Europe. Mais le jeu en version par chez nous est repoussé au 7 mars. Pourquoi?

Est-ce pour rajouter du sang?? En effet la grande histoire polémique de No More Heroes est que ce jeu fut censuré, dans ses versions japonaise puis européenne. Le sang qui devait faire partie intégrante de l'aspect grotesque du jeu fut remplacé par des gerbes noires pétroleuses, pour des raisons de conformité aux marchés. Le sang vend très bien aux USA, finalement moins au Japon et visiblement l'Europe (surtout l'Allemagne qui a interdit plusieurs jeux) devient précautionneuse. Le noir nihiliste remplaçant le rouge quasi religieux (cf Killer 7) dans ce jeu reste cohérent et d'un bel effet tout à fait à mon goût.

Pour calmer les censeurs de la censure, Suda 51 avait clamé que la version de base était la japonaise et que sans les effets de gerbes sanglantes, l'animation est plus fluide. On verra donc prochainement si le jeu en vaut la peine, d'après reviews et joueurs plus que Oui bien sûr. Alors prochain mega gros coup de coeur ou je revends ma wii?

rooo

PS: pour des raisons de mise en rayon massive, la sortie de NMH est repoussée au 14 mars. Fioou la polémique a du bon.  

Publié par rign à 11:26:59 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Les eledees parmi nous (2) | 22 juillet 2007

(suite du texte précedent)

Dans la cinématique d'ouverture du jeu, la rencontre entre eledees et humain est montrée sous forme d'illustrations en plans fixes, à l'intérieur desquels les éléments narratifs se déplacent en s'ouvrant ou se resserrant sur des travellings différentiels. On saisit alors que chacun des éléments et acteurs présents dans cette histoire et dans l'espace du jeu se situe toujours en rapport à un autre. Cette pratique de l'intersubjectivité (même en rapport avec les objets) est en fait tout à fait constitutive du jeu.
Kai, le jeune garçon que l'on incarne en vue subjective s'ennuie à la maison et veut regarder la télévision. Etrangement il n'y a plus d'électricité nulle part, et Kai, armé d'un pistolet capteur d'eledees qui transforme leur énergie en électricité, se met à leur recherche dans tous les recoins de sa maison. Ce pistolet spécial se charge aussi d'énergie et plus sa puissance augmente, plus il permet (c'est son très grand pouvoir) de déplacer d'objets, de plus en plus lourds, pour dénicher les eledees qui aiment se cacher n'importe où.
Les objets (tiroirs, frigidaire, jouets, casserole...) sont déplacés selon plusieurs vitesses, qui dépendent de la nature de l'objet (son poids), de son emplacement (s'il est facilement déplaçable ou non) par rapport à d'autres objets, et à la puissance accumulée par le pistolet. Toutes ces données influencent les possibilités de modification du décor. Dans certaines séquences, la gravité est modifiée, si bien que les objets évoluent en plus selon leur propre trajectoire.
On ne saura pas vraiment ce qu'il advient des eledees transformés en électricité, mais on continuera d'expérimenter le grand jeu de l'intersubjectivité, en jouant des formes, en évitant les attaques d'eledees noirs. 

(source images: www.aussie-nintendo.com)

Publié par rign à 09:45:39 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Les eledees parmi nous | 20 juillet 2007

Les eledees sont de petites bêtes de la taille d'un rongeur type cochon d'inde qui vivrait sur ses pattes de derrière. Ils habitent nos maisons , et même si les humains ne sont pas visibles dans le jeu, ormis pour en situer le contexte familier, la cohabitation se passe plutôt bien. Plus autistes qu'un teletubbie ou même qu'une colonie de pikmin, les eledees détiennent la puissante éléctricité que l'on cherchera à extraire de leur organisme coloré, via un pistolet capteur d'énergie. Effectivement ces petites bêtes fournissent l'intégralité de nos ressources énergétiques.

Que deviennent les eledees lors de la captation et de la transformation en énergie électrique? Au cours d'une partie, les eledees capturés s'accumulent directement sous forme de puissance électrique. La cinématique d'ouverture au jeu pourrait livrer un indice: au quotidien les eledees joyeusement s'ébattent dans le vaste terrain de jeu que constitue une maison middle class et le plus joyeux le plus acrobate d'entre eux, au comble de sa joie dans un saut ultime s'élance de sa tour de gloire pour s'écraser platement. Il est aussitôt remplacé par un autre eledee et la danse continue. Tout de suite après, l'eledee écrasé se détache du sol et retrouve sa forme de cochin d'inde smarties. Donc on ne saura rien de ce qui reste ou pas d'un eledee lors de la transformation énergétique. (à suivre)

Publié par rign à 12:45:33 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Dans la grande ville des héros | 24 avril 2007

Ce jeu multijoueur réunit des superhéros pour des superbagarres dans la ville, tout ça au bout du clavier de votre pc, après avoir déterminé couleur de combinaison et supergadjets de votre avatar. Ce jeu m'avait séduit, notamment pour son ton second degré et sa communauté engagée: pour célébrer l'anniversaire de la disparition de Christopher Reeves, des centaines de joueurs grimés en Superman s'étaitent donné rendez-vous dans City of Heroes, chacun et ensemble livrant via son avatar une interprétation de Superman.

Dessin paru dans Zoo (Mars 2006), illustrant un entretien avec un joueur de City of Heroes.

Publié par rign à 11:43:54 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

Nooon! Cthulhu sur Xbox! (part. 2) | 23 avril 2007

Tombé parmi les rats sous les fondements d'un hangar, j'entends les pas des miliciens au travers des lattes de bois résonner quelques centimètres plus haut. Ils me piétinent ou presque, leurs voix retentissent et me dominent. S'ils me découvrent, ils me tirent à bout portant. Sans arme, je suis condamné au silence, à l'accroupissement, à la petitesse. On n'a pas idée de rester en ces lieux ou d'y revenir apprécier, sidéré, telle beauté sordide. Il faudrait toujours avancer et ne plus se souvenir de l'hôtel aux portes trop longues à refermer.

Cependant alors que ces événements, ces baraquements et ruelles tordus nous happent, un autre danger guette : celui de la paralysie. Ville bâtie sur le thème de la surface contaminée par un secret profond, s'en échapper devient l'unique issue alors qu'on se sait tenu à l'enfoncement, écrasé entre les hordes de miliciens et ce qui rampe au-dessous. À moins, dans la panique une idée ignoble affleure, de céder à l'appel des ennemis, d'espérer trouver un moyen de rejoindre leur inhumaine communauté. Ok je me rends, ne touchez pas au corps de Rebecca, à la limite je m'en chargerai. Je le viderai selon le rituel. L'idée d'un couple formé par Jack et Rebecca m'avait effleuré, souvenir édénique maintenant anéanti, on devra faire seul, ou rapidement avec ceux qu'on ne rencontre que fugacement et qui disparaissent dans un éclair.

Une fois armé, je suis en mesure de répondre à l'ennemi. Cachés derrière des filets de pêche, ils ne me voient pas et ne me sentent pas. J'ai bientôt le sentiment que cette ville peut m'appartenir et que j'y ramènerai la loi., Parce qu'il a les yeux rougis (signe d'une sorte de communion), Leon, dans Resident Evil 4, est épargné pour un moment. Ici la Loi du sang est étrangère à toute politique humaine. Leur ambition est de s'en affranchir complètement et de rejoindre un royaume sous-marin. Ils sont d'une autre espèce, une aberration naturelle et leurs cadavres disparaissent sans laisser de trace, comme avalés par l'océan.
Traversé de multiples visions, passées et futures, le détective se trouve au centre de plusieurs lignes temporelles sans qu'aucune ne renseigne plus que l'autre. Toutes aussi allusives et choquantes, elles sombrent vers l'irrésolution la plus totale.
L'attente crispante se fait au détour d'un couloir, au fond d'une caverne, au fondement bas et lignes tentaculaires, baissé et suffocant. Est-ce du plaisir que l'on ressent quand on se débarrasse d'un milicien d'un coup de fusil dans le dos ? L'assassinat n'affecte pas la santé morale de Jack, tant l'hostilité rencontrée ne laisse aucune chance en retour. L'extermination des habitants d'Innsmouth est nécessaire à la survie du détective et bientôt pour celle du gouvernement appuyé par l'armée. Si Jack n'est plus tout à fait seul à livrer bataille, il continue de mourir sans rien y comprendre.
On le retrouvera soumi aux drogues, le corps non plus quadrillé pour être soigné, mais infiltré sous les ordres de Hoover**. Les quelques feuillets qu'il aura ramassés, les quelques signes entrevus lui rappelleront seulement l'ampleur du gouffre qui s'étend et son écrasement irrémédiable. Le jeu nous aura aussi permis de connaître la prononciation exacte, alors qu'on ne les connaissait autrement que par supposition dans la lecture***, de sentences inouïes telles que « Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn » . Les morts répétées de Jack interdisent sa disparition et le ramènent au premier plan de l'horreur. Elles font écho aux fins tragiques et récurrentes des personnages inventés par Lovecraft, et se revendiquent jusqu'à l'excès du traitement réaliste de l'horreur dans ses récits.


* Dans un épisode des Simpsons, la tête de la statue commémorative du passé pionnier de la ville de Springfield était décapitée comme l'est celle du soldat de l'Indépendance sur la place de l'hôtel d'Innsmouth.
** John Edgar Hoover, directeur du BOI (Bureau Of Investigation) puis du FBI de 1924 à 1972.
*** « L'appel de Cthulhu », H.P. Lovecraft, 1926.

Publié par rign à 18:02:09 dans Oui tout à fait aux jeux video | Commentaires (0) |

1| 2| 3| 4| >>

Tous les derniers titres