40 ans
Bipède anthropomorphe doté d'un lobe frontal plus développé
que chez les autres grands singes, ainsi que de pouces opposables.
Pas toujours en phase avec lui-même.
Grenoblois d'adoption et haut-savoyard de naissance et de coeur.
Doctorant en relations internationales.
Lecteur, joueur de rôles et de wargames.
Apprentis theâtreux.
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Parfois la vie se complique subitement. Une erreur de lecture sur un agenda pas à jour et vous voilà condamné, en l’absence de don d’ubiquité, à choisir entre deux lieux, entre deux actes, pour un seul instant.
La logique étant impuissante à trancher le dilemme dans le délai très bref qui m’était imparti, il devint nécessaire d’en appeler au hasard.
Je savais avoir sur moi une pièce jaune idéale pour jouer à pile ou face avec mon destin du moment, mais cela peut-être compliqué, ça aussi, surtout en hiver.
Surtout faire les choses dans l’ordre.
Primo : sortir mon mouchoir doucement, des fois que l’instrument des dieux y ait trouvé refuge.
Non, d’abord enlever mes gants, encore que des doigts transis ne valent guère mieux, pour la prestidigitation, qu’une double épaisseur de laine insensibilisante.
Les gants donc, puis le mouchoir (pas de pièce à ce stade), et enfin la p… Tiens, non, la girafe en peluche de ma filleule adorée. Curieux qu’elle se trouve là. Bref, l’énigme de sa présence attendrait. Hop, dans l’autre poche. Revenons à la pièce. Encore raté, ce sont mes clefs qui constituent l’ultime trésor de ce côté-ci de mon blouson.
Je mis la main dans l’autre poche. Bon, la girafe : retourne de l’autre côté. Rien d’autre. La poche intérieure ? L’heure du dernier bus avant retard irrattrapable approche.
Vite il fait froid ! Le mouchoir ! Atchaaa ! Il était temps.
Tiens, mon livre !...
Cling.
Flûte la pièce se fait la malle. Où donc ? Mes lunettes, illico ! Aussitôt sorties de l’étui, aussitôt embuées…
Ca m’énerve prodigieusement…
J’ai toujours sur moi des gelules calmantes.
Dans quelle poche ?
Alors, la girafe…
Publié par Apache à 17:10:41 dans Vue d'en Haut | Commentaires (0) | Permaliens
" Pour nous, la liberté d'expression de la presse écrite et radiotélévisée suppose la liberté de créer des pseudo événements. A cette création participent, dans un esprit compétitif, politiciens, spécialistes de presse et moyens d'information. Ils rivalisent d'ingéniosité pour présenter des récits et des images du monde qui soient attrayants et « éducatifs ». Ils sont libres de spéculer sur les faits, d'en amener de nouveau à l'existence, et d'exiger que l'on réponde à leurs propres questions factices. Notre « marché libre des idées » est un lieu où les gens sont mis en face de pseudo événements rivaux et autoriser à les départager. C'est ce que nous voulons réellement dire lorsque nous parlons d'« informer » le public. (...)
Les pseudo événements qui remplissent notre conscience ne sont ni vrais ni faux dans l'acception traditionnelle que nous connaissons. Car les mêmes progrès qui les ont rendus possibles ont simultanément rendu les images - si déformées, si inventées, si factices soient-elles - plus brillantes, plus attirantes, plus impressionnantes et plus persuasives que la réalité.
Nous ne pouvons pas dire qu'on cherche à nous tromper. Il n'est pas entièrement inexact de dire qu'on nous « informe ». Ce royaume de l'ambiguïté est l'œuvre de ceux qui croient nous instruire, de nos meilleurs spécialistes à qui nous apportons notre collaboration active.
(...)
La production industrielle efficace de pseudo événements - sous des présentations très diverses, en noir et blanc, en technicolor, en paroles et sous mille autres formes - est assurées par tous les rouages de notre société. Elle représente le travail quotidien d'hommes de bonne volonté. Il faut alimenter les moyens d'information ! Il faut mettre le public au courant ! La plupart des campagnes visant à obtenir « davantage d'information » sont mal orientées ; tant que nous appelons information la connaissance de pseudo événements, « davantage d'information » ne servira qu'à multiplier les symptômes sans guérir le mal.
Ainsi le citoyen (...) vit dans un monde où le fantastique est plus réel que la réalité, où l'image a plus de dignité que son original. (...) Nous nous sommes faits les complices passionnés des grandes mystifications de notre temps, que nous élaborons à notre usage personnel."
Daniel Boorstin L'image, 1971, ed 10/18.
Publié par Apache à 11:21:24 dans Citations | Commentaires (0) | Permaliens
Si vous prêtez un peu attention à la presse ces temps-ci, vous aurez certainement remarqué la levée de boucliers qui accueille la sortie de « la vallée des loups : Irak », film turc qui propose une version héroïque de la résistance aux opérations occidentales en Irak, et qui fleure apparemment bon l'antisémitisme et l'anti-occidentalisme de base.Publié par Apache à 11:49:54 dans Politique | Commentaires (3) | Permaliens
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