40 ans
Bipède anthropomorphe doté d'un lobe frontal plus développé
que chez les autres grands singes, ainsi que de pouces opposables.
Pas toujours en phase avec lui-même.
Grenoblois d'adoption et haut-savoyard de naissance et de coeur.
Doctorant en relations internationales.
Lecteur, joueur de rôles et de wargames.
Apprentis theâtreux.
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Naître prématurément. Enfant précoce. Un an d'avance. En avance sur son temps.
Un temps d'avance.
Courir, sprinter.
Gagner du temps.
Jet, Bolide.
Flashs.
Carrière fulgurante.
Fastfood. Techno, trombo, fastbeat.
Speeddating.
Haut débit, voies rapides, chronoposts
Flux tendus,
RDV, TGV, THC
Speed à la coke.
Réflexes, anticipation, réactivité.
Go! Vite! Quick! Schnell! Prestissimo!
Mourir.
Déjà ?
Oui, au suivant...
Publié par Apache à 14:34:45 dans Vue d'en Haut | Commentaires (2) | Permaliens
Stendhal disait : « qui s'excuse
s'accuse ». Mais il est des cas où, étant coupables, il est grand de
demander pardon, et de pardonner.
Bravo donc à Jacques Chirac et Lionel Jospin
d'avoir fait leurs excuses, au nom du peuple français, aux algériens.
Bravo à Jean-Paul II d'avoir présenté les excuses
de la chrétienté occidentale à ceux qu'elle a fait souffrir parce qu'il ne
croient pas comme nous. Et non, ce n'est pas si ridicule que ça ni dérisoire de
le faire avec quelques siècles de retard, puisque les rancunes survivent,
elles, aux siècles.
Mais ce qui serait bien, c'est que nous
n'attendions pas que nos gouvernants choisissent le moment et les destinataires
de nos pardons. Ce qui serait bien c'est que nous fassions, nous, en tant que
citoyen, notre devoir de mémoire.
Alors allons-y.
Complétez la liste s'il manque quelqu'un.
Pardon donc...
Aux esclaves africains transportés outre Atlantique
par nos navires au départ de Nantes, Bordeaux et Saint Nazaire.
Aux peuples victimes de notre colonialisme passé et
présent, et notamment à tous ceux abattus comme des chiens par nos chers
troufions pour avoir eu le culot de demander leur liberté, dans le cadre de
notre mission « civilisatrice » et loin de la presse et de
l'indignation publique. A tous ceux aussi que derrière la vitrine glorieuse de
l'empire colonial nous avons humiliés et traités, au mieux, comme des
sous-citoyens.
Aux Natchez de Louisiane, qui ne sont plus là pour
recevoir nos excuses.
Aux Acadiens abandonnés à leur sort et à la
déportation.
Aux juifs et protestants persécutés à maintes
reprises le long de notre histoire.
Aux cathares et aux vaudois, éradiqués au nom de la
filiation entre
et l'Eglise de Rome et d'une manière générale aux victimes des croisades
auxquelles nous avons participé.
A tous ceux qui ont servi
l'aumône d'une ridicule pension d'ancien combattant.
A tous les fusillés pour l'exemple, les condamnés à
mort innocents, les déportés de Cayenne, les communards, les guillotinés de 92
et d'après.
Aux Chouans et Vendéens.
Et à tous ceux au martyr desquels nous n'avons pas
participé, mais pour qui nous n'avons rien fait quand c'était en notre pouvoir.
Souvenons-nous d'eux.
souillure, et pas seulement le vin, la liberté et la sécurité sociale. Que nos
souvenirs nous rendent meilleurs et plus solidaires.
Publié par Apache à 14:24:58 dans Politique | Commentaires (3) | Permaliens
Serge Dassault pète les plombs. Allez lire son interview sur RTL, c'est un peu comme aller au zoo. Merci à Gribouille pour ce lien.
Publié par Apache à 09:28:03 dans Politique | Commentaires (2) | Permaliens
Bon faut que j'y aille. Pas que j'ai envie
remarquez : il n'y a pas plus là où je vais que là d'où je viens. Qu'elle
est lourde cette mallette ! Qu'est-ce que j'ai à faire, au bureau ?
J'en sais rien, mais je verrai bien une fois là-bas. Marrant comme les gens
semblent immobiles ! C'est moi qui dois aller vite, en fait !
Pénible cette lumière ! Pffff, je suis crevé.
Je vais encore traîner à rien faire au bureau jusqu'à 7 heures, j'irais bien me
coucher, non en fait, j'ai pas sommeil. Je suis vide c'est tout.
Bizarre comme les gens se ressemblent tous ici,
aussi anodins que des meubles. Ils ont besoin de vacances, ça se sent, ils
n'ont plus d'énergie. Tiens non, pas tous, elle sait où elle va, elle, et elle
y va vite. Et hop !
« Pardon ! Excusez-moi »
Et re-Hop.
« Pardon !Décidément ! »
Mmmmffff, c'est étrange...
Elle est douce cette lumière.
Je suis où, au fait ?
Publié par Apache à 15:28:30 dans Vue d'en Haut | Commentaires (13) | Permaliens
Le bras gauche tendu vers le bas, les muscles
rendus presque douloureux par la charge qu'il transporte, l'autre bras ballant,
attendant quoi faire, il marche. Pas de cette démarche allègre qui mène quelque
part, mais d'un pas qui indique le devoir de passer à l'étape suivante. Son
rythme rapide semble dicter aux secondes un rythme un peu plus rapide que la
normale : tic toc tic toc. En mode de pilotage automatique, rendu possible
par sa connaissance parfaite des lieux, il ne perçoit rien, ne dit rien, du
vide en déplacement.
Aux frontières de la conscience une étincelle, qui
devient un signe, puis un symptôme. Devant lui, l'obstacle se dresse sous la
forme d'un être aussi mobile que lui. Son œil évalue la distance, mesure
consciencieusement l'écart qui les sépare, estime la distance aux murs qui
l'entourent de gauche et de droite, entame un mouvement de contournement et...
Elle aussi. Une ultime correction avant la
collision le fait partir de l'autre et... Elle aussi. Freinage d'urgence,
mobilisation immédiate de la conscience pour réévaluer la situation, et les
secondes arrêtées qui attendent de repartir. Mais le moteur cale, noyé par un
regard, et le futur écrit, certain et gris s'éloigne en faisant de grands
signes : adieu et bon vent.
Publié par Apache à 15:26:48 dans Vue d'en Haut | Commentaires (0) | Permaliens
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